23- Nord de l’Argentine & Brésil

Coup de Cœur ❤

Incontestablement les chûtes d’Iguazu qui entrent directement dans notre TOP 3. Vraiment très impressionnant…

 

 

Coup de Gueule 😡

Pour une fois, on ne grogne pas… mais promis, la prochaine fois on trouvera bien un truc qui nous agace !!

 

 

C’est bien :mrgreen:

Les Brésiliens sont adorables, toujours près à vous aider, avec le sourire en prime. Les gens sont joviaux et vraiment gentils, le contraste est réel par rapport aux précédents pays visités.

 

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Le Portugais !!! Je (olivier) pensais qu’en balbutiant quelques mots d’Espagnol, je m’en sortirais un minimum en Portugais… Grosse erreur… l’accent est terrible ! on ne comprend strictement rien ! Ils auraient parlé chinois, ça aurait été pareil… dur, dur… 16Sonia, ayant des origines portugaise, était navré d’en être au même niveau que moi…
va falloir que j’en cause au responsable 😳

 

 

 

Santé o_O

Après la séance de massage type ostéopathie Japonnais par Pierre-Yves (de SOLAR INTI, voir post Compensation Carbone), plus aucun bobo au dos pour Olivier:-) trop bien. Pour le reste, RAS, voyager doit être bon à la santé ?… on va donc continuer 😉

 

 

 

 

 

 

Réflexion du jour 💡 Dangereux de voyager ?

Ce post nous amène au terme de notre périple en camping-car en Amérique du sud. Nous ne sommes quasiment pas allé au camping durant ces 4 mois et avons donc bivouaqué une centaine de fois, parfois en ville, dans de petits villages, en pleine nature, en pleine montagne… sans avoir eu le moindre souci, pas 1 fois ! Je ne suis pas certain que l’on fasse aussi bien en France et force est donc de constater que tous ces pays ne sont pas plus dangereux que le notre, peut être même moins.

Ce qui est amusant, c’est que quand on demande par exemple en Argentine si c’est sûr coté Brésilien, on nous mets en garde accusant le voisin de tous les maux ! Une fois passé la frontière, on demande aux Brésiliens et on obtient à peu près la même réponse !! celle-là même qu’on a entendu en France avant de partir et que l’on entend à tord de partout.17

Conclusion : ils faut arrêter de croire ces bruits de couloir que l’on veut nous imposer pour nous faire penser que l’on est mieux chez nous qu’autre part, que nos dirigeants font somme toute du bon boulot. C’est juste de la manipulation. La pauvreté n’engendre pas l’insécurité, cela est clair et nous ne sommes pas plus en sécurité en France qu’autre part, sauf quelques exceptions extrêmes bien entendu : Pakistan, Pays en Guerre ou ceux ciblés par les trop nombreux groupes de cinglés sous couvert de la religion…

 

 

Jour après Jour

[14 Avril 2015] La Frontière de VILAZON

Bon à savoir, aucun bureau de change coté argentin! Allez savoir pourquoi ?… Pensez donc à changer tous vos Bolivianos avant de passer en Argentine.

En quelques kilomètres, après la frontière, le décor change complètement, tout devient beaucoup plus aride, la pampa fait son retour ; les frontières ne sont sans doute pas là où elles sont par hasard…

Le nord de l’argentine est beaucoup plus pauvre que le sud, cela saute aux yeux aux premiers tours de roues, les villages ressemblent à ceux coté Bolivien, faits de petites cases en terre, sans aucun confort et sans quasi aucun service.

 

 

 

[15 Avril 2015] La Quebrada de Huamahuaca

Nous entrons dans cette vallée connue pour ces montagnes aux 7 couleurs ; de prime abord cela paraît prétentieux et bien vendu, mais force est de constater, quand on voit cela de ses propres yeux, que le dégradé de couleur est vraiment impressionnant !

Visite rapide de la ville de Huamahuaca, assez touristique mais sans réel intérêt, puis bivouac au pied de l’église de UQUIA qui attire le chaland avec pourtant bien peu de beauté…(avis Olivier)

 

[16 Avril 2015] Les Thermes de Reyes

Nous poursuivons la route jusqu’à ces thermes repérés sur la carte (on aime bien ce genre de petit bivouac 🙂 ). Nous perdons rapidement ~1500m d’altitude et passons en quelques km d’un décor semi-désertique à une forêt verte et luxuriante ! Incroyable !

Ces thermes s’avèrent un bivouac idéal, perdue en pleine forêt, calme assuré, avec une piscine chaude très agréable pour un prix raisonnable.

 

[17 & 18 Avril 2015] Cafayate

La route pour parvenir à Cafayate, la Quebrada de Cafayate est vraiment très belle, ponctuée de plusieurs curiosités naturelles tel que de beaux canyons ou un rocher en forme de Crapaud, sans compter les montagnes multi-colors rivalisants avec la Quebrada de Huamahuaca.

Cafayate est un lieu renommé pour les vins d’altitudes Argentin, la ville est agréable et les visites de caves sont un passage obligé. Nous optons pour un petit producteur de vin Bio, comptant en milliers de bouteilles alors que certains producteurs locaux parlent en millions.

 

 

Sonia étant porté sur la chose 😮 elle opte pour la dégustation, qui malheureusement se fait au pas de course avec un vin finalement de qualité moyenne…

 

 

 

 

[19 au 25 Avril 2015] SALTA

Nous optons pour le chemin le plus court mais le plus tortueux pour rejoindre SALTA, petite route de montage qui serpente dans cette forêt exubérante. Ambiance tropicale sous une pluie fine avec quelques vaches par-ci par-là couchées le long du chemin et de belles vues sur des lacs de montagne ; bien que plus court, l’itinéraire est plus chronophage mais la balade est bien belle.

Le départ pour le Paso de JAMA, col à plus de 4000m qui permet de rejoindre le Chili se trouve sur cette route ; nous y croisons quelques courageux cyclistes qui tentent l’aventure, dont un jeune couple de Suisse, chapeau bas !

Nous arrivons à SALTA et rejoignons donc notre point de chute : l’association SOLAR INTI → voir nos précédents posts :

 

Le hasard faisant bien les choses, nous retrouvons nos amis Suisse « Los Pinguinos » et passerons donc de nouveau quelques jours très agréables en leur compagnie, les enfants qui s’entendent à merveille sont ravis

 

 

 

Le Musée MAAM

SALTA est une ville agréable, nous y avons visité le Museo de Arqueologia de Alta Montaña (le MAAM). Celui-ci a été mis en place après qu’une expédition d’archéologues ait découvert un cimetière Inca au sommet du Volcan Llullaillaco à plus de 6700 mètres d’altitude.

Ce site archéologique est le plus haut du monde et un des plus fascinants. On y a trouvé une plateforme cérémonielle de 10 mètres sur 6 où étaient creusées dans la roche trois tombes à 1,5 – 2 mètres de profondeur. À l’intérieur de chacune se trouvait un enfant recroquevillé dans un état de conservation parfait, plongé dans un rêve de plus de 500 ans.

Cette adolescente de 15 ans (la Doncella), cette petite fille de 6 ans (la Niña del Rayo) et ce garçon de 7 ans (El Niño) ont tous trois été choisis par l’élite Inca de l’époque pour participer à ce rituel considéré par tous comme un très grand honneur.

Les sacrifices d’enfants, qui sont plus rares que d’autres dans la culture Inca, revêtaient une symbolique particulière dans le sens où la victime se voyait élever au rang de divinité (et non offerte en cadeau aux Dieux). À leur mort, les enfants rejoignaient leurs ancêtres et les Dieux pour veiller sur l’Empire.

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En résumé, l’hypothèse principale des historiens fait le récit de grandes cérémonies se déroulant à Cuzco au Pérou pour célébrer ces enfants choisis parmi les plus beaux des héritiers des plus grandes familles.

Une fois la fête terminée, les enfants entamaient un long voyage dans les Andes en compagnie de l’Inca, d’une délégation de nobles et des prêtres du soleil. Arrivés au sommet destiné à être leurs tombeaux, ils étaient revêtus d’une tunique d’apparat, l’unku, trop grande pour eux pour leur permette de continuer à grandir pendant l’éternité puis saoulés à la chicha pour les plonger dans un sommeil sans fin.

Une fois les enfants endormis par l’alcool et le froid, on les disposait au fond de leur tombeau, décidant de leur position et disposant aux alentours de nombreuses figurines de bronze (poupées et lamas), et tout un trousseau comportant de très jolies pièces de tissus et d’orfèvrerie.

C’est ainsi que les archéologues les ont retrouvés 500 ans plus tard, naturellement momifiés par congélation.

En effet, le froid (il fait perpétuellement entre – 20 ° et – 30 ° au sommet du volcan), le manque d’oxygène (la pression atmosphérique chute de plus de 50 % là haut) et la sécheresse de l’air ont permis de conserver intacts les enfants. Ce phénomène était sûrement voulu par les Incas, une manière de rendre ces enfants réellement éternels, à jamais au sommet de ces montagnes sacrées reliant le terrestre au divin.

En arrivant dans l’avant-dernière pièce, nous nous retrouvons face à trois grandes photos. Difficile de croire ce que l’on voit… Sur fond noir, se détachent les corps intacts de trois enfants dans des positions naturelles, les visages affaissés où l’on peut encore voir les cils, les mains recroquevillées où les ongles sont encore là, la peau foncée par le temps, mais semblant respirer…

Dans la dernière salle, nous tombons face à La Niña del Rayo, l’état de conservation est vraiment bluffant, son visage est encore plein d’expressions… séance émotion, particulièrement pour les enfants qui furent bien impressionnés… Seule 1 momie est exposée à la fois, ils en changent tous les 6 mois. Les momies sont conservées dans les mêmes conditions qu’au sommet du Llullaillaco, sous cloche en verre pour garantir leur parfaite conservation.

Beau musée et belles émotions, les enfants en parlerons pendant plusieurs jours…

 

[28 Avril 2015] La Ferme au Colibri

A Puerto Iguazu, nos amis suisses Los Puiguinos, nous ont conseillé d’aller voir la Ferme aux Colibris. Il s’agit d’un particulier qui a simplement mis de nombreux mangeoires à Colibri dans son jardin ; c’est derniers s’y sont habitués, se sont passés le mot et c’est donc un défilé incessant et incroyable de Colibri de toutes sortes, pas gênés du tout par notre présence parfois à quelques décimètre des mangeoires. Le spectacle est vraiment sympa et seuls les nombreux moustiques présents ont eu raison de notre contemplation.

 

 

 

[29 & 30 Avril 2015] Les chutes d’Iguazu

A la frontière avec le Brésil se trouvent les plus grandes chutes d’eau du monde, composées de plus de 275 cascades pour un débit moyen de 1500 m3/s, sachant que ce dernier est déjà monté à 46000m3/s, soit 46 millions de litre par seconde !!!

Inutile de vous dire que la visite vaut le détour 🙂

La visite peut et doit se faire des 2 cotés de la frontière. Coté Argentin, on s’approche vraiment des cascades, par le haut comme par le bas et on ressent donc bien cette force extraordinaire qui s’écoule devant nous. On reste scotché plusieurs heures sans problème devant ce spectacle époustouflant de mère nature… De plus, pour ne rien gâcher, les balades sont sympathiques et ponctuées de rencontres fréquentes avec :

  • des Coatis tellement habitués aux touristes qu’ils n’hésites pas à venir essayer de vous voler la nourriture que vous avez en main (attention aux morsures, parfois ça fini mal 😦 )
  • des petits singes qui jouent sans discontinuer leurs show d’acrobaties en tout genre
  • de nombreux oiseaux aux couleurs vives qui émerveillent nos pupilles

Prévoir une grosses journée pour profiter de l’ensemble, nous sommes arrivés en fin de matinée et avons manqué un peu de temps…

Bye bye Argentina, notre 3ième sortie du pays sera la dernière ; Ola Brésil, nous voilà !!

Coté Brésilien, on a plus une vue d’ensemble et on se rend mieux compte de l’étendue de ce cirque de cascades. Les ballades sont plus limités, les sentiers en pleine forêt sont payants et obligatoirement encadrées, soit disant pour une question de sécurité, cause Jaguar…

22Par contre, la ballade en zodiak pour venir humer le souffle des cascades est bien moins chère et sans limite d’age ! Du coup nous craquons histoire de se rafraîchir sous les embruns : Cool les Enfants hein ?!

 

Cette deuxième journée conclue donc cette belle visite qui restera pour sur comme un des moments fort du voyage.

 

 

[01 Mai 2015] Le Parc aux Oiseaux

Après un bivouac sur la parking des Bus sous la surveillance des gardiens du parc des chûtes (super calme en prime), nous enchaînons avec la visite du Parc aux Oiseaux qui se trouvent à quelques encablures.

Habitués au très beau parc aux oiseaux de la Dombe, qui se trouvait pas très loin de chez nous, nous avions peur d’être un peu déçu. Nos craintes ont vite été dissipées par ce parc bien pensé, beaux et diversifié, avec des volières de grande taille laissant à nos amis Oiseaux de beaux espaces pour se dégourdir les ailes. Nous pouvons donc voir de tout près de nombreux Toucans, Perroquets, Aras, Faisans et pleins d’autres… mais aussi Crocodiles, Serpents et Varans. Comme le temps passe vite…

 

[02 Mai 2015] Le Barrage d’ITAIPU

Avant de quitter cette région frontalière, nous passons visiter le Barrage d’ ITAIPU, 2ième plus grand barrage au monde. Quelques chiffres pour les techniciens :

  • 20 turbines pour une puissance totale de 14 000 MW
  • 1 Rotor pèse 1 760 Tonnes pour un diamètre de 16m
  • 1 ensemble Collecteur (10m!)+ Chambre spiral + tube de sortie d’eau, pèse ~1 700 T !
  • Record de production sur 1 an : près de 95 Millions de Mwh
  • L’équivalent en centrale thermique, consommerait 536 000 Barils de pétrole / jour

La visite « interne » étant interdite au moins de 14 ans, nous optons pour la simple visite externe qui est d’un intérêt limité…

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Bon, c’est pas tout, mais faut penser à rouler ! Cap plein Est pour rejoindre la côte Atlantique.

 

 

[06 Mai 2015] L’Ilha Do Mel

Ça fait un moment que nous avons quitté la côte Pacifique et retrouvons donc avec plaisir l’eau chaude et les vagues de la côte Atlantique. Pour ne rien gâcher, nous prenons un petit bateau pour aller passer une très belle journée sur l’île ILHA DO MEL qui commence à avoir un petit goût de paradis. Il y fait chaud, mais en cette saison d’hivers, c’est juste parfait pour nous (~28°c). Il y a beaucoup de monde mais hors saison, c’est juste tranquille. Nous y ferons donc une belle balade et de belles baignades dans les vagues près des surfeurs.

Y passer un week-end ou quelques jours de repos ne doit pas être désagréable… avis aux gens de passage.

 

[08 au 15 Mai 2015] Campinas

Il est temps de rejoindre la banlieue de SAO PAULO (qui se prononce SAN PAOLO, sinon, ils ne comprennent pas:-( ) à 300km de là. Nous pensions y arriver rapidement, mais mettrons finalement 6h pour le trajet, avec quelques beaux bouchons sur les autoroutes géantes autour de SAO PAULO qui s’entrecroisent et s’entremêle à en faire perdre le latin de notre GPS et le calme des 2 adultes…

Un grand merci à notre Amis Didier pour son accueil et surtout pour la prise en main de notre camper, en espérant qu’il puisse trouver un acheteur qui nous fait toujours défaut à ce jour…

Nous passerons quelques jours tranquilles, sans chercher à trop bouger ou visiter, profitant du confort oublié de sa grande maison. Hope to see you in Botswana my Friend !

Ces quelques jours mettent donc un terme à cette balade en camping car ; nous allons devoir « ré-apprendre » à voyager sans notre maison sur le dos, nous pourrons ainsi comparer les différents modes de voyage, bien qu’ayant déjà un pressentiment sur notre préférence… w’ll see…

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Nous ne regrettons pas l’itinéraire choisit et garderons un bon souvenir de cette partie du voyage. Seul les 4 mois ont été un peu courts pour pouvoir bien profiter, il nous aurait fallu 5 ou 6 semaines de plus pour pouvoir plus facilement s’arrêter quelques jours supplémentaires dans les endroits coup de cœur.

Tchao Amérique du Sud, Amérique Centrale nous voilà 🙂

19- Bolivie mon Amour

Coup de Cœur ❤

Le Salar d’Uyuni qui mérite vraiment le détour. Nous l’avions pourtant déjà vu il y a 12 ans, mais avons encore été bluffé par ce désert de sel blanc…

Coup de Gueule 😡

L’absence ahurissante de poubelle dans le pays et donc des paysages dégradés par les immondices omniprésents… Il nous est arrivé de garder 3 jours nos déchets dans le camion, incapable de trouver la moindre poubelle ! Nous pensions avoir vu le pire, mais la Bolivie surpasse ses voisins…

Le prix du diesel qui est juste 3 fois moins cher pour les nationaux que pour les plaques d’immatriculation étrangères ! (3.72 contre 8.8 bolivianos / litre) ; sans possibilité de négociation puisque les stations services sont toutes sous surveillance vidéo et l’achat en jerrycan par les locaux est limité à 20 litres pour éviter le trafique… Heureusement, on parvient quand même à gruger et à payer un prix raisonnable en achetant aux chauffeurs de bus ou camion (puis en siphonnant leurs réservoirs, les plus gros camions ont jusqu’à 1200 litres de capacité, nos 50 litres passent donc presque inaperçus), ou en achetant chez les revendeurs de jerrycans plus ou moins officiels, en pleine pampa (parfois, la pompe la plus proche est à plus de 150km!), qui ne semblent pas au courant de cette règle…

Le comportement des chauffeurs de 4×4 qui emmènent les1 touristes dans le salar et ses environs, qui se refusent à donner la moindre information et qui sont franchement désagréables…

 

 

C’est bien :mrgreen:

La Bolivie en générale, nous avons beaucoup aimé ! Malgré la pauvreté, les déchets, les chiens… le pays est magnifique, les traditions sont conservées, les tenues traditionnelles sont encore très présentes… Le dépaysement est total et haut en couleur. Les marchés sont fabuleux, y flâner est un pur plaisir, la nourriture de rue est bonne et originale, manger dans la rue coûte moins chère que de cuisiner dans le camping-car ! Pour 1€ on mange sans problème, pour 2 on se baffre et pour 3€, c’est un festin !!!

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C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Les chiens errant largement plus nombreux que dans les pays voisins qui en sont pourtant déjà infestés… Résultat, des crottes de partout, les rares poubelles éventrées, du bruit de partout toutes les nuits, une sécurité improbable, surtout pour les cyclistes qui sont à priori nombreux à passer pas les urgences… Incompréhensible que les autorités ne réagissent pas…

L’absence de panneau donnant les noms de rue ne simplifie pas la navigation du touriste en ville… heureusement que l’on trouve les noms sur certaines plaques avec les numéros !

 

Santé o_O

Tout va bien, malgré le mal de dos qui va, qui vient pour Olivier et une petite tourista pour Sonia et les enfants juste avant la sortie du pays : voir explication ci-après !

 

Réflexion du jour 💡

Internet : Drogue des temps modernes…

Internet a changé beaucoup de chose et les voyageurs n’y échappent pas. Voyager aujourd’hui avec du Wifi presque partout, les GPS, les cartes et outils de navigation sur nos smartphones, tablettes et autres, est presque14 une simple formalité. La technologie est incroyablement efficace mais atténue largement le goût d’aventure… De plus, le voyageur moderne passe presque autant de temps à chercher le wifi que le Kiwi… Si le wifi n’est pas rare, il est dans certaines contrées capricieux, lent et est donc très chronophage. Les psy ont de belles années devant eux, après « Les Alcooliques Anonymes », il va sans doute rapidement apparaître « Les Con-nectés Anonymes »… Nous sommes de la générations Internet et nous sommes chaque jour émerveillés par la puissance de ce nouvelle outil, mais devrions plus souvent et plus longtemps oublier ce monde virtuel pour profiter plus intensément de l’instant présent et de notre environnement direct… Hein ma chérie ?…N’en déplaise aux mamies… (mais je suis sur qu’un Papy sera d’accord!).

 

Jour après Jour

[29 Mars 2015] Douane Chili > Bolivie

Pour 1 fois, nous ne sommes pas trop en retard et nous présentons à la douane d’ Ollagüe vers 14h. Malheureusement, la douane est fermée, elle ne ré-ouvrira, peut être, que vers 18h, les douaniers étant très occupés par un barbecue et quelques bières ??!!! Nous apprendrons plus tard que c’est jour d’élection d’où ce fâcheux contre-temps… Ouverture à 18h30 bien pesé, nous voilà donc en Bolivie à la nuit. De plus, contrairement à ce qu’on nous avait dit, pas d’essence en vue, la prochaine pompe est à 150km, on y arrivera pas… Première négociation avec un camionneur pour siphonner 20 litres et nous permettre d’arriver à destination (sans le savoir, nous avons donc fait notre première bonne opération, puisque nous n’étions pas encore vraiment au fait de ce problème de prix d’essence et les camionneurs n’étant pas au courant de cette règle, vendent à 5 avec grand plaisir).

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[30 & 31 Mars 2015] L’approche du Salar par le sud

Après une nuit à ALOTA, petit village sur la route, pas super rassuré (on a pas encore de repère, on arrive de nuit, le pays est bien plus pauvre…), nous faisons escale à SAN CRITOBAL et découvrons avec plaisir les superbes tenues des Femmes, le marché (nous donnons quelques Doudous à des petits contraints de rester la journée dans les étales…) et l’ambiance générale dépaysante, émerveillant les enfants, qui comprennent définitivement qu’ils sont vraiment très loin de chez eux !

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Histoire de ne pas faire comme la majorité et malgré le manque d’information sur le trajet, nous décidons de tenter l’entrée dans le Salar pas le Sud, plutôt que de rallier directement Uyuni pour entrer et ressortir par cet accès principal.

Nous pensions être dans le Salar en 4h, il nous en faudra plus de 28…

Choisir le bon itinéraire et/ou celui praticable avec notre camping-car sur les cartes n’est pas vraiment possible et les gens à cette distance du Salar, ne savent pas plus que nous par ou il faut passer… Résultat des courses, après déjà plusieurs heures de route et quelques demi-tours et tentatives avortées, nous traversons un belle plaine de désert fort meuble suite aux récentes pluies, en serrant les fesses et en priant Elise (la déesse de l’enlisement ?…) pour que l’on ne se retrouve pas à la tombée de la nuit, ensevelis au milieu de nul part et à plus de 4000m d’altitude… Par chance, ou plutôt grâce au super pilote qui conduisait 🙂 , nous arrivons devant un campement de mineur. Nous demandons donc la route et comprenons vite vu la tête du gardien et des mineurs hilares par notre présence incongrue que ce n’est pas gagné… Retour sur la route de départ, par un passage moins périlleux, conseillé par le gardien inquiet de notre présence.

Il fait nuit, la nuit porte conseil, nous verrons donc demain où le vent nous poussera.

Après une nuit venteuse et fraîche, nous reprenons donc la route pour une entrée plus lointaine repérée sur la carte. Mais la piste envisagée s’avère de nouveau hasardeuse et la sagesse de notre grand âge nous pousse donc encore à faire demi-tour.

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Soudain, quelques 4×4 promenant des touristes nous passent devant, on les suit, ils vont pour sûr nous montrer le bon chemin ! Sauf que sur ce type de piste, un 4×4 va forcément bien plus vite que notre petit camping-car… Nous nous retrouvons donc rapidement seuls mais trouvons finalement la piste qui doit nous conduire au nirvana, grâce à un monsieur sympa de SAN PEDRO DE QUEMEZ, petit village tout perdu au sud du Salar, qui nous conduit jusqu’au départ de la piste (il fallait traverser le terrain de foot, on y avait pas pensé!).

Nous voilà donc repartis sereins et confiants, pour au moins 4 min, car la piste s’avère difficile, très difficile… notre moyenne arrive péniblement à 10 km/h et de nombreux passages nous font faire de l’huile pour la friture du soir !

Ce qui devait arriver arriva, mauvais choix du pilote sur une patte d’oie qui permettait d’éviter des sables mouvants, tentative d’accélération pour passer, mais notre pépère camping-car plonge jusqu’à l’essieu dans ce merveilleux paysage…

Tout va bien, le premier village ou il n’y a rien est juste à 20km… Après avoir déblayé de façon trop « light » sans doute, sans pelle bien sûr, touriste oblige… (à plus de 4000, même acclimaté, on s’essouffle vite…), première tentative vaine qui ne fait qu’enfoncer encore un peu plus notre maison et notre moral avec…

« Bon les enfants, on est des warriors, on va quand même pas se laisser démoraliser aussi facilement ! »

Au grand maux les grands remèdes : nous décidons de vider le camion afin de l’alléger au maximum et de creuser le temps qu’il faudra pour préparer une piste de billard afin de permettre à notre gros pépère de se sortir de là. Mac Gyver trouve même des pseudo plaques de désensablage (l’échelle en alu qui permet de monter sur le toit et celle du lit). La tache est laborieuse et un peu longue, surtout sous un soleil de plomb…. Après 1h30 d’effort, nous sommes fin prêt mais pourtant pas super confiant…

Sonia, toujours à l’affût, repère de la poussière au loin et suspecte l’arrivée d’un véhicule dans l’autre sens ! Gagné, un 4×4 s’approche. Nous l’arrêtons car il ne semblait pas forcément avoir prévu de le faire…. le chauffeur nous demande si l’on a besoin d’aide ?!

« Non, non, on s’amuse juste avec les enfants à faire un château de sable dans ce bel environnement hospitalier !!! espèce de c..illon !! »

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Le guide et le chauffeur, qui transportent un couple de touristes à l’arrière, se retournent et demandent : « On les aident ou pas ? Il y a des enfants avec eux… ». Sans attendre la réponse, je m’apprête à sortir mon lance-rockets pour leur rappeler les bonnes pratiques de savoir vivre en milieu inhospitalier… Heureusement, le couple d’Allemands répond par l’affirmative.

N’ayant ni eux, ni nous (touriste oblige toujours!) de corde ou sangle pour essayer de nous tirer, mais ayant franchement bien préparé le terrain, nous tentons donc la sortie en poussant, avec succès en 2 fois tout de même. Ouf…. Le chauffeur nous donne quand même quelques préconisations pour la suite de notre périple et chacun repart donc de son côté. Merci les gars, on a quand même bien apprécié le coup de main et promis les enfants, le pilote va être bien plus prudent pour la suite…

 

[31 Mars 2015] AGUA QUIZA

Nous reprenons donc la route et parvenons à AGUAQUIZA, petit village de quelques maisons en terre franchement isolé. L’heure du déjeuné ayant sonné depuis longtemps, nous faisons donc une halte bien méritée pour honorer la poignée de pâtes du voyageur.

Les enfants du village, curieux par cette apparition inhabituelle, défilent devant le camping-car ; en échangeant quelques mots, on comprend que l’école va bientôt recommencer et décidons donc d’aller faire une petite visite.

L’institutrice, seule pour une quinzaine d’enfants de 6 à 12 ans nous accueil chaleureusement.

Les enfants semblent être plus ou moins libres d’aller et venir durant la classe, une petite fille vient même avec son petit chat et un chien se promène au milieu des bureaux…

L’institutrice ne parlant pas 1 mot d’anglais, en profite pour demander à Olivier d’en apprendre quelques uns aux enfants. Me voilà donc au tableau noir traduisant des Hello, Good Morning / Afternoon / Night, Please, Thank you… Les enfants répètent en cœur et la maîtresse semble ravie…

Il n’y a bien entendu pas d’internet dans le village et le premier téléphone est à 6km… Il n’y a pas non plus de distribution de courrier et donc pas d’adresse… Difficile dans ces conditions de se former.

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Nous finissons cette belle rencontre par une distribution de Doudous qui enchante les enfants et réchauffe nos cœurs (désolé, on a complètement zappé la photo sur ce coup là…),

 

Nous visitons également un hôtel de sel, construit en 2 ans par un couple du village un peu plus entrepreneur que les autres. L’hôtel est superbe, aménagé et décoré avec beaucoup de goût, en utilisant uniquement les matériaux locaux (bloc de cristaux de sel et bois de cactus principalement) et avec des moyens et des outils plus de très limités : ces gens là ont de l’or dans les mains.

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Malheureusement, l’isolement, la difficulté d’accès et l’absence de communication (il faut réserver au moins 1 semaine à l’avance puisqu’ils relèvent leurs messages téléphoniques et électroniques qu’une fois par semaine) font que l’investissement est peu rentable et bien souvent vide… Vraiment dommage…

Une fois de plus nous reprenons cette route chaotique, pour on l’espère les derniers kilomètres. Après encore quelques passages inquiétants, des nombreuses cultures de Quinoa, des millions de Cactus géants, notre récompense blanche, lisse, éblouissante, magique se présente devant nous…

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[31 Mars & 01 Avril 2015] Le fameux SALAR d’Uyuni

Nous passons donc d’une moyenne de 10 km/h à se faire secouer comme des ORANGINAS, à un 100 km/h comme sur un billard ! Trop bon ! Trop beau ! Nous avions déjà fait le Salar il y a 13 ans, mais l’effet reste le même : bluffant ! Éblouissant ! Incroyable ! Superbe ! Seuls nos propres yeux peuvent traduire la magie du lieux… Avis à nos lecteurs qui passeront un jour en Amérique du sud…

Visite au soleil couchant de l’Isla INHUACASI… Juste superbe…

Le bivouac dans ce désert blanc, ou la couche de sel atteint par endroit 6m d’épaisseur, n’est que du bonheur, bercés au milieu d’un océan d’étoiles et de silence…

Biz à la belle Maybilline & Javier que nous avons pris en stop le lendemain pour sortir de ce paradis blanc et avec qui nous avons partagé une poignée de riz en guise de déjeuner.

 

[02 Avril 2015] Les Thermes de Calerias

Uyuni n’étant pas très sexy, nous filons donc rapidement, après avoir fait dé-saler (laver) notre maison sur roues, en direction de Potosi. Quelques poignées de km après Uyuni, un petit panneau « Thermes » nous agresse et nous contraint à prendre de nouveau une piste en direction des montagnes… Nous arrivons rapidement à destination.

La Bolivie étant plus pauvre que ses voisins, des lavoirs en béton ont été aménagés et les familles viennent ici pour la lessive et la douche hebdomadaire. La sortie semble se faire en famille, et c’est en piétinant plusieurs heures le linge qui trempe qu’ils le lavent. Après le linge, c’est le tour des ces dames qui n’hésitent pas à se mettre en simple culotte topless pour se laver au grand air, étonnant pour un pays très croyant et pratiquant.

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Nous profitons donc de ce bel endroit avec bonheur, de l’eau chaude pour la lessive, de la source d’eau potable froide pour faire les pleins, des toilettes, et bien entendu de la piscine ! Trop chaude en journée, le bain la nuit tombée, avec les locaux venant se laver et les étoiles au-dessus de la tête, est juste un pur bonheur ! (bivouac au top, avis aux voyageurs!)

 

[03 au 06 Avril 2015] Potosi

Nous voilà donc à Potosi, connue pour ses mines d’argent, de cuivre, de plomb, d’amiante… s’étalant à flanc de montagne entre 3600 & 4400m d’altitude. En 12 ans, la petite ville a pris de l’embonpoint et grouille de vie et de couleurs. Cherchant un bivouac sûr pour la nuit, nous tombons sur René, médecin plus très loin de la retraite qui a passé plusieurs années en France pour se spécialiser. Il nous propose de stationner au pied de chez lui et nous invite chaleureusement pour une petite collation qui se transforme rapidement en invitation à dîner.

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Cette petite soirée chez l’habitant est fort sympathique et nous permet de faire le plein d’infos, d’anecdotes, de conseils… que nous n’aurions jamais eu autrement. Nous sympathisons et finirons par dîner tous les soirs chez lui, en ayant le plaisir de goûter aux spécialités locales, comme ce gâteau de Quinoa salé/sucré très original et vraiment bon.

 

 

Les Mines

Nous avons hésité à y emmener les enfants, ayant un souvenir franchement rude de notre visite 12 ans au paravent… Nous optons finalement pour une visite privée (une guide rien que pour nous, qui de plus parlait un français presque parfait) le dimanche, jour de repos pour la majorité des mineurs, afin d’avoir moins de trafic (wagonnés de 1 à 2T poussés par les mineurs, qui vous obligent à vous plaquer aux parois quand ils arrivent), moins de poussière (beaucoup de poussière d’amiante, responsable de l’espérance de vie des mineurs qui se situe encore aujourd’hui entre 40 & 45 ans!!!) , moins de bruit et surtout pas d’enfants (à partir de 12 ans) au travail…

La visite fût en effet bien plus soft, peut être même un peu trop du fait du tournoi annuel de foot des mineurs le même jour, qui est obligatoire sous peine d’amende (?!), d’où une activité très très réduite dans la mine : nous avons croisé 4 mineurs en tout et pour tout.

Les conditions de travail n’ont quasi pas évolué depuis 1 siècle, les seules améliorations depuis notre visite précédente : l’apparition de quelques treuils électriques et marteaux piqueurs pneumatiques pour les équipes les plus fortunées et le port ponctuel de masque de protection lors des opérations les plus génératrices de poussières… Les wagonnés restent poussées manuellement, un grand nombre de mineurs reste équipés de pioches et l’utilisation de poudre à canon et de dynamite (le tout en vente libre à Potosi!!) est toujours libre et anarchique… Cela reste vraiment bluffant et aide encore à relativiser nos propres difficultés !

Nous avons également visité une des nombreuses raffineries, qui permet de séparer et purifier les différents minerais présent dans la roche extraite. Les installations semblent anti-diluviennes et l’utilisation de produits chimiques en grande quantité tel que le mercure, des acides concentrés… depuis des décennies nous laisse cauchemardeurs quand à l’état de pollution des sols dans la région… Cela dit, les choses se sont quand même améliorées depuis l’occupation Espagnol ou les esclaves étaient forcés de piétiner, pieds nus, les roches concassées dans ces produits et mourraient dans d’atroces souffrances très rapidement…

 

La Religion

~99% de la population Bolivienne est Chrétienne et croyante, une énorme majorité est pratiquante. Nous étions à Potosi pour la semaine sainte, Potosi compte 11 églises ; nous avons donc eu l’occasion de croiser de nombreuses processions un peu irréelles pour nos âmes d’athées : tenues dignes d’un déguisement pour Halloween ou Carnaval, portraits Saints XXL autour du cou, portage de Vierges ou autres statues qui semblent peser des tonnes… Voilà qui n’a pas motivé les enfants à croire au Père-Noël

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L’Hacienda musée CAYARA

C’est Dimanche, repos, chouette ! 😮 René nous emmène en promenade visiter une vieille Hacienda : http://www.hotelmuseocayara.com qui appartenait à une riche famille Espagnole du temps de l’occupation, avant d’être rachetée par le Grand-père du propriétaire actuelle début 1900. Ce petit-fils, historien et passionné par l’histoire locale a restauré avec beaucoup de goût ce grand domaine et les nombreuses pièces s’y trouvant.

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Nous apprenons donc que Potosi, du temps des Espagnols, était une ville plus importante que Paris, que les riches Espagnols de l’époque, grâce à l’Argent des mines, étaient plus riches qu’une bonne partie de la famille royale. L’hacienda abrite entre autre :

  • une bibliothèque d’une valeur inestimable, avec de nombreux ouvrages datant du 16ième siècle,
  • de nombreuses pièces d’armes (fusils, sabres, armures…),
  • une collection de pièce dont les seuls tickets d’opéra métallique au monde (entrée à vie pour celui qui détenait le modèle en Or, à l’année pour celui en Argent et pour une soirée en cuivre).
  • La première hydro-génératrice du pays, datant de début 1900, alimentée par une chute d’eau de 200m qui fonctionne encore à ce jour et alimente le domaine en électricité,
  • un des premiers vidéo-projecteurs PATHE de début 1900 également,

Il est possible de séjourner sur place, nous conseillons, avis aux amateurs !

 

La Laguna Ojo del Inca

Histoire de défouler un peu le coyote et de détendre le dos de son vieux papa, René nous emmène pour une baignade dans une superbe lagune au nord de Potosi remplissant un petit cratère, alimentée et chauffée par une source chaude en son centre. Eaux à 37°c, panorama magnifique… Dur dur…

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By-by Potosi et Merci René pour ta gentillesse et ton hospitalité, peut être à bientôt en France pour ta retraite !

 

 

 

[07 au 09 Avril 2015] Sucre

Sucre (se prononce Soucré) est une belle ville bien différente de Potosi : calme, propre, claire, spacieuse… Le marché est superbe, les étales de fruits sont éblouissantes, la nourriture de rue est délicieuse, le parc pour les enfants est magnifique… Nous y flânerons avec plaisir quelques jours, le temps de faire réparer les freins de notre Casa Rodante (joint maître-cylindre HS).

 

[10 Avril 2015] CHAQUI BAÑOS

Les thermes ne sont pas très courantes dans cette partie du pays, celles de CHAQUI sont donc connues dans toute la région, elles abritent une bonne cinquantaine de lavoirs et 4 piscines chaudes, attirant les foules le week-end. Nous en profitons 1 fois de plus pour faire notre lessive (les enfants ont été mis à contribution et ont maintenant bien compris la valeur ajouté de la machine à laver!), pour tremper au chaud et se faire une petite cuisson vapeur dans le hammam fort sympathique, dans lequel des plantes bienfaisantes et bonne-odorantes macèrent et où toutes les générations se retrouvent, de 5 à 95 ans !

Belle surprise en fin de journée puisque nous retrouvons par hasard René venu faire sa natation hebdomadaire.

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[11 & 12 Avril 2015] Visite de l’école de Tomatas

Au hasard d’un bivouac sur la route en direction de la frontière avec le nord de l’argentine, dans le petit et pas très riche village de Tomatas, nous décidons une fois de plus d’aller visiter l’école. C’est la fête annuelle des enfants et la journée s’annonce sous le signe de la détente. Les instituteurs sont ravis de notre visite et nous accueil les bras ouverts.

Rapide présentation, en abordant que la partie Amérique du sud de notre périple pour limiter l’incompréhension de la faisabilité d’un tel périple pour une assemblée qui doit vivre avec quelques $ par jour…

Un concours de dessin était prévu sur le thème du potager, Lily et Eliot prennent donc place sur un bureau pour participer, armés de la panoplie de crayon réglementaire.

L’ambiance est studieuse mais joyeuse, les enfants de 5 à 12 ans, sont un peu timides mais très souriants.

En milieu de matinée, une petite brioche accompagnée d’un chocolat chaud est offert aux enfants, financés par le fond mondiale pour la nutrition, sachant que beaucoup d’entre-eux ne doivent pas forcément manger beaucoup et/ou équilibré à la maison. Nous sommes bien entendu invité à partager cet en-cas et malgré mes mises en garde, Sonia et les enfants boivent le chocolat qui semble largement coupé à l’eau… à suivre…

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La matinée se termine doucement et se conclue par une distribution de Doudous qui enchante les grands comme les petits, leurs yeux et leur joie traduisent sans aucun doute la valeur de ce cadeau pour eux ! En remerciement, l’instituteur demande s’il y a des candidats pour venir nous réciter un petit speach (prière, récitations… on n’a pas vraiment compris) de façon un peu formelle… nous sommes un peu gênés mais écoutons donc impressionnés les quelques courageux orateurs qui défilent devant nous.

Fin de cette belle rencontre par une photo de groupe et de chaleureux au-revoir.

Merci pour ce partage et que l’étoile Chance s’installe au-dessus de votre village.

Nous reprenons donc la route pour Villazòn, ville frontière avec le nord de l’Argentine afin de rejoindre SALTA où nous avons rendez-vous avec l’association SOLAR INTI pour faire un petit geste de compensation carbone.

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En cadeau de sorti de ce pays captivant, l’effet Chocolat chaud se confirma et Sonia, Eliot et Lily se relayèrent le lendemain aux toilettes du camping-car… les enfants ont même finis avec une protection hygiénique féminine dans la culotte, Eliot ayant bien du mal à rester étanche ! Heureusement, la plaisanterie n’a durée qu’une petite journée et les choses sont rentrées dans l’ordre rapidement… la prochaine fois on écoutera Papa !

 

Tchao Bolivia, on gardera un beau souvenir de Toi,

18- Vidéo CHILI

Après l’Argentine, voici donc un rapide résumé animé de notre passage  au Chili.


N’hésitez pas à jeter un œil  sur notre page d’accueil quand vous consultez un nouveau post, nous indiquons les différentes mises à jour / compléments fait sur notre blog, comme par exemple l’accès à une carte google Maps détaillée de notre parcours ou une sélection de photo par pays mais aussi par thème, sur la page Nos Aventures – Nos Articles,

17- Chili, suite & fin

Coup de Cœur  ❤ 

San Pedro de Atacama, qui bien que un peu trop touristique, reste un village sympa, avec de très belles constructions en terre, paille, bois de cactus… et un environnement riche pour profiter du séjour. A ne pas louper !

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Coup de Gueule 😡

Le prix de la baignade dans la Laguna CEJAR (laguna saturée en sel dans laquelle on flotte comme un bouchon!) complètement scandaleux, soit disant pour limiter la sur-fréquentation, mais en sélectionnant par l’argent… Nul et énervant, d’autant que les services associés ne sont pas du tout au niveau du prix demandé (douche à 12°c ! n’y-a-t-il pas un peu de soleil pour chauffer l’eau dans ce désert ?…), comme s’il n’y avait pas d’autres solutions plus intelligentes que les $….

 

C’est bien :mrgreen:

Les routes au Chili sont nettement meilleures qu’en Argentine et le diesel est presque moitié prix. Ajoutez à cela beaucoup moins de camion, un paysage sympa presque tout le long et les nombreux km pour remonter ce pays longiligne passent presque sans douleurs !

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C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Passer 15 jours dans un des coins les plus arides de la planète (désert d’Atacama) avec une bonne moitié de pluie et des inondations, faut pas être veinard… et oui, on y était, le déluge qui n’arrive qu’une ou 2 fois par siècle (changement climatique vous avez dit ?…), nous y étions ! Du coup, pas mal de bouillasse un peu partout mais surtout des pistes impraticables et donc des visites annulées et des journées d’attente de perdues… snif…

 

Santé o_O

Ce satané problème de dos (pour Olivier) est revenu me pou..ir un peu la vie.

Eliot a enfin perdu 2 dents de lait qui avaient décidé de faire de la résistance malgré les 2 définitives qui étaient déjà bien sorties et qui commençaient à s’implanter un peu trop en retrait… tout rentre doucement dans l’ordre et le sourire de notre petit blond au yeux bleu retrouve doucement sa douceur angélique…

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Réflexion du jour 💡

Parlons donc école des enfants… parlons donc prise de tête et punitions… parlons donc grosses colères et déprime… Vous l’aurez compris, on en bave ! Ce qui nous rassure, c’est qu’à priori, la grosse majorité des Parents / Instituteurs en bavent aussi…

La problématique entre Eliot et Lily est bien différente ; à noter que notre objectif est pourtant plus que limité, puisqu’on vise entre 1 et 2h de travaille par jour… no comment les copains / copines !

Pour Eliot, les choses sont simples, avant même d’avoir commencé, il se plaint que ça va être trop long, trop dur et que il n’y a pas assez de vacances ! Après avoir commencé, il lui faut quand même au moins 1 bonne minute pour décréter que le temps de la pause est arrivé. Suite à la pause, une petite séance d’écriture de 4 mots est jugée comme inhumaine, 1 mot et demi étant déjà une grosse performance pour son petit gabarit…

Nous avons déjà expliqué au moins 60 fois l’intérêt de l’école, la différence entre l’heure de travaille qu’on leur demande et la journée complète d’école des copains restés en France… mais aucune amélioration… toujours cette même réaction épidermique…

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Pour Lily, les choses sont un peu plus vicieuses… Elle n’ose pas les énormités de son frère et accepte relativement bien nos exigences. Pas contre la motivation, la vraie ! la concentration et l’envie de bien faire ont du rester en France… La leçon avant les exercices est lue en diagonale, sans aucun effort de mémorisation et on passe au plus vite aux exercices. Les exercices sont fait sans grande réflexion, auto-critique, relecture… et le rythme pour faire tout cela est d’une lenteur simplement fulgurante !!!

De plus, à titre d’exemple, quand vous passez 2 jours à ramer sur les %, que le troisième jour, vous demandez combien fait 30% d’un sac de 100kg et que vous avez face à vous un regard de poisson rouge, sans aucune connexion neuronale apparente au bout d’une bonne minute… vous avez juste envie de bouffer le poisson rouge et de vous défenestrer par la fenêtre du camping-car !!

En rentrant, je crois qu’une de nos premières actions, sera de construire une stèle en hommage aux instituteurs et institutrices que nous vénérons maintenant comme des sur-humains !!!

Jour après Jour

[24 mars 2015] Mano del Desierto

Sur la route pour Atacama, petit bivouac au pied de cette sculpture improbable au milieu de nul part… La nuit est très belle, illuminée d’un ciel superbe, parsemé d’un nombre incalculable d’étoiles et suffisamment sombre pour deviner les galaxies les plus proches de nous… même en tant que non spécialiste, nous apprécions beaucoup et comprenons pourquoi cette région abrite autant d’observatoires.

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Puis passage à Calama ou nous aurions aimé visiter la plus grande mine de cuivre du monde, Chuquicamata, où des camions hauts comme des immeubles de 3 étages, montés sur des roues de plus de 3m de diamètre, auraient pour sûr beaucoup plût à notre Eliot le coyote et à son papa technicien… mais la pluie fait des sienne dans cette région normalement sèche… plus d’électricité, 80% des commerces et logements inondés, mine arrêtée… Ne sachant combien de temps cela va durer, on file pour San Pedro.

 

[24 mars 2015] San Pedro de ATACAMA et les alentours

Comme dit plus haut, San Pedro est un petit village très touristique, mais très joli ou il fait bon vivre, malgré l’épisode pluvieux qui nous a un peu pourri les 3 premiers jours…. Heureusement le bivouac sous 1 arbre tout prés de la Laguna Cejar au milieu du désert est un vrai bonheur

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et la Vallée de la Luna est la seule visite qui reste accessible par presque tout temps.

 

Après les pluies, il faut compter entre 1 et 3 jours pour que les pistes redeviennent praticables, du coup, il nous a fallu marcher environ 6 km pour rejoindre Los Ojos del salar le premier jour de beau temps, les pieds dans la bouillasse mais la tête dans les nuages vu la beauté du paysage. Notre effort a été récompensé par cette belle baignade dans ces 2 trous d’eau improbables au milieu du désert…

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Suite à cela, nos 2 petits voyageurs ont eu la chance d’expérimenter la baignade dans la Laguna CEJAR, dans laquelle on flotte comme un bouchon de part la densité élevée de l’eau saturée en sel (Sonia & moi nous sommes refusés de payer le prix fort demandé qui nous semble tout simplement déraisonnable…). Malgré l’eau très froide suite aux nombreuses pluies des derniers jours, nos 2 petits ont bien apprécié l’expérience et se sont retrouvés tout blanc de sel après être sorti et avoir un peu séché, douche obligatoire suite à ce type de traitement !

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[24 mars 2015] Les Geysers del Tasio

Nous voilà donc parti pour ces fameux Geysers et grimpons donc doucement vers le plateau à plus de 4000m d’altitude. La route est très belle et les paysages merveilleux. Nous bivouaquons au niveau des Thermes de Puritama, Thermes que nous ne testerons pas vu le prix, la température presque fraîche et la possibilité juste en dessous, en suivant la route qui passe par Machuca pour rejoindre les geysers, de se baigner dans la belle rivière tiède seuls et gratuitement !

Traînant sur cette magnifique route, nous arrivons aux geysers en fin d’après-midi, alors que tous les mini-bus de touristes sont déjà repartis, ce magnifique terrain de jeu nous est donc quasi dédié, cool ! Nous commençons par un bain chaud, à 4200m, au milieu de montagnes majestueuses et des geysers bouillonnants… pas désagréables… Suite à cela, rapide expérience avec les enfants de cuissons d’œufs durs dans l’eau bouillante qui jaillit de la terre : 10mn de cuisson et des œufs tout juste bon pour être mangé à la coque ?… Et oui, à cette altitude, l’eau bout vers 80°c et il faut donc bien plus longtemps pour cuire les œufs durs ou tout autre aliment cuisant dans l’eau bouillante. Qui a dit que le voyage n’était pas formateur !

Nous faisons alors le tour de ces eaux en ébullition qui jaillissent de terre un peu de partout, pas toujours très rassuré vu la profondeur de certaines mares, la mouvance de ces phénomènes qui parfois se tarissent sans raison apparente, mais qui se réactivent aussi sans prévenir… Instants magiques…

Toutes ces merveilles de la nature ne font que conforter notre conviction toujours grandissante qu’il faut vraiment œuvrer pour la préservation de notre environnement et notre nature… que ceux qui n’en sont pas convaincus fasse l’effort de lire quelques ouvrages sérieux traitant du sujet (Pierre RABHI, Jan-Marie PELT, Nicolas HULOT et bien d’autre…).

[24 mars 2015] En route vers la Bolivie, via Ollagüe

Nous quittons donc ce champs de fleurs bouillonnantes pour rejoindre Ollagüe, à la frontière avec la Bolivie. La piste pour rejoindre la route venant de Calama est très correcte et sympathique.

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La traversé du SALAR d’Ascotan est très belle mais l’isolement donne un peu des frissons, surtout quand on arrive à Ollagüe, que l’on pensait être autre chose que ce village désolé sans vie et sans essence au passage, qui nous semble tout droit sorti d’un western du 19ième siècle… Pour l’essence, on verra bien coté Bolivien ! Nous effectuons donc les formalités de douane dans un bureau qui semble voir 1 touriste tous les 10 ans et prenons le cap vers la Bolivie !

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Hasta luego en Bolivia !

16- Buenos Chile

Coup de Cœur ❤

Concon pour sa belle plage dédié au surf et son ambiance très sympa.Conconc

 

Coup de Gueule 😡

On a déjà évoqué la distribution sans compter des sacs plastiques, qui se retrouvent bien entendu un peu de partout dans la nature. La sensibilité écologique, au minima du respect de la nature et des biens communs n’est malheureusement pas encore arrivée dans ces pays, le bord des routes, les plages pour la majorité, le moindre espace vide sont des dépotoirs, remplis de sacs, bouteilles, canettes et ordures en tout genre. A tel point, que lors d’une rapide discussion sur le port de Punta Choros avec un Chilien en Week-end qui connaissait la France, il s’est presque excusé de ce manque de prise de conscience et en était vraiment désolé… Il est vrai qu’avec le merveilleux potentielle de ces pays, si on y rajoutait un peu de propreté et de sens de l’accueil, le voyage serait du pure bonheur et le business du tourisme exploserait bien plus vite. Mind-it Amigos !!

C’est bien :mrgreen:

Depuis le début du voyage, nous mangeons de très bon fruits et légume et de délicieux Jugos naturales proposés de partout. Les bananes ont mûri sur l’arbre, tout comme les ananas qui viennent des pays proches (Équateur, Costa Rica…). On trouve également de gros melons ronds qui sont presque systématiquement savoureux et de très bonnes tomates. Aussi agréable que le régime patate, choux, navet, courge…de l’hiver en France, non ?

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

L’école avec les enfants…. plus de détail dans la rubrique « Réflexion du jour » du prochain post…

 

Santé o_O

Tout baigne, même pas une petite douleur pour justifier le recours à la masseuse locale !

Réflexion du jour 💡

Vivre en Famille dans 8m2, Facile ?

J’ai une petite idée de la réponse… mais plutôt que de conclure hâtivement, implémentons une approche plus cartésienne.

Avant le départ, entre le boulot, les activités et autres, nous passions maximum 4 h/jour tous ensembles hors période de sommeil (car on ne parvient pas encore à s’engueuler quand on dort, mais on y travail!) et peut être 8h/jour le week-end, ce qui nous donne une moyenne hebdomadaire de ~36h.

Aujourd’hui, cette moyenne passe à ~84h, soit 2.4 fois plus.

La fréquence des arcs électriques entre 2 personnes est à mon avis directement proportionnelle au temps passé ensemble et inversement proportionnelle à la surface dans laquelle ces personnes vivent.

Coté surface, le ratio est encore plus spectaculaire, puisque nous sommes passés de 170m2 très confortables à nos inconfortables 8m2 en étant large… soit un ratio de ~21.

Nous sommes une famille qui externalisons assez facilement les tensions de la vie courante, que ce soit entre Sonia et moi, ou entre les enfants et nous. Pour ce qui est de notre couple, disons que nous tenions sans problème une moyenne d’une bonne brassée tous les 15 jours… En appliquant les facteurs ci-avant x2.4 & x21, ça donnes une moyenne hebdomadaire de 25, soit 3.5 / jour !!…

Je ne ferais pas le même calcul avec les enfants, préférant la politique de l’autruche…

Je rassure nos lecteurs, le résultat de cette approche amplifie largement la réalité, mais met somme toute bien en exergue la difficulté du challenge et l’attention toute particulière qu’il nous faut accorder à ce risque !

Ceci dit, il existe des solutions, la meilleure me semble-t-il serait un convoi qui suivrait de loin avec un harem personnel de 5 ou 6 nymphes aux talents complémentaires afin d’en changer tous les quelques jours… je sais, ça risque de ne pas plaire aux plus féministes de nos lectrices… Sinon, un bon stock de TEMESTA pour une prise journalière ferait l’affaire:-o

Jour après Jour

[07 & 08 Mars 2015] La grande île de CHILOE

Connue pour ses églises (en effet, celle de CASTRO entièrement doublée en bois à l’intérieur vaut le coup d’œil), ses maisons sur pilotis multicolores PALAFITOS (sympa, mais mal mise en valeur et dans un environnement pas toujours très propre) et son plats typique le CURANTO, mélange de viande de porc, de poulet et de fruit de mer, le tout cuit ensemble (nous y avons goûté sans être convaincu à la cocinéria de de DALCAHUE).

Un petit mot sur ces Cocinerias que l’on trouve par endroit, ces une grandes halles avec de nombreux petits stands ou les cuisinières locales viennent chaque jour préparer à manger, cuisine familiale, produit frais, ambiance garantie ! De nombreux locaux viennent y déjeuner, les prix sont raisonnables. Formules vraiment sympa qu’il serait super de pouvoir implémenter chez nous mais sans doute bien difficile face aux contraintes d’hygiène trop drastique que nous nous sommes imposés…

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Pour rejoindre le continent, 30mn de bac que l’on pensait insignifiante mais qui ont été un défilé impensable de Lobos jouant autour du bateau et de pelican volant en patrouille à ras de l’eau ou juste au-dessus de nos têtes ; pour peu, nous partions pour un aller-retour supplémentaire !

 

[09 & 10 Mars 2015] Route au nord, vers le parc de Villarica, RAS

[09 & 10 Mars 2015] Les Thermes autour de Conaripe

Nuit tranquille à Conaripe au bord du lac désert à l’eau vraiment très bonne, on se paye même le luxe d’une baignade tout nu !

Conaripe

Le périmètre du volcan qui vient de se réveiller étant fermé, snif…, on serait bien allé voir ça de plus près… Cap plein Est pour 40km de Ripio jusqu’à des termes voisines de la frontière Argentine. L’environnement est très sympa, puisqu’on peut se baigner dans la rivière ou la source d’eau chaude diffuse doucement ses calories bienfaisantes… Nuit un peu agitée suite à l’arrivée à minuit d’une famille de 8 personnes, entassées dans un 4×4 bondé jusqu’au toit, qui débute le barbecue pour commencer la soirée avec quelques enfants encore en couche qui veillent comme les grands, à priori ils se sont relayer pour dormir quelques heures dans le 4×4… ils sont fous ces locaux !!

Pêche au Saumon

Le lendemain, séance pêche dans le rio du coin qui abrite des saumons énormes, ils sautent à quelques encablures de nos cannes pour nous narguer mais pour le plus grand bonheur de nos pupilles émerveillées face à ce spectacle que l’on avait alors vu que dans des documentaires animaliers. Un pêcheur aguerri aurait sans doute fait mouche mais pour notre part, nous rentrons bredouille mais bien content du spectacle !

 

[12 au 13 Mars 2015] De la route, de la route, histoire de remonter le temps jusqu’à Valparaiso,

[14 & 15 Mars Janvier 2015] Valparaiso

Visite de la Capitale du graf et de l’art de rue. Nous ne sommes pas très grande ville mais sur ce coup là, franchement, on a bien apprécié la ballade… les fresques murales disséminées de partout en ville sont souvent très sympa et la ville perchée sur des pentes abruptes a une saveur agréable. Bivouac super calme derrière l’église St. Paul en plein centre, avis aux campers de passage.

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Nous sommes arrivé à temps puisqu’un énorme incendie à l’entrée de la ville s’est déclenché le jour de notre arrivée, chose à priori récurrente ici, du aux nombreuses ordures jetées dans les ravines entre les différents cartiers pauvres des hauts, qui de temps à autre prennent feux et embrasent les quartiers voisins et les forets en bordures…

 

[16 Mars 2015] Surf à Concon

Juste au nord de Valparaiso se trouve le coin balnéaire Vina del mar suivi un peu plus loin du petit village de Concon (et oui les enfants !! mais il est interdit de le répéter…) avec sa belle plage idéale pour apprendre le surf et ses dérivés (stand-up padle, body-board, cayak…). Le monde dans l’eau est impressionnant malgré une eau un peu fraîche, courant de Humboldt oblige. Non spécialiste mais aimant ramer et boire des tasses salées, nous décidons de s’y essayer. Lily motivée choisi un cours de surf avec Alejandro, elle se débrouille comme une chef !

Eliot préfère le body-board aidé par Papa, mais le froid le contraint trop vite à rejoindre la plage, du coup le papa s’essaie aussi au surf histoire de ramer, tomber, ramer, tomber… et réussir à se lever l’espace de quelques secondes avant une nouvelle longue séance de galérien ! Si ça ce n’est pas du plaisir éphémère !!

La plage est vraiment sympa, l’arrêt pour ceux de passage y est donc recommandé.

 

[17 au 21 Mars 2015] La Serena

Petite pose technique chez JACK AVENTURE, un canadien installé là depuis pas mal d’années, qui loue et répare des camping-car. On en profite pour faire remplir notre bouteille de gaz Française et faire faire quelques petites réparations dans notre Casa Rodante qui souffre des pistes ondulées.

Faut pas être trop pressé, car le rythme de travail est pas très énergique… Les enfants sont contents car entourés de 4 chiens très gentils. On en profite pour se faire un petit grill sur le bord de la très belle plage gigantesque de la Serena, qui au dire de Jack, ressemble aux plages de St. Tropez en pleine saison.

 

[22 & 23 Mars 2015] Punta Choros

Situé juste au nord de la Serena, ce petit port du bout du monde propose des ballades en barcas jusqu’à l’Isla Damas et autour de sa voisine. La ballade, bien que pas donnée (10 000 pesos / pers) vaut le détour puisque l’on a la chance presque systématiquement d’être accompagné par les dauphins, d’approcher de tout prêts les éléphants de mers, de se noyer les yeux dans d’innombrables oiseaux (pélicans, fous de bassan, Cormorans…) et de jouer à cache-cache avec les loutres de mer.  OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La petite ballade sur l’Isla Damas bien que sympathique n’est pas un must puisque les manchots de Humboldt sont en vadrouilles à cette saison et que le trop grand nombre de touristes sur l’île porte à priori préjudice à leur reproduction qui chute ces dernières années.  OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Cerise sur le gâteau, nous donnons notre premier Doudou à un petit Lucian de 3 ans que nous avons pris en stop avec ses parents pour rejoindre ce petit bout du monde, et nous rencontrons une famille Française bien sympa avec 2 filles dans les âges de nos 2 moustiques → Barbecue festif en bord de plage fort sympa arrosé au Pisco et bon rouge local, Bonne route aux « Aller à sans aléa ».

Suite de notre périple Chilien dans le prochain post… Hasta Luego !