30- Afrique du Sud – Botswana

Coup de Cœur ❤

Les animaux en générale bien entendu et plus particulièrement le petit parc du Pilanesberg, à proximité de Jobourg qui est très agréable, accessible avec un camping au top !

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Coup de Gueule 😡

Les victoria falls, l’attrape touriste par excellence, prix exorbitant (30$ par pers) pour un spectacle bien décevant… les frais de douanes pour 1 Aller/Retour dans la journée depuis le Botswana sont vraiment exagérés (~220$) et on retrouve la lente lourdeur administrative africaine si dure à supporter… On déconseille.

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C’est bien :mrgreen:

Le Botswana est un pays vraiment safe, où il fait bon bivouaquer, riche en animaux, avec des paysages variés et enchanteurs.

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

La nouvelle réglementation sudaf qui nécessite un certificat de naissance des enfants pour entrer et sortir du territoire, loi qui n’existait pas lorsque nous avons entamé notre voyage il y a un an. Nous avons du parlementer pour sortir d’Australie et présenter notre liste de billets électroniques depuis janvier 2015, puis nous faire envoyer le certificat de naissance de Lily qui nous manquait via le service web de la mairie, celle-ci refusant de faire quoi que ce soit par tél…

L’insécurité palpable en pleine ville en Afrique du sud, pas que l’on ait vu quoi que ce soit, mais ces barbelés partout, ces hauts murs surmontés de « fences » barbelés électrifiés, et quasi pas de piétons en ville, surtout blancs…

Les amandes 3 au total, excès de vitesse et ceintures au Botswana….

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Santé o_O

No problem comme d’hab. On prendra notre traitement anti-paludéen à l’approche de la frontière avec la Namibie dans la région de l’Okavango et en longeant la bande de Caprivi en direction de Kasane. Car même en période de grande sécheresse comme actuellement, qui dit eau, dit moustiques.

Réflexion du jour 💡

Ne plus arriver dans une grande capitale sans avoir au préalable trouvé un endroit où dormir le premier soir….

Jour après Jour

[29 août 2015] Good Day Africa !

Nous arrivons après quelques 8h de vol, seul incident la voisine de derrière, qui fait un malaise et le personnel qui passera les 2 dernières heures à aller et venir, pour s’occuper d’elle dans ce minuscule espace qu’offre un siège de classe économique.

Nous voici à Johannesburg, belle journée, nous allons récupérer notre prochain véhicule chez Bushtrackers, un pick-up 4×4 Toyota surmonté de 2 tentes, avec tout le nécessaire dans la benne.
Super accueil, on nous donne beaucoup d’informations sur le Botswana et l’Afrique du sud, ainsi que des cartes et de bonnes adresses.

Nous ne perdons pas de temps dans cette grande ville et nous voilà partis en direction du nord pour le sanctuaire des éléphants.

Nous faisons notre plein de courses dans une grosse boutique Woolworths, avec, non, nous ne rêvons pas : des produits bios, hourra ! on nous fait goûter du chocolat fondu, cool ! ce n’est pas l’idée que l’on se faisait au prime abord de l’Afrique…

Nous voici partis en direction de Hartbeespoort, près du barrage (dam) du même nom, le sanctuaire est placé dans bushveld indigène dans les Montagnes Magaliesberg au nord-ouest de l’Afrique du Sud, 45 km de Johannesburg, 35 km de Prétoria. Une retraite pour les éléphants, le visiteur peut ici les toucher, les nourrir et apprendre nombres de choses sur la vie et l’anatomie de ceux-ci, sous la surveillance professionnelle des guides. Eliot et Lily pourront même faire un tour à dos d’éléphant !

Cette première journée en Afrique commence vraiment bien.

Comme à notre habitude, en ce qui concerne notre première nuit, rien n’a été préparé, même si les hauts murs et leurs barbelés sont bien moins présents, nous sommes en terre inconnue, et les statistiques de la criminalités font froid dans le dos. Nous avions repéré un camping sur notre GPS, mais il n’existe semble t-il plus. La nuit tombe il faut se dépêcher.

Un loueur de motos et de quads, nous explique qu’il ne faut surtout pas bivouaquer, seuls par ici, il nous propose d’aller sur un terrain à lui où un couple avec un jeune enfant d’un an et demi vie là et sont semble-t-il les gardiens dudit terrain où des blancs viennent faire mumuse avec leur engins motorisés.

Le terrain est pourvu de douches et toilettes mis aimablement et gratuitement à notre disposition.
Notre premier couché de soleil sur la savane africaine.
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[30 août 2015] Le Musée de l’Apartheid

Après une nuit paisible dans nos 2 tentes respectives un petit déjeuner avec le levé du soleil, nous reprenons la route pour Johannesburg et le musée de l’apartheid.

Séquence émotion ce n’était il y pas si longtemps l’apartheid, les événements de Soweto. Nous avons aussi pu profiter d’une expo temporaire sur Mandela, un peu fouillis à mon goût.

Puis visite à Stéphane et sa famille dans le quartier de Sandton (une connaissance d’Olivier lors de son projet au Bostwana) ; n’ayant pas de guide papier, il va nous donner quelques infos bien sympa, merci pour votre accueil !

Retour, à proximité du sanctuaire des éléphants, c’est sur notre route pour le Pilanesberg, où finalement nous trouvons un camping avec piscine et jacuzzis 🙂  tous le monde parle afrikaners.

[ 31 août au 5 septembre 2015] Parc National du Pilanesberg

il est 10h un peu tard nous semble-t-il pour voir des animaux, mais qu’à cela ne tienne nous achetons un pass pour 4 jours et irons au camping « Manyane » juste à la sortie du parc.

Le Parc National du Pilanesberg contient des populations importantes de lions, léopards, rhinocéros noirs et blancs, éléphants et buffles – qui constituent le fameux « Big Five » africain. Une large variété d’espèces rares cohabitent avec des espèces locales endémiques telles que la hyène brune nocturne, le guépard, le majestueux, sable, aux cotés des girafes, zèbres, crocodiles et hippopotames, pour n’en citer que les plus fréquents.

Le parc comprend une zone de 55 000 hectares. Sa forme est presque parfaitement circulaire, comprenant un cratère de volcan vieux de 1200 millions d’années, avec un petit lac au centre.
Plus de 300 espèces locales d’oiseaux sont aussi recensés.

Pour notre première journée cela va être le défilé des animaux, à la grande joie des enfants et des grands !

Nous ferons donc un « game drive », puisqu’il y a de grands félins dans cette réserve, il est interdit de s’y promener à pieds.

Nous verrons donc des zèbres, girafes, éléphants, gnous, impalas… le tout depuis notre véhicule.
Mais le but est quand même de voir les fameux « big five », comprenez : Buffalo, éléphant, léopard, lion et rhinocéros.
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Pour notre deuxième jour, nous nous sommes levés un peu tard ; 6h, nous ne verrons pas de lion depuis la cache (hide), une grande hutte pour observer les oiseaux mais aussi les autres animaux.

Ils y en a plusieurs dans le parc en bordure d’un point d’eau, elles sont sécurisées ; grillage électrification et même des toilettes.
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Delà vous pouvez voir les animaux s’abreuver et les lions venir attaquer une antilope ou un phacochère (wardog) au levé du soleil.

Mais au bout de 10 minutes dans le parc belle surprise des rhinocéros ! S’en suivrons de nouveau zèbres, girafes…

Puis on fera l’école au centre des visiteurs au milieu du parc.

L’occasion d’un expresso pour les parents.

Mais, pour Lily et Eliot travailler au milieu des gnous, des girafes, des phacochères et des singes qui viennent voler sur les tables, ça n’aide pas à se concentrer.
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Troisième jour, cette fois nous avons considéré le temps de repliage des tentes et nous nous sommes levés à 5H30, qui a dit que l’on faisait les marmottes ?

Nous déjeunerons dans une cache.

Pendant que le soleil se lève nous faisons le tour du point d’eau dans un sens puis dans l’autre, mais pas de lion en vu, nous prenons la direction de la cache, mais une voiture est plantée devant nous à l’entrée du parking d’accès « sécurisé »…un lion et deux lionnes sont là en plein repas au milieu du parking, une antilope semble être au menu du jour.

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Les lions sont là devant nous à 2m à peine de notre véhicule, ils nous regardent dans les yeux, qu’est ce qui les empêche de sauter sur la voiture ? Sûrement un ventre trop plein et une habitude certaine des voitures. Nous irons donc déjeuner dans une autre cache, et visiter une autre partie du parc, avec au programme : rhinos, girafes, zèbres, phacochères, éléphants, crocodiles, gazelles de plusieurs sortes….sur le retour nous aurons un beau spectacle de 2 jeunes éléphants qui « jouent » au bord d’un point d’eau avec de nouveau des crocodiles, des hippopotames, des zèbres…

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Il est midi et temps de rentrer manger et faire l’école.

C’est de nouveau le balai des animaux autour de notre emplacement les impalas sont présents du lever au coucher du soleil, ce midi une tribu de mangoustes est aussi présente, et fouille le dessous des poubelles, les phacochères traînent dans le coin à la recherche d’un petit truc à grignoter, puis ce sera le tour des babouins qui essayerons de nous voler directement dans le pick-up.

L’école se passe mal une fois de plus, Eliot met une heure à copier 5 lignes et les 3 exos de Lily sont tous faux. Après 3h laborieuses d’école, nous leur annonçons que l’acquaparc prévu le lendemain à « Suncity » est annulé et que l’on fera une journée complète d’école.

Vendredi 03 septembre, Très mauvais temps et 10°C maxi, l’aquaparc ça ne sera pas pour aujourd’hui d’autant qu’après s’être renseignés l’eau n’est pas chauffée.

Après quelques courses au Spar nouveau « game drive » dans la réserve, cette fois-ci nous verrons même un groupe de lions.

En rentrant le ciel devient vraiment très noir et le ciel tonne… Nous nous dépêchons d’ouvrir les tentes au campement, les enfants reviennent en courant de leur échiquier géant,ils ont vu tout le monde se mettre à l’abri et ils ont failli se faire renverser par un groupe d’impalas qui s’enfuyait.

Un orage de grêle s’abat sur nous, un vent terrible, on s’abrite difficilement tous les 4 sous le haillon du pick-up et la tente sur celui-ci, dès que l’on s’écarte : aille ouille !!! ça fait très mal.

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La tempête n’en finissant plus on prend la direction des douches, non plutôt des baignoires, et oui dans les campings en Afrique du sud il y a les 2 !!

En ressortant, il fait nuit noire, des torrents de boue déferlent dans le camping, impossible de cuisiner, le dîner pour nous ce soir ce sera chips et gâteaux dans la tente au chaud tout habillé sous les couettes !

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Réveil humide en ce samedi matin, on s’habille chaudement et la seule option qu’il nous reste est de faire l’école au restaurant de l’hôtel en y prenant notre petit déjeuner.

Oui le pick-up sans auvent a ses limites, lorsqu’il pleut difficile de cuisiner.

On arrivera à faire un barbecue entre deux averses, mais on finira le repas debout contre le 4X4 trempés. L’après-midi ne sera pas mieux, ce sera DVD et lecture dans les tentes.

[6 & 7 septembre 2015] On passe au Botswana !

Départ pour le Botswana, mais à la frontière on nous explique que sans les certificats de naissance des enfants, on nous laissera sortir mais pas re-entrer ?? Si c’est pour lutter contre le trafic d’enfants je ne vois pas trop l’utilité…

Retour 40 Km en arrière de mauvaise humeur à Zeerust pour contacter la mairie et la famille pour obtenir le précieux sésame.

Le lendemain, On change de douane, cette fois on ne veut même pas nous laisser sortir, on parlemente, on parlemente, Olivier montre sur son ordinateur le livret de famille. On fini par sortir, avec une épée de Damoclès au dessus de nos tête, si dans 3 semaines on a pas les certificats avec nous pas de retour à Johannesburg pour prendre notre avion.

Nous arrivons tard à la réserve de Mokolodi, mais la chaleur africaine tant espérée est là, le site est beau et calme, et les babouins bien moins à l’affût des touristes, ou est-ce nous qui sommes plus aguerris et ne laissons plus rien traîner, mais ces singes-là nous laisserons tranquillement bivouaquer.

La soirée commence mal pour Olivier, la sécurité de l’opinel a sauté, le bois s’est fendu : verdict belle entaille sur le côté de la main, steril strip, il ne faudrait pas que cela s’infecte en pleine pampa.

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[Mardi 8 septembre] GABORONE

Nous allons visiter le BVI à Gaborone la capitale, Olivier a travaillé à la conception d’un labo pour eux il y a 7 ans maintenant, et Jérôme V. et Damien G nous le font très gentillement visiter (vraiment très beau boulot Didier !)

La réserve de Gaborone étant exceptionnellement fermée, on se rabat sur une après-midi courses, avant d’aller dîner chez Jérôme qui nous a chaleureusement invité.

[9 & 10 septembre] Parc le KHAMA RHINO

Matinée douche/devoir/cuisine/rangement du 4X4,puis 4h de route jusqu’à « Khama Rhino Sanctuary », parc avec des rhinocéros noirs et blancs, ici pas de félin, donc on peut camper à l’intérieur de celui-ci mais attention quand même à ne pas se retrouver face à face avec l’un d’eux en allant aux douches. Et comme toujours il y a un barbecüe, on n’a plus qu’à se mettre en quête de bois.

Ce matin game drive à la recherche des rhinocéros, on n’en a pas vu tant que ça en Afrique du sud et en plus rarement de près.

On roule un bon moment, une heure passe, rien, quelques steenbooks, impalas, autruches mais pas un rhinocéros.

Puis on en aperçois deux énormes qui marchent sur la piste, ça tombe bien pendant qu’Olivier conduisait on était monté sur le toit, ce sont des rhinocéros blancs, nos premiers.

La distinction sémantique entre rhinocéros noir et rhinocéros blanc vient d’un malentendu entre Africains du Sud et Britanniques. En effet, les premiers distinguaient le rhinocéros blanc et le rhinocéros noir grâce à leurs lèvres. Les Africains du Sud employèrent le mot “wide” (qui signifie large en anglais) pour qualifier les lèvres du rhinocéros blanc et les différencier de celles du rhinocéros noir, qui sont, elles, pointues. Les Britanniques comprirent “white” (qui signifie blanc en anglais) au lieu de “wide”, et c’est la nomination des Britanniques qui est restée. Les lèvres du rhinocéros noir sont pointues et largement amovibles. Elles lui sont très utiles pour la préhension des feuillages.

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Nous ne restons pas plus longtemps au rhino parc, direction « Lukudu island  ou kubu island».

Trajet de 45km qui à travers le « pan » qui nous prendra 2H30 piste de sable, plutôt pistes multiples, heureusement que nous avons OSMAND qui nous guide car au grès des saisons et des mauvaises conditions météo et du terrain, les routes se multiplient.

Nous arrivons tard et sommes accueillis par un couple qui sont gardiens du bivouac mais qui sous l’égide d’une association, font purement du raquettes, nous passerons de 600 à 400 pulas pour la nuit, pour nous apercevoir, qu’il n’y a aucun point d’eau pour le prix et que les toilettes sont une cabane sans porte avec un trou surmonté d’un chiotte dont l’odeur est difficile à décrire…
[11 & 12 septembre 2015] KUBU ISLAND

Le réveil au milieu des baobabs est splendide, Kubu Island est une petite île au milieu d’un désert de sable « the Sowa Pans ».

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Pour ne pas se perdre on se met d’accord avec un groupe de motards sud africains, on les suivra ou les précédera ce sera selon…se sera au final nous devant et eux loin derrière puisque dans cette couche de sable en moto il nous faudra 2h et 3H30 pour nos motards arrivés K.O. Alors que nous finissons de déjeuner avec 2 familles de tourdumondistes : j’ai nommé les DaCaLuF et les Bostrotters. Déjeuner bien sympathique, avec une belle brochette de gônes.

Voici une petite video des DaCaLuF sur le Sowa Pan :

et celle où nous apparaissons :

Cette rencontre comme bien souvent nous a permis d’obtenir une bonne adresse, nous n’irons donc pas bien loin, les 2h de pistes nous ont achevé on s’arrête après quelques kilomètres à planète Baobab sur les conseils de nos nouveaux amis.

Après midi repos et il y a une belle piscine d’eau un peu froide. On se demande bien comment elle est aussi froide avec une chaleur pareil ! Et on s’offrira un petit resto.

Le camping est moitié prix par rapport à Kubu Island avec douches chaudes très sympas piscine et accueil agréable.

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[12 au 14 septembre 2015] Cap au Nord

Départ pour Maun et le delta de l’Okavango, on a tous en tête les images de Nicolas Hulot lorsqu’il tournait pour Ushuaïa…

La ville de Maun elle même est sans intérêt, mais elle est le départ des « fly safaris » au dessus du Delta et le ravitaillement peut y être fait.

On dort au bord d’un bras de rivière mais attention….crocodiles on ne se baigne pas !

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Dimanche 13 septembre, École au café « Motsana » sorte de café sociale où l’on trouve aussi une esthéticienne, une agence de voyage et une boutique de fringues, on peut y manger et il y a aussi une scène musique ou théâtre.

Après un bon repos au bord de la rivière nous nous envolons en fin de journée avec mack’air au dessus du mythique Delta de l’Okavango ! C’est une période de sécheresse, il n’y pas autant d’eau que l’on pourrait l’espérer et nous sommes au sud où de multiples bras apparaissent.

De très beaux paysages, des éléphants, ce sont eux que l’on voit le mieux à cette altitude, mais aussi girafes buffles, impalas…

Dommage du manque de professionnalisme de la société , nous volerons une heure sans casque, même pour les enfants… Avec cette chaleur et le bruit Eliot dormait après 30′ et nous sommes rentrés cassés, atterrissage RAS mais le pilote a quelques peut malmené son avion.

Nuit au Camping Audicamp, piscine oblige 🙂

Lundi 14 septembre, On remonte toujours plus au nord vers le Moremi au bord de la rivière Kwaï. Magnifique endroit pour le bivouac, sauvage, nous déjeunerons face aux hippos ce qui ne rassure pas du tout Lily, qui aura du mal à nous rejoindre à l’extérieur du 4X4 pour manger.

Les hippopotames nous ont suivi le long de la rivière, nous sommes sur nos gardes ce gros pachydermes peut être agressif, Lily finira par nous rejoindre lorsque les 5 dangers iront nager plus loin.

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Nous bivouaquons un peu plus loin à la lisière du parc Moremi, dans un petit camping. Nous n’avons pas de « commodités » avec le 4X4 et ne savons pas si les félins rodent ou non.

Les éléphants nous rendrons d’ailleurs visite.

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[15 au 17 septembre 2016] CHOBE

Après un peu d’école, la grande passion des enfants !! nous voilà en route pour Kasane en passant par le parc Chobe qui marque la frontière avec la Namibie.

La traversée du parc se fait par de la piste, de la très mauvaise piste, très sablonneuse, peu ou pas d’indication, et les animaux sont rares, nous sommes en période de sécheresse, peut-être sont ils près des points d’eau.

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On s’arrête à Savuti au centre du parc pour se renseigner sur l’itinéraire qui n’est pas indiqué, on se renseigne aussi du prix du camping : 50dollars, très peux pour nous, on se fait voler 330 pulas pour la traversée, alors que nous avons appris par la suite que d’autres n’avaient pas payé….les mystères de l’Afrique, et si on ne s’était pas arrêté au bureau on ne nous aurait rien demandé à la sortie… bref on file sur Kasane, C’est un vrai Paris-Dakar, du sable des bosses sur 70 km, nous sommes parfois obliger de rouler à 30 km/h tellement nos têtes tapent le plafond du véhicule.

Heureusement à la sorti de la réserve il y a plein d’éléphants un peu partout. Pas de chance ce soir non plus le seul camping trouvé est tout pourri.
Mercredi 16 septembre, Après une matinée école/lessive/maintenance, la batterie est morte, il nous en faut trouver une autre, sinon plus de frigo et avec 40°C voir plus dehors les produits frais ne vont pas faire long feu.
On regonfle les pneus, qui avait été dégonflé pour la piste la veille.

On file chercher un camping moins nul, je m’aperçois sur un guide que le premier lodge ultra chic à l’entrée de Kasane possède un camping et que pour le coup il n’est qu’à 20 euros la nuit pour nous 4 avec accès à la piscine ! Les gens sont charmants, le garde à l’entrée du camping super sympa et il aime bien blaguer avec Eliot. Nous sommes au bord de la rivière Chobe de l’autre côté c’est la Namibie et un peu plus loin il y a la Zambie.

Les couchers de soleil sont magnifiques et au loin paissent les buffles.

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[17 septembre 2015] Les chutes Victoria

Levés 6H15, aujourd’hui on va voir les chutes Victoria côté Zimbabwéen, elles serait plus belle de ce côté là.

Mais cette journée là sera un gouffre, que l’on y aille en bus via les tours opérateurs ou par ces propres moyens, les prix sont quasi identiques pour nous 4. Nous aimons être autonomes, et même si cela nous oblige à replier les tentes et tout ranger, on prend la voiture.

  • Passage du véhicule plus diverses taxes improbables : 100 €
  • Visas pour nous 4 : 120 €
  • Entrées aux chutes : 90 €

Je vous laisse faire le compte, ça me rend malade. Sachant que de retour au Botswana nous avons aussi du repayer une taxe routière déjà payée à l’entrée, qui était pourtant valable jusqu’en 2016… manger nos bananes devant le douanier car même si elles venaient du Botswana, interdit de les re-entrer… pour nos 2 tomates, la douanière fait mine de les jeter pour les emporter avec elle..

Au final, on est pas si emballé par les chutes, nous sommes en pleine sécheresse et elles étaient bien moins impressionnantes que celle celles d’Iguaçu, la ballade est en plus courte, ça ne vous occupe pas la journée pour le prix….

De plus aucune raison de s’attarder à Victoria Falls town tout est en dollar et fait pour plumer le touriste.
Nous sommes de retour de bonne heure puisque seulement 80km sépare Kasane des chutes.

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On va donc manger et cette fois-ci faire très attention aux babouins qui ont volé les céréales des enfants ce matin pendant que nous étions à la douche. Pendant que les enfants leur courraient après d’autres se servaient directement dans leurs bols !! Ah ah la tête des enfants, un paquet tout neuf envolé !!

Ce qui a réjouis nos amis phacochères qui sont sortis d’on ne sait où mais semble-t-il adorent les céréales au chocolat éparpillées parterre.

[18 & 19 septembre 2015] Retour au Botswana et Campfire au bord de la rivière

Journée farniente, il y a un grand nombre d’oiseaux, qui se régalent des miettes que nous laissons, les animaux arrivent par vagues durant la journée, les babouins voleurs qui n’hésitent pas à rentrer dans un véhicule et à dérouler entier un rouleau de papier hygiénique à travers les arbres, à rentrer dans les poubelles soit disant sécurisées. Puis les phacochères qui quémandent un petit quelque chose directement à notre table pour certains, mangoustes….

Ce soir on va au bivouac des DaCaLuF et des Bostrotters au bord de la rivière.

Les mamans ont préparé des lasagnes à la marmite sur les braises, 33 min pas plus de cuisson.
Les camping-cars sont suréquipés : boule à facettes et musique disco, ce soir c’est discothèque pour les enfants en pleine pampa !!

Un gros troupeau d ‘éléphants vient boire non loin de là au coucher du soleil, non sans faire reculer un 4X4 sud africain garé au bord de l’eau.

Super bonne soirée 🙂  au retour heureusement qu’on ne roule pas trop vite, des éléphants traversent la route juste devant nous et les flics nous arrêtent une fois de plus ,mais cette fois on avait nos ceintures et on roulait doucement…

Samedi 19 septembre, Les DaCaLuF et les Bostrotters nous rejoignent au camping, plein d’eau, douches chaudes, piscines pour les enfants, Eliot et Lily sont aux anges d’avoir des copains toute la journée, on fini vite l’école pour aller jouer…

Alors que nous sommes au bord de la piscine Alix le petit dernier des Bos dit gentiment « maman y’a un serpent là…. », dans le doute on va voir, et oui un tout noir environ 2 mètres de long. Sonia aime bien la photo et les serpents, je m’approche assez près pour l’observer.

On saura quelques minutes plus tard, par quelqu’un du personnel appelé, que c’était un Mamba noir…mortelle en moins de 10 min !… ça c’est le dico qui nous l’a dit. Bon la prochaine fois je ne m’approche pas !

Ce soir pour les enfants c’est grand luxe, David sort son vidéo projecteur et son écran, ce sera cinéma sur une natte en plein air.

[20 septembre 2015] Cap au Sud, Elephant Sand

Bon ce n’est pas tout mais on décolle pour la Réunion dans 4 jours et il nous faut rentrer en Afrique du Sud. Nous avons récupéré le précieux certificat de naissance de Lily par mail, la maman d’Olivier l’ayant reçu au bout de 10 jours. Nous l’avons fait imprimé en couleur dans un « centre informatique ».

Nous voilà parés pour le départ, on discute encore, on échange des livres électroniques, des vidéos, bref on mange ensemble, les enfants ne veulent plus sortir de la piscine….15h on a 250km à faire jusqu’à « elephant sand », faut y aller…

On passera un « check point » désinfection des roues vérification des denrées, on passe au sud du pays et il ne faut pas que certaines maladies se propagent.

Le gars du contrôle en profite pour nous expliquer qu’il a mal à la poitrine et au ventre… on lui donne du Dolipranes ; on percutera que plus tard qu’il avait en fait des maux d’estomac…on avait rien pour ça de toute façon.

Arrivés au campsite on signe une décharge, le campement se fait autour d’un point d’eau, des chalets au loin, et au bord du point d’eau un bar resto qui fait aussi réception.

On campe tout près, et l’eau des toilettes et douches est coupée toute la nuit car les éléphants cassent tout pour venir y boire.

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A la tombée de la nuit les voilà qui arrivent , un puis deux et presque une quinzaine à quelques mètres de nous…ils resteront dans les environs une bonnes partie de la nuit à barrir

[21 au 24 septembre 2015] Retour à Jobourg pour un nouveau départ

Plus d’éléphants ce matin nous avons 500 km à faire pas très passionnants jusqu’à la frontière de Marin’s drift où nous dormirons au kWANOKENG en bord de rivière au calme. Petite glace « italienne » sur la route à Francistown, il fait très chaud et tout le monde a besoin de faire une pause.

Mardi 22 septembre, Jour de vérité, on passe la frontière les certificats de naissance en poche mais sans traduction…on passe au contrôle sanitaire, caméra infra rouge pour voir si on a pas de température, cause risque Ebola (on en entend plus parler d’ailleurs…), on donne à la fille de l’immigration les certificats de naissance, elle nous dit ok sans les regarder, on aurait pu tout aussi bien lui filer une quittance d’électricité ! On s’est fait des cheveux blancs, et elle n’ouvre même pas la feuille !!!

Ce soir on est invité à ouvrir notre tente devant la maison de Stéphane à Sandton,

En Amérique du sud le barbecüe est appelé Asado ici c’est un Braai, les enfants sont ravis Stéphane a en plus 3 chiens, et Eliot nous parle toujours du labrador qu’il aura lorsque nous seront de retour en France. Encore merci pour votre accueil et gentillesse, peut-être se verra-t-on à la Réunion ?…

Mercredi 23 septembre, Voilà le voyage est à un tournant, nous rendons le véhicule, et prenons l’avion demain soir pour St Denis de la Réunion, nous avions des appréhensions pour le voyage en Afrique mais nous avons adoré, les paysages, les animaux sauvages, girafes au bord de la route, éléphants qui traversent devant la voiture et j’en passe. Les Botswanais charmants, si nous n’avions pas RDV à la Réunion avec les copains on rempilerait bien pour un mois de plus en Namibie, qu’on se le dise, on reviendra.

Pour notre dernier soir on a loué une chambre dans un appart’hotel, qui se révèle être un F3 avec cuisine et piscine pour 90 €, rien à dire !

Jeudi 24 septembre, Stéphane nous accompagne à l’aéroport, merci c’était vraiment sympa de vous voir.

L’immigration se passe cette fois sans soucis, on a tous les papiers, très bon vol jusqu’à la Réunion…

Prochain Post : La Réunion. Pour information, nous avons interrompu notre voyage fin 2015, suite gros pépin de santé du Papa d’Olivier à la Réunion alors qu’ils étaient venus nous rendre visite… ne voulant pas laisser rentrer la maman d’Olivier seule, nous sommes donc tous rentrés. Finalement, le fameux Papa a fait mentir tous les médecins puisqu’il est déjà de retour chez lui en pleine forme !!  Nous voyons donc pour repartir au plus vite, tout le monde étant bien motivé de finir ce périple incomplet… sans doute d’ici la fin de l’année…

29- Australie

Nouvelle destination, visite éclair ! Devant être à la Réunion fin Septembre, nous avions décidé de ne pas nous y arrêter, d’autant que le pays est chèr et mérite grand minimum 6 mois pour s’en faire une idée… 1mais notre avion faisait escale à Perth ; il nous semblait donc dommage de ne pas y faire un petit tour… Inutile donc de dire que notre expérience de ce pays est donc très limitée !

 

Coup de Cœur ❤

Nous les avions promis aux enfants, nous les avons largement vu ! Les kangourous sont bien là-bas ! Aussi nombreux que les lapins chez nous en certains endroits !

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Coup de Gueule 😡

Gros 4×4 sur les plages, routes surdimensionnées, royaume des grandes surfaces et des chaînes, logements « à l’Américaine » (soit passoires énergétiques)… Tout cela ressemble beaucoup aux US ou les émissions de GES semblent ne pas compter…23

 

 

 

 

 

C’est bien :mrgreen:

La nature en général, omniprésente, belle, propre, super côté mer, super côté terre, de belles forêts, de beaux arbres, pleins d’animaux… On respire…

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C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Les prix…

 

 

Santé o_O

Rien de nouveau au soleil, On profite !

 

 

Réflexion du jour 💡

La Prise de « risques » avec ses enfants

La prise de risque est un vaste sujet, considérée par certain comme inutile et irresponsable, par d’autre comme nécessaire…

Adepte des sports dit « à risque », appellation erronée puisque je suis sur que si l’on regarde les statistiques entre la pratique de l’escalade, du canyon ou autre et celles des piétons ou des cyclistes en ville, de l’automobiliste moyen ou du fumeur régulier, il y aurait de quoi clouer le bec à tous les assureurs de la planète ! Voilà qui est dit !18

Quand j’emmène mes enfants en canyon, sujet que je maîtrise correctement, je ne considère pas leur faire prendre le moindre risque, puisque le principe même de ces sports et de mettre en place des sécurités quand le risque est présent, idem pour l’escalade, la via-ferrata… le risque naturel (éboulement au dessus de notre tête ou autre) étant au moins aussi limité que celui de la chute d’un corps ou d’un objet du haut d’un immeuble quand on est en ville…

Par contre, laisseriez-vous monter vos enfants seuls à une échelle ? Oui, sans doute, cela dépend de la configuration, de la hauteur me direz-vous…

une échelle de 70m de haut ?! J’imagine qu’un grand nombre d’entre vous hésite moins à poser l’interdiction !

Voilà le dilemme qui nous est apparu au pied des Karrys géants équipés de simples barreaux métalliques, plantés dans leur chair, afin, à l’époque, de permettre à des veilleurs de monter au sommet pour surveiller en période sèche les départs de feu.

Cela est ouvert au public aujourd’hui, sans aucun contrôle, sans sécurité, sans aucune restriction, ni même mise en garde… surprenant, très surprenant, mais tant mieux, voilà un petite preuve supplémentaire que la liberté et le bon sens existent encore.20

Notre Lily, généralement trouillarde, me prend au dépourvu quand elle me dit vouloir m’accompagner là-haut… moins que son frère qui lui faisait un caprice depuis notre arrivé pour y grimper !

Après une longue hésitation, je décide de laisser Eliot furieux avec Sonia au pied et de monter avec Lily, en restant derrière et en lui répétant régulièrement de rester concentrée et appliquée. Très alaise avec le vide et ce type de pratique, cette montée fut pourtant une vrai épreuve pour moi au fur et à mesure que l’on s’élevait au-dessus du sol… La descente ne fut pas mieux…

Croisant plusieurs arbres du même acabit le long du parcours que l’on s’était fixé, j’ai même eu le droit à une deuxième punition, d’autant qu’en tant que vrai Papa gâteau et sous la pression de notre petit monstre Eliot, j’ai emmené les 2 au sommet du suivant…

Rien de difficile, juste un parcours ou l’erreur n’est pas permise, rien de terrible, sauf quand il s’agit de ses propre enfants devant nous… Belle expérience et Belle preuve de confiance !

 

Jour après Jour

[22 Août 2015] Auckland

nous nous rendons compte à notre arrivée tardive que notre camper est loué qu’à partir du lendemain… le jeu des décalages horaire est parfois trompeur… Smartphone, Wifi, 3w.Booking et en 3 minutes nous 5avons une chambre pour la nuit pas trop loin ! La technologie a du bon 🙂

Tout comme en Nouvelle Zélande, nous filons le lendemain matin chez APOLLO récupérer notre petit van aménagé qui est juste le frère jumeau de celui de nouvelle Zélande, pas le top, mais ça fera l’affaire… Quelques courses rapide puis direction Heirisson Island histoire de voir rapidement nos premiers Kangourous. Contrairement à ce que l’on avait entendu, ils ne courent pas les rues et aux dires des locaux, sont de vrais fainéants, passant une grosse partie de la journée à la sieste bien cachés dans les hautes herbes… Des concurrents aux paresseux ?…

Nous parvenons malgré tout à en voir 1 pour le plus grand plaisir des petits comme des grands !

Nous quittons alors la ville, cap au sud, pour trouver un beau bivouac en bord de plage avec toilette privée : les bivouacs libres semblent être beaucoup plus facile ici qu’en Nouvelle Zélande, cool !17

 

 

 

 

 

[23 Août 2015] Bunbury

Réveil frais, 7°c dans le camper, mais le soleil chauffe vite. Nous descendons jusqu’à Bunbury. Petite ville côtière tranquille, d’autant que nous sommes en hiver et que les plages sont désertes. Il est un endroit, ou depuis de longues années, des passionnés d’une association, « the Discovery Center », attendent, les pieds dans l’eau, patiemment, la visite des dauphins de la baie. Un petit pourcentage de ces derniers, sans doute plus curieux, moins peureux que les autres, se sont habitués et viennent donc régulièrement leur rendre visite, là, tout près du rivage, effleurant les personnes les pieds dans l’eau, pour un bonheur assuré de 4 à 94 ans…7

C’est toujours les même qui viennent, les habitués les reconnaissent à la forme et aux cicatrices de leur aileron dorsal, tous différents pour les spécialistes, mais tous les mêmes pour nos yeux néophytes… Malheureusement, en hiver, ils ne viennent que rarement, cause manque de monde et donc d’intérêt pour eux paraît-il !! Comme quoi il n’y a pas que les humains qui vont au zoo…

 

[24 Août 2015] Busselton

Juste un peu plus au sud, nouvelle ville côtière, tranquille, propre, nickel… Ça ne sent pas la pauvreté… Des équipements publiques de partout : poubelles compacteuses solaires, barbecues au gaz (oui, oui, en libre service!), tables de picnic, chaises longues pour se faire bronzer, toilettes dernier cri auto-nettoyantes avec musique douce qui se met en route quand on ferme la porte, pelouse digne d’un golf… Franchement pas désagréable de se promener dans un tel environnement… Nous autre Français crado, on a de belles leçons à recevoir…

Promenade sur la jetée du coin, Busselton Jetty, la plus grande de l’hémisphère sud, 1.8km de long, impressionnant ! Au bout de cette dernière, un cylindre de béton vitré qui descend à 8m de profondeur pour espionner la vie sous-marine. Le long de la jetée, de nombreux pécheurs de seiche et des taches d’encre un peu de partout (elles crachent quand les pêcheurs les remontent)… Belle balade avec un beau soleil et un air juste frais comme il faut.

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Nous passons la nuit au camping du coin, Kookaborra, histoire de se doucher et recharger les batteries ; chèr et pas aimable, dommage.

 

 

[25 Août 2015] Margaret River, bonne bouffe et bon vin !

La région est connue pour ses vins et sa gastronomie, voilà qui nous intéresse… Premier arrêt chez un chocolatier, un magasin d’usine géant, la tête nous tourne ! De grandes jarres remplies de confettis en chocolat, noir, blanc, lait, en libre service… Il nous faut museler l’Eliot qui ne pouvait s’empêcher d’y passer toutes les 2mn !

16Ayant bien commencé la journée, nous trouvons pour déjeuner un domaine vinicole à Hay Hed Hill qui au-delà des dégustations de vin, propose une table gastronomique fort attractive… La terrasse très agréable avec un beau soleil sur les vignes fini de nous décider. Rapide plat saumon/tomates pour les enfants, on les colle devant un dessin animé dans le camping-car et nous voilà en tête à tête devant de belles assiettes ! Cool !! Voilà trop longtemps que cela ne nous était pas arrivé !

Le plateau de fromage français étant vraiment très bon, nous convions tout de même les enfants à partager les desserts avec nous… Trop bon les parents !15

 

Après cette belle pause, nous voilà repartis, sur la route pour Busselton en faisant demi tour pour voir des rapaces manger un kangourou mort sur le bas coté, nous découvrons un « champ de kangourous » en train de brouter tranquillement… impressionnant !

 

 

[26 Août 2015] Karri Trees : les géants de la forêt

Le parc national Gloucester et celui de Warren sur la commune de Pimberton, sont connus pour leurs forêts, dominées par des arbres géants, les Karri et notamment le « Dave Evans Bicentennial Tree ».

Ces arbres ne sont pas si vieux, en moyenne 150 à 200 ans, le plus vieux atteint 250 ans. Ils mettent 75 ans à atteindre leur taille maximale. Utilisés auparavant pour surveiller les départs de feux, les veilleurs plantaient des pieux en bois, puis en fer, dans le tronc des plus grands afin de former une échelle en colimaçon pour grimper au sommet. Aujourd’hui, des plates-formes métalliques ont été posé au sommet, accessibles par ces mêmes échelles rustiques, sans aucune sécurité ni mise en garde… (cf Réflexion du jour ci-avant).21

La forêt est pleine de perroquets bruyants et multicolores, mais elle n’a pas le charme des forêts de Séquoïa, qui bien qu’à peine plus haut, en imposent mille fois plus avec leur circonférence démesurée et leur âge millénaire…

 

 

[27 Août 2015]  Donnybrook

7 petits degrés dans le camping car ce matin au bivouac au bord du lac de Busselton qui sert de piscine naturelle en été.Nous remontons en direction du nord vers Perth, une petite pause pour récupérer les mails à Manjinup.

Pause à la ville de Donnybrook, dans un salon de thé pour faire l’école, puis un pique-nique s’impose 2dans un parc de jeu géant et super moderne de la ville financé par les commerces et les habitants de la ville.

Comme en Nouvelle Zélande et dans une moindre mesure aux US, nous trouvons régulièrement, en pleine campagne, de petits kiosques aux intersections de chemins menant sans doute à des fermes, ou des produits frais sont en libre service, avec leur prix affiché et une simple petite boite de conserve pour y déposer l’argent. Voilà qui est pratique et intelligent, le respect d’autrui a vraiment du bon dans ces 14pays… Mind-it grugeurs latins que nous sommes…

 

 

 

 

[28 Août 2015] Myalup

Retour à Myalup, lieu de notre premier bivouac, mais cette fois-ci au camping du bord de mer, douche et machine à laver oblige ; les enfants y retrouvent leur petit parc de jeu pour la plus grande tranquillité des parents ! Nuit plus douce grâce à la pluie, le ciel bleu revient doucement pendant la matinée, nous en profitons pour faire l’école ; 2 bonnes heures grâce à la lenteur et à la non motivation habituelle des enfants…grrrr… On reprend de nouveau la route, pour Perth, nous dormirons dans un camping aux portes de la ville sans charme mais au calme avant de rejoindre l’aéroport pour une nouvelle destination !

 

28- Nouvelle Zelande

Nous n’avons que 15 jours, notre périple se limitera donc à l’île du Nord ; de toute façon, l’hiver n’est pas la meilleure période pour visiter l’île du sud qui commence à afficher des latitudes au goût polaire…

2a

 

Coup de Cœur ❤

La Nouvelle Zélande, sans nul doute dans le top 3 des paradis terrestres ou il fait très bon vivre ! De superbes plages avec toutes les activités associées l’été, de belles montagnes et de belles randos, du ski, des gens adorables, aucune insécurité, propre, ordonnée, agréable… Des villes à taille humaine, sans aucune construction haute, des étendues vertes et vallonnées, peuplées par un nombre impressionnant de vaches et de moutons qui broutent de la bonne herbe et qui ont tout l’espace nécessaire pour courir et gambader… Voilà vraiment un endroit ou l’on pourrait s’installer… s’ils ne parlaient pas Anglais !
Essayez de trouver quelqu’un qui vous dise du mal de ce pays… ceux qui y sont venus sont unanimes, incroyable !

 

5

Coup de Gueule 😡

Histoire de conserver l’esprit critique et de trouver somme toute la petite bête : le manque de respect du piéton par les automobilistes, surprenant vu la gentillesse ambiante…

 

 

C’est bien :mrgreen:

Des toilettes et douches publiques de partout, propres comme à la maison, avec du papier… détails qui à son importance pour les voyageurs ! On se demande vraiment pourquoi nous ne faisons pas de même chez nous… Des bibliothèques avec tables de travail et wifi gratuit parfait pour l’école avec les enfants.

 

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Un brin froid pour nous après 6 mois de température estivale : +4°c dans le camion au levé, ça fait juste… heureusement, la deuxième semaine fût plus clémente…4

 

 

Santé o_O

Rien de nouveau sous le soleil, on profite…

 

 

Réflexion du jour 💡

Comment ne pas être frileux
Nous avons eu quelques journées vraiment très fraîches, gros vent du nord froid pour une température n’atteignant pas 10°c, voir 5°c le soir tombé. Couvert de nos polaires, gortex et autres apparats, nous ne nous fondions pas vraiment dans le style local, short, tong voir pieds nus, tee-shirt!!! Oui, Oui, un très grand nombre sont dans cette tenue, beaucoup d’enfants sont nu-pied… et personne ne semble avoir froid ! Ils sont croisés avec des Esquimaux ces gens là… En fait, la tenue réglementaire à l’école est short / jupe toute l’année, du coup, les gens sont endurcis et ne craignent au final pas le froid… Vraiment très surprenant !19

 

Jour après Jour

[05 Août 2015]   Auckland

Nous récupérons rapidement le petit van aménagé loué et nous rendons vite compte de la première boulette : ici, ils font la distinction entre les campers « self-contained » (soit avec toilettes et réservoirs d’eaux usées) et ceux qui ne le sont pas. Les premiers disposent de nombreuses aires réservées gratuites pour passer la nuit, les autres (ce qui est notre cas) doivent aller dans dans camp’site presque toujours payant… Nous conseillons donc aux future candidats d’envisager les modèles « Self-contained » qui donnent plus de liberté, la différence de prix dans la location étant vite compensée pas les économies sur les nuités.

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Nous sortons rapidement de la ville et prenons plein Est direction la péninsule de Coromandel.
Première nuit sur un parking réservé « self-contained », on va quand même pas payer tous les soirs ! Il faut prendre de suite de bonnes habitudes…

 

[06 & 07 Août 2015]   Hot Water beach & Cathedral Cove

Hot water beach est une plage ou, à marée basse, il est possible de se creuser une baignoire dans le sable qui va alors se remplir d’eau chaude remontant du sous-sol. Cette perspective nous semblait sympa sur le papier, mais une fois sur place, il nous fallait attendre 18h30 la marée basse (la nuit tombant ver2bs 18h), se mettre en maillot de bain avec une température hivernale et un vent gelé pour tenter dans le noir de trouver l’endroit qui va bien, sans compter le retour salé dans notre petit van… pas très pratique… nous avons fait les petits joueurs sur ce coup là et nous sommes donc contentés d’admirer les valeureux surfeurs dans une eau à 13°c avec un vent glacial…

2c

Le lendemain, nous faisons la petite promenade jusqu’à Cathedral Cove, une très belle plage avec des voûtes calcaires percée par les flots, l’équivalent de notre « Etretat » pour donner une idée, la ballade vaut le détour.

 

 

[08 Août 2015]   KatiKati

Rapide passage pour rende visite à Christine, la tante de Maud, copine d’école de Lily, qui vit là-bas et qui cultive des kiwi Bio 🙂 afin de récupérer quelques bonnes infos pour compenser notre manque de préparation du périple sur cette nouvelle terre. Nous repartirons avec une vision un peu plus précise de séjour et avec quelques kiwis délicieux, dont une race Jaune qu’on ne connaissaient pas, plus douce et plus sucrée : un vrai délice. Merci Christine pour ton accueil.

 

[09 Août 2015]   Mont Maunganui

Belle ballade au sommet d’un petit mont de 240m de haut qui domine la côte où tous les locaux viennent faire leur promenade du week-end, suivi d’un bain réparateur dans la piscine d’eau salée
chauffée qui se trouve à son pied. Pas désagréable pour se réchauffer…6

 

[10 au 11 Août 2015]   Rotorua

La ville regroupe de nombreuses activités à sensation forte, le pays semble d’ailleurs miser sur ces activités que l’on retrouve un peu de partout, pour développer le tourisme.
Nous optons pour l’AGRO-AVENTURES PARK, où nous passerons un très bon moment.

Nous nous essayerons tous au Free-Fall, de la chute libre statique au-dessus d’un ventilateur XXL propulsé par un moteur diesel V6 énorme soufflant l’air à plus de 200km/h : vraiment très sympa.

Eliot et Olivier se feront un joli saut pendulaire de 40m de haut pour une première grosse sensation forte histoire de fêter les 7 ans !! Bravo Eliot, malgré quelques inquiétudes lors de la montée, tu as géré comme un chef, tu seras pour sûr le digne successeur de ton Papa pour les activités à sensations !

Lily & Sonia, moins téméraires, ont testé le jet-boat à une vitesse impensable sur un aussi petit plan d’eau !

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[12 Août 2015]    Les geysers de Wai-o-Tapu

Plusieurs sites à très forte activité géothermique existent dans le pays, regroupant des geysers, des piscines de boues en ébullitions, des sources d’eaux chaudes, des fumerolles, des odeurs de souffre, des lacs acides avec des couleurs invraisemblables, jaune pour le souffre, violet pour le manganèse, rouge pour l’oxyde de fer… La ballade sur une petite demie-journée est vraiment féerique. Parmi les particularités du lieu, un geyser, le LADY KNOX. Il y a de nombreuses années, des prisonniers venus faire leur lessive, se sont rendus compte qu’en mettant de la lessive dans le cratère du monstre, celui-ci grondait de colère en expulsant de l’eau surchauffée ! Aujourd’hui, chaque matin, à 10h15, le LADY-KNOW a donc droit à sa petite dose histoire de le mettre en colère pour la plus grande joie des touristes !!


Village Maori TAMAKI

Nous n’aimons pas trop ce type de mise en scène, mais il semble difficile de découvrir la culture Maori de nos jours sans passer par là. Nous avons donc joué le jeu et avons passée une soirée dans un village reconstitué, avec des figurants locaux en tenue traditionnelle qui nous expliquent un peu comment vivaient leurs ancêtres et les activités qui les occupaient. La visite se termine par un dîner traditionnelle, le HANGI, cuit sous-terre, recouvert de braises, où viandes, moules, poissons, pommes de terre… tout ensemble, cuisent durant de longues heures. Nous avions goûté quelque chose du même acabit au sud du Chili, et le Four Polynésien s’en rapproche également.

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Cette soirée fût somme toute agréables, les enfants ont apprécié (bien impressionnés par le HAKA et les différentes grimaces où l’on tire la langue) et l’organisation a le mérite de jouer la transparence sans vouloir nous faire croire que de tel village perdurent encore de nos jours et en précisant que même les tatouages, pour la majeur partie d’entre eux, sont temporaires, puisque étant un frein à ce jour pour trouver un emploi par exemple, dommage…
TAUPO

Rapide arrêt à Taupo on nous n’avons pas traîné mais pris quand même le temps de profiter du grand complexe nautique d’eau chaude chauffée par les sources géothermales du coin. Ville paisible au bord d’un immense lac .
[13 Août 2015]   Ski à WAKAPAPA

La neige étant arrivée tardivement la saison dernière, nous n’avons pas profité du ski avant de partir, l’occasion est trop belle pour prendre une petite revanche, d’autant que les enfants sont hyper motivés ! Nous voilà donc à Wakapapa, la plus grande station du pays sur les pentes du volcan Ruapehu.3

Tout est prévu pour les locations car les gens ici n’ont généralement pas leur matériel : nous louons donc facilement ski, chaussures, pantalon de ski et casque pour les enfants, le tout avec forfait 1/2 journée pour un total relativement correcte (426$ l’équivalent de ~250€).

La station, contrairement à ce qu’on nous avez dit, est relativement grande (peut être l’équivalent du domaine de Villard / Corrençon pour donner une idée) et il y a de la pente ! Des noires vraiment très raides !! De plus la neige est plutôt bonne, le temps et au top et la vue est juste magnifique.14
Belle journée qui se termine par la remise du matériel de location sans aucun contrôle sachant que l’on n’avait laissé aucune caution et aucune pièce d’identité… Mind-it Latin grugeurs que nous sommes…
[14 Août 2015]   Fielding

Rapide halte pour visiter le plus grand Marché aux bestiaux du pays avec ses ventes aux enchères impressionnantes. Des milliers de vaches, de dizaines de milliers de moutons !
Et un chouettes marché bio de producteurs locaux.

12

 
[1 & 18 Août 2015]   Wellington

Située tout au sud de l’île du Nord, Wellington est la deuxième plus grosse ville du pays, qui reste malgré tout largement fréquentable !21
Nous en profitons pour visiter WETA CAVE, un studio d’effets spéciaux mondialement connu qui travaille pour les plus grandes productions. La visite tout en Anglais avec un accent pas facile est un peu trop académique à notre goût, dommage, il y aurait moyen de faire vraiment un truc très très sympa…

Nous passons par le « Cable-Car » (funiculaire) pour monter au Botanic Garden ou nous ferons quelques pas avant une pluie diluvienne qui nous obligera à nous réfugié dans un café et à déguster quelques pâtisseries locales.

Les Bivouacs se faisant gratuitement à la réserve de Taputeranga en bord de mer, à quelques km du centre, avec une vue enchanteresse sur l’infinie…

20

 
[19 & 20 Août 2015]   Glow Worms Waitomo Cave

Attraction mondialement connue, ces grottes abritent des dizaines de milliers de larves bioluminescentes qui pendent au plafond.
Après plusieurs minutes d’adaptation à la pénombre, nos yeux deviennent plus performants et nous permettent de profiter de ce spectacle unique et magique ; à ne pas manquer si vous passez dans le coin !


[21 & 22 Août 2015]   Te Puia Ocean Beach près de KAWHIA

Nous nous étions dégonflés à Hot Water Beach, nous décidons donc de prendre notre revanche sur cette seconde plage soumise à ce même phénomène géothermique. La température n’est pas plus élevée, le vent toujours aussi froid, mais la marée basse est plus tôt, juste avant la nuit. Vue la météo, il n’y a pas foule… Nous cherchons en vain de longues minutes le secteur ad’hoc ; gelé, la motivation en berne, nous courons au hasard pour trouver le sable chaud… Soudain, oh, miracle, les pieds sont au chaud ! Vite nous creusons afin de se faire une baignoire, mais sans pelle, il est difficile voir impossible de creuser plus vite que l’effondrement des parois… grrrr… nous nous contenterons donc d’un « bidet » pour faire tremper nos jambes et arrières trains avant de rejoindre sans trop tarder notre petit camper pour se réchauffer !


[23 & 24 Août 2015]   Bye-Bye

Retour tranquille en 2 jours vers Auckland. Bye-bye wonderfull country, pas sur qu’on revienne rapidement, pourtant, voilà vraiment un endroit ou il doit faire bon vivre…

Promis, on raccourci les délais pour les posts suivant…

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27- Polynésie Française, on s’approche du Paradis…

Coup de Cœur ❤

Nager avec les raies et les Requins, un plaisir auquel on a goûté 3 fois…
Les plages, lagons et couleurs « carte postale »… sur ce coup là, on ne nous a pas menti !

17

Coup de Gueule 😡

  • Plusieurs petites choses, qui ne font vraiment pas honneur à notre peuple…
  • Pas de wifi en arrivant à l’aéroport, même payant !!! c’est peu être bien le seul aéroport international au monde à ne pas le proposer…
  • La qualité de certaines pensions, à des prix pourtant bien élevés… En plus de ne pas être propres et pas entretenues, il n’y a aucun service… Une honte…
  • Quasi aucun camping pour les routards à petit budget
  • Pas de liaison maritime inter-îles (sauf pour Moréa), sans doute la pression du monopôle d’Air Tahiti qui en profite pour pratiquer des prix excessifs sur les vols intérieurs…

C’est bien :mrgreen:

La gentillesse des gens et l’ambiance générale, cool, sans aucun racisme ni tension… Je connais d’autres îles Française, coté Antilles pour ne pas les nommer, qui feraient bien de s’en inspirer…

Nous nous sommes déplacé presque uniquement en stop, à 4 et n’avons quasi jamais vraiment attendu. Merci tout de même aux enfants qui sont d’une efficacité redoutable puisqu’on nous a souvent dit des choses dans le style : « les pauvres petits, je n’allais pas les laisser sous le soleil »…

9

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Le temps en hiver peu être vraiment très moyen… sur nos 4 semaines, on a bien eu 2 semaines de mauvais, avec pluie et température un peu fraîche…

 

 

Santé o_O

Une angine pour notre Lily, qui nous a obligé à lever le pied quelques jours, premier bobo depuis le départ mis à part les problèmes de dos d’Olivier : le voyage serait-il aussi bon pour la santé !

Douleurs dorsales et thoraciques d’Olivier diagnostiquées par un Rhumato de Tahiti : Spondylarthrite Ankylosante…

ans un autre contexte, l’annonce aurait été mal prise, mais me voilà rassuré, je ne deviens pas fou et j’ai maintenant les bons remèdes pour mettre fin à ces crises. De plus, vu mon âge avancé (toujours sympa de se faire confirmer que l’on est vieux…) et l’évolution généralement lente de cette maladie, ainsi que les nouvelles Biothérapies sorties depuis quelques années, cela se gère à priori plutôt bien… Enfin, j’ai eu plusieurs témoignages de personnes ayant réglé le problème avec un simple régime (sans gluten, sans lactose), je vais donc m’y essayer dès notre arrivé à la Réunion. Ouf, le voyage continu… sachant qu’avec toutes les idées qui me trottent dans la tête, il me faut bien encore quelques décennies pour en tester quelques unes…11

Le responsable qui m’a gâché le jour de l’an en guise de dernière soirée avec les copains est identifié ! Promis les amis, je serais en pleine forme pour la fiesta de retour !

 

 

Réflexion du jour 💡

Vivre en Polynésie, vivre au Paradis ?
Notre expérience est trop courte pour avoir un avis vraiment pertinent, mais voici quelques éléments pour les candidats à l’exil !6

Le Vouvoiement n’existe pas dans les îles, voilà déjà un très bon point. Cela est vraiment agréable et évite cette ségrégation stupide que l’on ne sait jamais comment appliquer chez nous. Je vote sans aucune hésitation pour une réforme de notre langue afin de supprimer cette sale règle sans doute pensée par les êtres supérieurs !

Hormis à Papeete, seule grande ville ou il y a sans doute quelques quartiers peu fréquentables, l’ambiance est tranquille, respectueuse et sans danger, les gens sont souriants et aimables, ils ne donnent pas l’impression d’être toujours pressés, comme c’est le cas chez nous.

Il est clair que la Culture telle que décrite par les bobos des grandes-villes (musée, expo, théatre, concert…) est bien limitée et que celui qui ne peut s’en passer sera en manque, mais la culture pour moi est bien plus large et ouverte… l’océan, la nature, la culture et la langue Tahitienne, la voile, la pirogue, la plongée, les montagnes, les lagons… offrent milles sujets intéressants qui peuvent nourrir les curieux, techniciens, rêveurs ou scientifiques de tout poils.

Par contre, l’intégration, la vrai, prend sans doute beaucoup de temps, cela passe probablement par l’apprentissage du Tahitien. Le dépaysement est fort et la période d’adaptation sans doute un peu difficile. Plusieurs profs qui nous ont pris en stop, ont failli rentrer plus vite que prévu avant de prendre le « rythme ». Une équipe médicale s’est spécialisée dans le traitement de personnes souffrants de douleurs diverses et de dépressions ; troubles liés à la déception d’une vie idéalisée avant d’arriver et qui s’avère plus compliquée que prévu…

Bref, dans l’absolue, je crois que l’on est plus prêt de la vie idéale mais que le fossé à franchir est difficile. Peut-être plus simple de se remettre en question chez nous et d’adopter un mode de vie plus en phase avec nos aspirations…

 

 

Jour après Jour

[10 & 11 Juillet 2015] Arrivée à Papeete

Nous y voilà, dans cet endroit si convoité, si réputé, si proche du Paradis paraît-il… Comme à notre habitude, nous arrivons à l’aéroport sans aucune réservation et sans adresse précise dans notre besace… Soit nous dormons à l’aéroport vu l’heure tardive, soit … nous improvisons !

Pour la nuit à l’aéroport, c’est compromis… il est tout petit, ouvert sur l’extérieur et à priori en effervescence quasi constante. Pour nous compliquer la tache, pas de Wifi… Wifi que l’on trouve aisément en pleine pampa au fin fond de la Bolivie… Bienvenue en France !

Quelques coups de fils aux bonnes adresses du Petit-Futé, tout est plein… ça commence à sentir la loose avec les enfants qui s’endorment sur les sacs… Tour des taxis jusqu’à une charmante dame qui appelle une amie et nous trouve une chambre dans une pension à 2 pas. Cool, oui mais la chambre est crado, pourrie, coûte 85€ et le taxi pour 3mn de trajet 20€… Bienvenue au Paradis !

 

Le Festival de Danse HEIVA

Nous arrivons en plein HEIVA, gros festival international de danse Tahitienne ; n’étant pas certain de repasser quelques jours sur Papeete, nous plongeons dans la culture local dès le premier soir.

La scène est géante et les groupes de danseurs qui se succèdent avec leurs musiciens traditionnels sont impressionnants à voir, beau spectacle. Le décalage horaire nous contraint à rentrer avant la fin avec un fardeau endormi sur les bras nommé petit Eliot 🙂

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[12 au 15 Juillet 2015] MOOREA

S’étant rendu compte à la dernière minute du prix exorbitant des logements et de l’inexistence de camping, nous avons lancé un appel à la communauté pour trouver le jardin d’un ami d’amis d’amis afin de planter la tente à moindre coût.

Solange G., une amie de boulot de Sonia nous a donné l’adresse d’une cousine installée sur Moorea ; cousine qui a répondu favorablement à notre demande. Cool, Merci Solange, Bonjour & Merci beaucoup Maude et Eric qui nous prêtent même une chambre d’amis !

 

Nage avec les Raies et les Requins

A l’hôtel des Tipaniers, à l’extrémité Nord de l’île, il est possible de louer des kayaks pour 500 CFP (~5€ et d’éviter le passage par l’attrapeur de touriste!) afin de traverser la passe en sécurité pour se jeter dans l’eau au milieu des raies et des requins.

Quelques minutes sont nécessaires pour se détendre, minutes un peu plus longues pour notre petite Lily…

L’effet est garanti, la féerie du moment est réelle, pour les terriens plutôt montagnards que nous sommes, la réalité est un rêve, ou le contraire… à vous de voir ! Les raies viennent au contact, montent même un peu sur les gens à la recherche de nourriture puisque les habitués viennent avec quelques nourritures pour les appâter.

 

Randonnée

La randonnée n’est pas du tout développée sur les îles. Il existe très peu de sentiers et d’accompagnateurs. On dit que les forêts sont découpées en de multiples parcelles privées et qu’une autorisation du propriétaire est nécessaire pour y passer, d’où la difficulté d’ouvrir des sentiers, qui de plus nécessitent pas mal d’entretien dans cette région tropicale ou, lors de la saison des pluies, tout pousse et repousse rapidement.

Il s’agit sans doute plus d’un manque de volonté politique, associé au fait que la majeur partie des touristes ne viennent pas ici pour la randonnée, mais bien pour l’océan et son environnement magnifique.16

Il existe tout de même quelques traces, pas forcément bien entretenues, Eric en connaît une qui monte au sommet du Rotui, sommet qui a donné le nom au jus de fruit local, dont l’usine est implantée au pied de ce dernier.

Nous voilà donc parti avec Sonia pour tenter l’expérience. Le sentier devient rapidement raide et rejoint une crête un peu abrupte que le vertige de Sonia n’apprécie pas.

La vue sur la côte est magnifique, les couleurs du lagon et de l’océan sont celles des cartes postales, contrastant avec le vert de la végétation.

Nous sommes partis un peu tard et le soleil haut dans le ciel tape déjà bien fort ; de plus la trace au fur et à mesure s’estompe ; nous décidons donc de faire demi-tour sans avoir atteint le sommet qui doit être à ~40mn.15

Bien belle ballade, le potentiel rando mériterait vraiment d’être développé… Merci Eric pour cette sortie.
Gardien de Maison
Nous passons de très agréables moments en compagnie de Maud & Eric avec qui le courant passe bien et tachons même, le soir, de refaire un peu le monde !

Ils ont une semaine de prévue sur un voilier avec des amis dans 8 jours et nous proposent de garder leur maison durant leur absence ! Whaou, trop sympa… Nous acceptons donc avec joie et décidons donc de partir entre temps visiter l’île de Huahiné, qui est une des plus sauvage et préservée (hors de question d’aller à Bora-Bora ou le tourisme de masse à malheureusement pris le pas sur le bon sens…).

Les seules liaisons inter-îles par voie maritime sont 12 places dans les cargos chaque semaine, places qui sont toutes réservées des mois à l’avance… Le bateau stop, à 4 et dans un délais court, étant aussi probable que de gagner au loto, nous n’avons d’autre solution que de financer le monopôle abusif d’Air Tahiti : 900€ pour 4 A/R de 30mn…

Nous aurions beaucoup aimé visiter également une île des Tuamotu, abritant les plus beaux fonds marins, mais à ce prix, on va se limiter à Huahiné…

2Bon à savoir : le gardiennage de maison est chose courante par ici, en s’y prenant un peu à l’avance et en étant flexible sur les dates, il est sans doute assez facile de trouver une maison à garder durant les vacances scolaires Polynésiennes. Mind-it !

 

 
[16 au 23 Juillet 2015] Huahiné
Nous arrivons à Huahiné sans réservation… Après prise de température et quelques renseignements à l’aéroport, nous trouvons un camping tout au bout de la petite-île, un peu loin de tout, pour un prix raisonnable.

Le gérant, Terrii, est un ancien légionnaire, accompagnateur en montagne maintenant, tient, justement.

Petite séance de stop qui dure au moins 5mn ! Un monsieur attendri par les enfants comme d’habitude nous charge tous les 4 avec nos 4 gros sacs. Il va juste un peu plus loin mais Terrii est son cousin ! Ça tombe bien ! Il nous emmène donc directement à destination à 20km de chez lui quand même !!!

Pas sur que l’on trouve souvent ce niveau de gentillesse chez nous… En le remerciant, je lui glisse un petit billet pour l’essence qui n’est pas donnée par ici. On se rendra compte par la suite que tout le monde est cousin sur cette petite île.

Le camping a l’énorme avantage d’avoir un coin cuisine / repas commun abrité, ce qui est une bonne chose en cette saison et d’être en bord de lagon. Le lieux est sympa même si un peu vieillot et belle surprise, une famille avec 3 enfants dans les bons ages sont installés, chouette ! On va avoir un peu la paix !

 

Belles Rencontres
La famille s’avère être de plus Française, d’Annecy, Benjamin, Catherine et leur 3 enfants Nathan, Juliette et Clara. Ils attendent des copains qui viennent les récupérer en bateau, trop cool.

Il y aussi un jeune couple de TourDuMondistes Français, Camille et Adeline.

Le courant passe bien entre tous et les repas sont donc partagés dans une belle convivialité, les enfants jouent bien et nous laissent donc tranquille !8

Seul point d’ombre, je refais une crise de spondylarthrite (je n’ai eu le diagnostique que plus tard, et ne savais donc toujours pas la raison de ces douleurs / fatigues) et étais donc vraiment HS quasi toute la semaine…

 

Poisson cru au lait de Coco
Nous avons entrepris de faire du poisson cru au lait de coco maison (enfin, plus eux que moi, vu mon état… ceci dit j’ai bien mangé quand même 🙂 ). Très bon, mais un vrai boulot de galérien…

Pourquoi ? Tachez de suive la recette :

1. Acheter une demie bonite au marché, oignons, citron, concombre, carotte, ciboulette…
2. Préparer cette demie bonite et tout découper en petits dés, ainsi que les légumes
3. Presser les ~20 petits citrons vert
4. Trouver une dizaine de noix de coco suffisamment vielles pour avoir de la chair mais pas trop pour être germées
5. Éplucher les cocos à la machette, pour ceux qui n’ont jamais essayé, c’est laborieux, très laborieux…
6. Ouvrir les cocos et les râper : assis sur une pièce métallique avec un petit « peigne » au bout, on frotte les ½ coco pour faire des copeaux : laborieux, très laborieux également
7. Presser la coco ainsi râpée, par petites poignées, dans un linge que l’on essore pour en faire sortir le lait
8. Faire cuire le poisson dans le jus de citron puis mélanger le tout et laisser macérer 15min

13Y’a plus qu’à déguster ! Merci l’équipe !

 

 

 

La ferme aux Perles
Une petite ferme perlière est installée sur l’île, son point de vente est planté en plein milieu du lagon et on a le droit gratuitement à une belle explication : un nucléus, petite bille, en coquille d’huître du Mississippi (celles qui occasionne le moins de rejet à priori, ou autre suivant les producteur) est introduit dans la poche reproductrice, après l’avoir incisée, d’une huître avec un greffon (petit morceau du manteau d’une autre huître, sélectionnée pour sa couleur, qui sécrète la nacre et forme donc normalement les coquilles).14

Après cette opération délicate, réalisée par des greffeurs détenant le savoir faire, les huîtres sont remises à l’eau pour plusieurs années avant d’être de nouveau ouvertes pour récupérer le trésor recouverte d’une fine couche de nacre.

Le taux de réussite est de 25 à 40% et les huîtres qui parviennent à faire une perle (donc à ne pas rejeter le nucléus ou à ne pas mourir…) gagnent la greffe d’un nucléus de taille plus importante dans l’espoir de récupérer une perle toujours plus grosse. Une même huître peut être greffée jusqu’à 6 fois.

L’ensemble de la production de cette petite ferme est écoulée sur place, dans ce charmant petit magasin sur l’eau ; notre Lily en ramènera un beau souvenir qu’elle gardera autour du coup…

7
La petite forme d’Olivier a un peu limité les activités pour cette semaine à Huainé où nous aurions aimé plonger et randonner.

Heureusement, les fonds juste à coté du camping étaient assez sympa et nous ont permis de faire quelques belles séances de snorkling ; Eliot a même eu le droit d’accompagner Benjamin pour une sortie de nuit, cool !
Nous avons également loué une voiture une journée histoire de faire le tour de l’île et de s’en mettre plein les yeux avec des couleurs et des lagons merveilleux. Nous avons aussi rendu visite à de grosses anguilles aux yeux bleus, grassement nourries par les touristes leur offrant boite de maquereau ou autre, dans un petit ruisseau à proximité du lagon. Elles sont sacrées, d’où leur présence dans l’eau et non pas dans les assiettes !
[24 Juillet au 04 Août 2015] Retour sur Mooréa

Nous voilà donc de nouveau chez Maud et Eric qui nous ont très gentillement confié leur maison et, belle surprise pour les enfants, un tout petit chaton les attends ! Ils l’ont retrouvé tout maigrichons sur leur terrain et ont donc décidé de l’adopter. Inutile de dire que les enfants sont ravis !5

Eliot ne le laissera tranquille que pour dormir… Nous profiterons bien de cette semaine de confort, avec de régulière petite ballade sur le lagon en canoë et quelques nouvelles baignades avec nos nouveaux amis, les Raies et les Requins !

 

Plongée sous-marine

Après 1 semaine de forcing auprès de Lily pour qu’elle ose se jeter à l’eau dans le cadre d’un baptême de plongée, elle finie par lâcher le morceau et part donc avec Sonia vivre sa première expérience de plongée sous-marine le dernier jour ! Elle revient ravie et détendue, même pas peur, même pas mal, trop bien ! Elles ont même croisé une tortue qui les a accompagné un moment 🙂

4a

4b

 

 

 

 

 

 

 

A bientôt Polynésie, à ce qu’il parait, celui qui passe par là revient forcément … Nous  avons très envie de pouvoir un jour faire le tour de ces archipels avec notre propre voilier… On peut rêver…

 

 

12

Direction l’hiver de la Nouvelle Zélande… Brrr, après 6 mois d’été, ça va faire froid…

Merci de participer au sondage de la page d’accueil afin que je puisse avoir un panel suffisant  pour afficher le résultat et en changer 🙂 

26- États-Unis – USA

Coup de Cœur ❤

Les Séquoias géants ! Tout simplement GÉANT !!! Merci Dame Nature…

Coup de Gueule 😡

Nous avions déjà retrouvé une hygiène correcte au Brésil et avons retrouvé nos standards, voir mieux en arrivant aux US ; mais… quelle ne fût pas notre surprise quand nous sommes allés rejoindre la population locale, un dimanche, pour se baigner dans un canyon en montagne… Tous étaient venus avec leurs sacs Mac’Do ou équivalent, et quasi tous (ok, à priori il ne s’agissait pas de la tranche aisé de la population… plutôt de la main d’œuvre qui bosse dans les champs) les ont juste laissé au bord du rio en partant… Quand remplacerons-nous dans les poubelles l’éducation que nous y jetons par les déchets que nous abandonnons ?…

 

C’est bien :mrgreen:

On nous a dit que les Américains étaient accueillants, sympathiques, chaleureux… Nous confirmons, un vrai bonheur ! Ils nous renseignent avec le sourire, en prenant le temps, ils s’arrêtent sur la route pour nous demander ou nous allons et nous propose de nous y emmener (même avec nos gros sacs à dos en plein Los Angeles)… Bref, en tant que visiteur, cela est plutôt agréable. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, la mentalité Américaine quasi-dominante, reste détestable à mes yeux ! En fait, quelqu’un nous à bien résumé le truc : « Individuellement, l’Américain est adorable, en groupe, c’est un vrai con ! ».

2

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

La Californie, ça sent « Alerte à Malibu » et donc l’eau chaude ? Que nenni, on nous a menti ! l’eau est froide sur la côte californienne, très fraîche, courant de Humboldt oblige, pas cool !! Dommage, car les plages sont très sympa.

Dans un autre registre, dans les campings qui sont obligatoires pour passer la nuit, puisque le bivouac au milieu de la pampa est difficile cause Ranger en chasse permanente, peu de douche, souvent payantes, souvent froides et mal pensées… même dans la Yosemite vallée, haut lieu du tourisme, aucune douche dans la majorité des campings (2 sur 13) ?!! Ils ne se lavent pas après une journée de rando les Yankees ?…

 

Santé o_O

De nouveau quelques jours de douleurs dorsales et thoraciques terribles avec une grosse fatigue pour Olivier à Denver… ça faisait 2 mois, c’était trop beau pour durer ! Va falloir finir par trouver ce qui cloche…

 

 

Réflexion du jour 💡

« Liberté » : un mot que les générations futures ne connaîtront peut être pas…

Honnêtement, vu de loin et d’un yeux de voyageur de passage, le pays semble bien fonctionner.

Route de campagne en 2×2 voies, 6 voies en villes, les 2 voies de gauche pour sortir au centre commerciale n°127, place de parking n° 12 453 pour se perdre dans un hyper XXXL ouvert 24h/24…

Conducteurs hyper courtois, laissant les priorités à outrance, respectant les limitations (je ne dis pas qu’ils s’arrêtent à la vu d’un piéton, puisque le concept de piéton n’existe pas là-bas, quand on bouge, c’est en voiture, forcément).

Lotissements super clean, pelouse entre 5 & 10mm, rien ne dépasse, rien ne choque, les syndiques veillent (car même quand on a une maison individuelle, on paye un syndique qui gère les espaces communs et veille à ce que l’on reste dans le moule…).7

A ce stade, il me semble somme toute important de préciser que l’on a vu le beau coté de ce pays, nous n’avons pas vraiment traîné dans les quartiers pauvres, ou beaucoup trop de laissés pour compte y survivent péniblement…

Les gens semblent disciplinés, puisque l’on paye seul son journal, seul le camping (on rempli une petite enveloppe, y met l’argent dedans avant de la glisser dans une boite aux lettres), suivant les endroits, on stationne pas plus de 30mn, 1h ou 2h sans disque bleu ou autre… bref, mille choses que nous autres Latins, grugerions en permanence sans la moindre vergogne…

Cela fonctionne bien car les gens restent pour la grande majorité dans le moule qu’on leur impose : pays de la liberté, mais liberté parquée de toutes parts par des lois omniprésentes…

Pour ceux qui ne se sentent pas bien dans le moule, forcément, la vie doit être plus difficile… A titre d’exemple, celui qui, un peu en avance sur son temps, prend conscience de la nécessité de changer de société pour sauver le climat et l’humain, est pour sûr malheureux, très malheureux… Nous n’avons pas croisé plus d’écolo que de piétons !

 

Jour après Jour

[15 au 23 Juin 2015] Côte Californienne et Lieux mythiques

Nous voilà donc aux États-Unis, à Los Angeles. Ok, on est un peu fatigué, il est 23h et on a rien réservé, on a prévu de dormir à l’aéroport. Première nuit un peu clochardisante, mais bon, comme on dit, il n’y a pas de petite économie… Les enfants s’en moquent, ils ont très bien dormis !

Le lendemain matin, nous récupérons notre beau petit van aménagé chez ESCAPE CAMPERVAN.  6  Première impression très bonne. Au bruit, on se croirait au volant d’une Maserati : V8 4.2l oblige ! La légende n’en est pas une : l’écrasante majorité des véhicules sont surdimensionnés, avec des moteurs de camion et une garde au sol de tractopelle. La virilité ici ne semble pas se mesurer à la taille des roubignoles, mais à la cylindrée de sa bagnôle !

8

 

Les grandes villes n’étant toujours pas notre truc, nous fuyons donc L.A.

 

par la mythique highway 1 qui longe la côte : « Santa Monica », « Malibu », « Santa Barbara », « Monterey »… pour ceux de notre génération, voilà des noms qui parlent et qui peuvent faire rêver ! Même les « Coast Guards » en rouge sont présents, mais bien emmitouflés dans une polaire bien chaude !! On ne peut même pas juger de la qualité du produit, pas cool !

 

 

Il s’agit de nos premiers pas sur ce territoire, et comme d’habitude, nous sommes un peu chétif et craignons un peu les « tickets » (amendes) que l’on nous a promis si l’on stationnait ou il ne fallait pas pour dormir… Les parkings à Santa-Barbara sont bien accueillants, avec toilette et douche sur la plage, nous nous laissons donc séduire 2 nuits de suite, sans que l’on soit aucunement ennuyé par qui que ce soit ; cool !

 

 

Les Baleines à bosse

Sur la route qui mène à Monterey, nous croisons avec surprise des Éléphants de mer et entrevoyons au loin des baleines ! Belles surprises, nous ne nous attendions pas du tout à cela… Du coup, intrigués par ces baleines, nous nous renseignons et apprenons avec bonheur que les baleines à bosse sont dans le coin à cette période ; nous avons loupé les baleines de Valdès, nous ne louperons pas celles-ci !

Nous rejoignons donc Monterey pour embarquer sur un des bateaux.

Seulement une forte houle est aussi de la partie, les filles ont le mal de mer et Sonia finira par rendre à la mer les pop-corn avalés juste avant de partir, et cela à la grande joie des mouettes.

Après un bonbon au gingembre donné par un marin, nous pourrons profiter du merveilleux spectacle des baleines passant non loin du bateau, enfants comme parents sont sous le charme… Par contre faire des photos avec une houle pareil, ce n’est pas gagné.

 

 

De retour sur la terre ferme, un joli bivouac nous attend en bord de mer mais il est interdit de stationner une fois de plus de minuit à 5h, nous irons sagement nous garer plus loin sur une place presque aussi belle mais sans la méchante pancarte d’interdiction !

 

[24 au26 Juin 2015] Le Yosemite National Park

La route pour rejoindre le Yosemite n’a rien d’exceptionnelle, nous traversons des cultures de fraises (sans doute OGM, mais plutôt bonnes quand même…) de tailles impressionnantes (des centaines d’hectares ?…), la Californie est le potager de l’Amérique et cela se voit !

Nous voilà donc dans la YOSEMITE VALLEE. Nous rejoignions l’emplacement de camping réservé sur la toile puisque aucun bivouac n’est possible, les rangers tournent et surveillent en permanence. Les seuls bivouac possibles sont ceux en montagne ou en pleine parois dans le terrible EL CAPITAIN (moyennant autorisation préalable bien sur!).

A notre grande surprise, pas de douche et sanitaires très très moyens… Pour plusieurs milliers d’emplacements de camping, il y a semble-t-il 2 endroits ou l’on peut aller prendre une douche… hallucinant… Les Américains ne sont-il pas des maniaque de l’hygiène ?…Nous sommes du coup bien content d’avoir une douche solaire : 20lit pour 4 douches, pile-poïl !

La vallée est belle, les montagnes sont belles, mais dans ce domaine, nous n’avons rien à leur envier, nos Pyrénées, Ardèche, Alpes, Verdons, Queyras… restent un must de beauté et de variété en la matière.

De plus, la ou l’on s’attend à l’ambiance montagne, donc plutôt libre et pas encore trop réglementée, on reste dans le système décrit plus haut, ça fait un peu usine à touristes, Disney land des montagnes… ou la liberté est encerclée d’interdictions…

Les ballades, même si très courues et sous un cagnard de plomb, sont quand même très belles et la baignade au sommet de la Yosemite fall est franchement sympathique. Nous regrettons de ne pas avoir vu d’ours qui sont pourtant à priori nombreux vu les précautions imposées de partout dans le parc (armoires métalliques obligatoire pour stocker la nourriture, le dentifrice… vidéo en boucle un peu de partout montrant des ours dans les voitures après avoir défoncé portes & vitres).

Nous traversons le parc pour ressortir à l’est ou nous pensions initialement rejoindre la Death Vallée ou Vallée de la Mort, de part la température extrême qui y règne. Considérant que nous sommes déjà dans l’extrême niveau température et n’étant pas encore maso, nous zappons cette fournaise annoncée et bifurquons pour une petite boucle en montagne du coté de June Lake.

Le bivouac au bord du lac à truite et au pied des pistes de ski est super, beau paysage de montagne, calme et sérénité. Pas de panneau rouge de partout et une ballade autour du lac via un sentier entretenu bénévolement par une association locale, voilà la montagne comme on l’aime par chez nous…19

 

 

 

 

 

[27 au 29 Juin 2015] La Séquoia National Forest & Le Trail des 100 géants

Rapide bivouac au bord d’un DAM, Isabella Lake, retenue d’eau pour fournir les agriculteurs du bas, DAM quasi vide… Un véliplanchiste d’un certain age, habitué du coin nous dit qu’il n’a jamais vu cela, que la sécheresse dure depuis 4 ans et que l’histoire commence vraiment à se compliquer… Profitant de ce constat, je le branche un peu sur le changement climatique et l’évolution globale qui n’est pas sur une bonne pente… réaction immédiate de rejet, encore un allergique à l’évidence, pourtant il avait une bonne tête ce monsieur là…

Bref, nous voilà maintenant en pleine forêt, nous avons perdu 15°c (ça fait trop du bien…) et arrivons au parking du Trail des 100 géants. Impatient, nous nous équipons rapidement et plongeons dans cette forêt de 1000 ans. A peine quelques mètres parcourus et nous voilà au pied d’un mastodonte, d’un géant, d’un truc en bois incroyable, imposant et infini… L’effet est garantie et le sentiment qui nous envahit est difficile à décrire… La nature est démente… La ballade est superbe, passant d’un géant à un autre, les plus hauts montent à plus de 80m ! les plus gros ont une circonférence de plus de 24m ! certains sont à terre, on peut voir leurs racines, on peut marcher et courir dessus, la ballade a quelque chose de mystique, une retraite en pleine nature qui aspire à la méditation et au respect…

 

[30 juin au 02 Juillet 2015] Las Vegas

Sans transition, un saut de puce en avion et nous voilà à Vegas. Nous avons pas mal hésité pour cette destination, qui représente tout ce que l’homme n’aurait jamais du faire, toute la démesure et le manque de discernement de l’être humain… dans cette démesure, il y a tout de même 1 chose qui me semble respectable et qui se trouve uniquement la-bas : des spectacles pharaoniques, des scènes et des moyens qu’on ne peut imaginer sans y être allé… Olivier avait vraiment envie de montrer cela aux enfants, voilà la raison de notre choix.

Nous avons opté pour KA, un spectacle du Cirque du Soleil avec une scène en plusieurs parties, qui se déplacent dans l’espace, dont une qui monte à la verticale ! Décrire cela est simplement impossible, imaginez simplement être en plein film de science fiction… Pour donner une idée, la scène, faite sur-mesure pour ce spectacle à coûté la bagatelle de 165millions de $… Si vous passez à proximité, franchement, à l’unanimité, le détour vaut la peine. C’était le cadeau d’anniversaire des enfants (merci les mamies & Papies), cadeau qu’ils n’oublieront sans doute jamais…

Pour le reste, Vegas, c’est aussi un truc de fou ! L’avenue principale : le Strip, est un Disneyland démesuré… les grands hôtels sont d’une taille inimaginable, avec galerie marchande, salle de spectacle, restaurants, fast-food, piscine, spa, coiffeurs, esthéticienne, animations, manèges… et bien entendu machines à sous !

 

Dans une salle on a estimé qu’il y avait plus de 3500 machines à sous… Oui, oui, 1 seule salle d’un seul hôtel… Les chambres sont très accessibles en semaine, les hôtels attirent les joueurs avec des logements à prix raisonnable pour le confort incroyable. Certaines galeries marchandes sont aménagées comme des rues, avec des vrais et de fausses façades et un plafond type ciel en trompe l’œil ; l’ensemble avec des éclairages super au point pour un résultat bluffant : on se croirait quasi en extérieur… Ainsi, dans le VENISE par exemple, on peut se promener en Italie mais également faire un tour de gondole au milieu des rues, puisqu’un canal a été recréé dans ce décor… On peut aussi se prélasser sur la place Saint Marc, qui doit faire la taille d’un terrain de foot sans aucun pilier au milieu (les techniciens de la construction apprécierons) avec un plafond à au moins 30m…

Ces hôtels, qui doivent être de la taille de la Part-Dieu pour donner une idée, sont bien entendu entièrement climatisés, avec leurs grandes et nombreuses portes des salles de jeux ouvertes sur la rue pour attirer le passant, rue qui est à +44°c à cette période de l’année… Je n’ose pas imaginer la puissance cumulée des groupes froids de Vegas et le nombre de barils de pétrole qu’ils ingurgitent chaque jour… Du coup, quand on se promène sur le strip, on passe d’hôtel en hôtel pour limiter le temps dans la fournaise extérieure.

 

[02 au 09 Juillet 2015] Denver

Après un nouveau saut de puce en avion, nous voilà à Denver, dans le Colorado. Nous rendons visite à Alain, le Tonton de Sonia, qui y habite avec sans enfants, après avoir pas mal vadrouillé en voilier autour du monde. Se poser 1 semaine, avec tout le confort, une chambre privé, la liberté de laisser les enfants, de vadrouiller, sans se soucier du lendemain, fait du bien de temps en temps. Les enfants profiterons bien de leur cousin et seront bien gâtés par Alain. De notre coté nous en profiterons pour faire quelques achats et par la même découvrir ce mode de vie à l’Américaine…5

 

Merci Alain et Jessica pour votre accueil dans votre belle vila.

 

L’heure est venu de quitter les States, nous avions peur de ne « rien voir » avec seulement 3 semaines sur place, nous partons finalement satisfait, ayant bien profité…

Cap sur le milieu du Pacifique, La Polynésie Française… voilà qui fait encore plus rêver… See you soon !

24- COSTA RICA

Désolé pour le retard, mais le temps passe si  vite sur la route… Pour récompenser votre patience, voici un post bien de chez nous : ça grogne FORT !!!

Coup de Cœur ❤

Les superbes plages et les animaux (sauf les moustiques, hein Sonia…) omniprésents, vraiment sympa…

1

 

 

Coup de Gueule 😡

En manque d’inspiration lors de notre dernier post, me voilà avec une liste longue comme le bras pour le Costa Rica !

Par quoi commencer ?…

Le touriste n’est pas une personne en cette contrée, mais juste un simple porte-monnaie. Le pays vit en grande partie grâce au tourisme mais l’essentiel du business est assuré par des yankees, les locaux ne profitant que de l’emploi généré pour un salaire misérable de quelques centaines de $, le $ étant roi… Les quelques rares locaux ayant leur propre business mettent encore moins de forme que les yankees à dépouiller le visiteur partant du principe que moins il en fera & plus il en prend, mieux il se portera… Belle mentalité…

Le pays est pourtant beau et riche en biodiversité, mais l’écrasante majorité de la population reste pauvre et exploitée, soit par le business-man chassant le touriste, soit par des plantations de bananes ou de palmiers à huile pour fabriquer le Nutella du même yankee…

Le moindre sentier, volcan ou point de vu est payant et vu la densité de la forêt et accessoirement les bébêtes peu sympathiques qui s’y cachent, difficile de sortir des sentiers battus et dollarisé$ !

Les prix sont chères, très chères, heureusement que la nature généreuse permet aux locaux n’ayant pas les moyens de fréquenter les supermarchés, de se nourrir correctement.

On a envie de leur botter le derrière pour qu’ils récupèrent leur pays et le business du tourisme en mettant un peu d’éthique et de respect dans tout cela…

Mais la mentalité est un peu au « moins j’en fais mieux je me porte » appelée ici « Pura Vida »et le gouvernement semble plus aider les investisseurs étrangers que ses propres citoyens.

Si nous avions su, nous serions sans doute allés au Panama ou Nicaragua, bien moins touristiques mais sans nul doute bien plus supportables.

 

C’est bien :mrgreen:

Heureusement ils ne font pas encore payer les plages (bien que l’on ne puisse plus faire de snorkling sans guide en certains endroits..) qui sont superbes coté Pacifique comme côté Caraïbe, avec une eau à une température parfaite, ~30°c, tous les jours, toute l’année ; nous en avons donc bien profité. Les vagues se prêtent au surf sur toute la cote pacifique, plus gentiment sur le côte caraïbe, nous en avons donc aussi profité tout comme les animaux, notamment les singes omniprésents qui nous ont ravis par leurs acrobaties à quelques mètres de nos yeux attendris.

 

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Les prix à 2 vitesses : Touristes / Locaux. Dans la majeur partie des endroits touristiques, vous payerez tout ~3x plus cher, que ce soit pour visiter un parc ou acheter un ananas… De plus le logement est hors de prix et il est vraiment difficile de trouver des plans à la routard !

 

Santé o_O

Les moustiques et les puces de sable se sont délectés des jambes de notre chère Sonia et dans une moindre mesure de celles d’ Eliot… ça gratte !!!

 

 

Réflexion du jour 💡

Jeunesse, rebellez-vous !

Je ne surprendrais sans doute personne en disant que nous trouvons l’évolution de nos sociétés déplorable et la limitation grandissante de nos libertés invivables. Ces interdictions sont plus faciles et plus rémunératrices que d’améliorer l’éducation pour solutionner les problèmes.

Ce qui me surprend toujours, c’est la résignation des jeunes et leur docilité face à cela…

Soyez critique, analysez, faites-vous votre propre idée du bien fondé des restrictions que l’on vous impose et n’acceptez pas ce qui semble abusé !!! Bien entendu, en territoire étranger, il faut être plus prudent et modéré, mais le combat est somme toute possible.

Arrêtez de croire que les règles sont justes et bien fondées, nos décideurs sont pour la plupart des égocentriques shootés au pouvoir et à l’argent, corrompus par les lobbys, rien de respectable…

Attention, je ne dis pas que tout est à rejeter et qu’aucune règle n’est nécessaire (j’opterais bien pourtant pour une société anarchique, mais la formule semble malheureusement utopique face à la race humaine…) ; mais faites le tri !!!

Vous comprendrez sans doute mieux mon humeur en lisant ce qui précède et ce qui suit…

 

Jour après Jour

[15 au 17 Mai 2015] San Jose & Location de Voiture

1 nuit à San José, petite capitale au centre du pays, histoire de faire le tour des loueurs de voitures pour dénicher un prix correct. Tout ce que l’on trouvait sur le net était hors de prix cause assurance à plus de 25$ / jour ; sur 1 mois ça fait de l’argent…

Finalement, bon choix, puisqu’on trouve un beau Tucson 4×4 pour 950$ (pour le mois complet) chez « Economy Rent a car » (qui joue le jeu en proposant l’assurance mini de base et en acceptant l’assurance incluse de la Gold Mastercard) alors que sur le net rien à moins de ~1600$ ! Bon à savoir…

Route vers la Péninsule de Nicoya
Nous voila partis pour la péninsule de Nicoya, vers la playa Santa Teresa, au volant d’un gros 4×4, ça change du camping car et on passe un peu pour des américains…
On opte pour la route du nord afin d’éviter le ferry pour gagner quelques sous. Oh surprise, la route asphaltée s’arrête bien vite pour laisser place à de la piste pas toujours très bonne, on ne s’attendait pas à cela dans la « petite Suisse de l’Amérique du sud »… ; mais bon avec notre beau tout terrain ça passe beaucoup mieux qu’avec notre maison à roulettes !
Nous pensions arriver à destination en fin de journée mais la piste est lente et la nuit tombe tôt… De plus pour mettre un peu la pression, 1 premier passage à gué se présente devant nous… ça semble quand même profond et, de nuit, on est pas super motivé pour aller repérer, vu qu’à priori il y a pas mal de bébêtes pas très sympathiques dans ce coin du monde…

Il y a pas mal de traces, ça doit bien passer ?… On bloque le différentiel av/ar et on tente le coup… 10, 20, 30, 40cm d’eau… ouf ça remonte et ça passe… petite bouffée d’adrénaline !
On nous avez dit qu’un 4×4 était indispensable, on confirme !!

A peine remis, nous voilà face a un deuxième passe à gué, plus long, en 2 parties, qui semble + périlleux… on passe la première partie jusqu’à un îlot au milieu du Rio, mais l’autre moitié nous semble pas jouable de nuit… demi-tour et recherche d’une chambre pour la nuit

Après la visite d’un lodge à 150$ la nuit que l’on laisse donc aux Américains, on trouve une chambre un peu pouilleuse à 30$ en pleine forêt, il fait chaud et moite, c’est une horreur, heureusement il y a des ventilos de partout, ça aide. Rapide dîner au bouic-bouic du coin ou on mange finalement plutôt bien et qui fait aussi boulangerie puis tentative de dodo dans cet hammam en pleine jungle…

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Après cette première nuit chaude et moite, nous retrouvons avec délice la clim du 4×4 et retournons inspecter de jour le passage abandonné la veille. Même en plein jour, ça donne pas confiance… on attend donc un peu histoire de voir si quelqu’un arrive. Après quelques minutes d’attente, un véhicule arrive sur l’autre rive et s’engage. Nous repérons bien ou il passe et l’arrêtons pour lui demander si l’on peut bien rejoindre la Playa Santa Teresa via cette belle autoroute… Histoire de nous mettre en confiance, le gus nous répond Oui mais qu’il ne sait pas si le passage à gué suivant, plus gros que le présent est fréquentable 😦
N’ayant nul envie de faire demi-tour et restant toujours joueurs nous poursuivons et passons donc ce nouveau rio avec brio !

Après quelques km de belle piste en pleine jungle, nous voila donc devant cet ultime passage qui nous sépare de notre plage Carte Postal. Même stratégie : on attend que quelqu’un arrive pour voir si ça passe et par ou ça passe… Voila cette fois-ci une petite moto qui arrive sur l’autre rive avec un jeune pilote et sa dulce à l’arrière. Après avoir ôté leurs chaussures, ils s’engagent à pas de loup, le guidon bringuebalant de gauche à droite secoué par les galets tapissant le rio. Exercice d’équilibre qui doit demander un peu de maîtrise et d’entraînement, réalisé sans faute puisque les voilà près de nous, secs, sur l’autre rive. Le jeune nous confirme que ça passe sans problème avec notre grosse voiture à condition de bien suivre le trajet en L qu’il a suivi.
Inquiets et appliqués, nous nous exécutons une fois de plus avec succès.
Le Costa Rica, ça sent de suite un peu l’aventure ! Chouette, pas vrai les enfants ?
Ce coup ci nous voila devant cette belle plage de sable blanc et oh surprise : l’eau est chaude, super chaude !! Trop bien…

 

 

Se loger au Costa Rica…
Notre enthousiasme retombe après quelques heures de recherche d’un logement puisque à moins de 100$ la nuit, vous n’avez rien de correct, juste une piaule miteuse que l’on oserait même pas louer à sa belle-mère 😉
Même le seul camping nous demande une petite fortune… et vu la chaleur, l’humidité ambiante et la saison des pluies, on a pas super envie de dormir sous tente… on décide donc de s’éloigner de ce piège à touriste dans l’espoir de trouver des prix plus raisonnable. Après de nombreuses demandes, négociations infructueuses et déconvenues, las et voyant la nuit arriver, on signe finalement à Cabuya pour 1 semaine dans un bungalow à 50$/nuit ; chez le seul qui a accepté de négocier.

En cette saison des pluies, il y a peu de touristes et donc beaucoup de places de libres, mais tous préfèrent laisser inoccupé plutôt que de baisser leurs tarifs… ça énerve un peu…
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Bref, nous voilà dans un beau petit bungalow, à 50m de l’océan et avec charmante petite piscine que les enfants ne quitterons plus. Ça coûte un peu mais on compte bien en profiter ! Après tout, on a bien nous aussi le droit à quelques vacances ! 😮

Première soirée sous nos palmiers, bercés par le bruit des vagues, les cris d’oiseaux et de singes hurleurs que l’on entend mais que l’on verra que 2 jours après.

Pour ceux qui n’ont jamais entendu le cri du singe hurleur, ça peut surprendre au début, voir effrayer les enfants ! Ça ressemble un peu à Donkey-Kong quand il est en colère !

   
Nuit chaude et moite, faudra s’y habituer, car c’est le standard ici sauf dans les montagnes en altitudes.

 

 

[18 au 27 Mai 2015] Plage & Surf
Lily ayant beaucoup aimé sa séance de surf au Chili, nous lui offrons 1 semaine de cours à Montezuma, sur la plage idyllique de Playa Grande, Eliot en profitera pour s’amuser en bodySurf pendant qu’Olivier nagera plus que ne surfera et que Sonia assurera la sécurité depuis la plage 😉


Cet endroit, en plein parc national, est préservé, avec des vagues pour tous les niveaux suivant la marée et une belle marche de 30mn quotidienne pour y aller. Portant les planches et les fruits pour le goûter, ça fait des journées bien sportives mais bien belles et agréables… apéro mérité le soir dans notre bel havre de paix…
Au final, Lily est ravie bien que pour nous, les locaux que nous avions préféré au bureau tenu par des yankees ont fait le minimum sans aucune conviction, cœur et fantaisie… grrrrr….


 


Les Fruits, Les Fleurs
Voila un sujet qui ne fâche pas puisque les bananes sont exquises, tout comme les mangues et les ananas que l’on mange en quantité malgré les prix, qui bien que raisonnables, sont souvent 2 à 3x ceux des locaux, tronche de touristes oblige… ça aussi va falloir s’y habituer, car avant d’être des hommes, ici, nous sommes des porte-monnaie… pas glop pour les voyageurs au long court…
Coté fleurs, la nature est également généreuse, un vrai bonheur pour les amateurs.


[28 au 04 Juin 2015] Côte Pacifique
Nous quittons cette belle péninsule pour rejoindre le continent. Nous optons ce coup-ci pour la route la plus directe, en bien meilleure état que la piste par la forêt prise à l’aller, en prenant le bac à Capo Blanco jusqu’à Puntarenas. L’idée est de se trouver un logement entre Jaco & Quepos.

Même galère pour trouver un logement à prix raisonnable, multiples demandes dans des endroits déserts et multiples refus de négocier le moindre $ de remise, mieux vaut ne pas travailler que de vendre à des prix remisés ?… Mais la chance finie par nous sourire, puisque nous tombons sur un prof de surf super sympa, à « Esterillos Oeste » qui, tout comme nous ne comprend pas cette logique et décide de nous aider ! Il nous emmène faire le tour des lodges / hôtels et négocie pour nous ! Finalement, il convainc une dame de nous louer un petit appart tout équipé pour les 35$/nuit que nous nous étions fixé ! Cool ! Nous voilà repartis pour 1 semaine en bord de plage avec une petite piscine bien agréable en prime 🙂

 

De là, nous rayonnerons.

Quepos, sans payer le parc « Manuel Antonio » qui ne nous apportera rien de nouveau par rapport à ce que l’on a déjà vu, mais qui nous allégerait de trop de billets à notre goût.

San Gerardo de Dota, dans le Parc de Los Quetzal, ou nous verrons donc les fameux et superbes Quetzal Resplendissant. Pour la petite histoire, la route menant à San Gerardo passe par les montagnes, à plus de 3000m d’altitude, et le bled est au cœur de la forêt de nuages à plus de 2000m. Inutile de dire qu’il faut donc se couvrir et être équipé pour la pluie. Sauf que sur ce coup là, on est juste partis comme des touristes, en short et chemisette vu la chaleur intenable des bas, sans regarder à quelle altitude nous allions et sans même estimer le temps de parcours. Résultat, la sortie à la journée prévu s’est transformée en 2 jours avec nuit sur place sans aucune affaire et en arrachant le tissus des sièges de la voiture pour se couvrir tellement on a eu froid !!! Souvenirs, souvenirs…

A part cela, le coin est magnifique, sauvage, au milieu d’une forêt magique, avec un ruisseau à truite renommé (il y a d’ailleurs un élevage de truites, avec de délicieux filets à déguster de partout dans la vallée). Il y a même un joli petit sentier gratuit pour aller voir des cascades en pleine forêt, sentier gratuit ! Oui, oui !!!

Sur la route, Eliot aurait vraiment bien craqué pour un accrobranche à flanc de montagne, en pleine canopée, mais le prix à l’américaine (~50$ / pers de mémoire) nous a fait reculer malgré l’instance à peine prononcée de notre bambin déterminé…

 

Rain Forest, une belle balade en forêt, avec des passerelles dans la canopée, au milieu de cette forêt luxuriante, et avec en prime de belles baignades dans des gours le long d’un ruisseau à l’eau limpide. Seul bémol, le manque d’animaux, par contre, nous y avons déjeuné, pour 5$, mets familiaux préparés à la local par 2 dames sur place, à volonté et surtout délicieux !

 

[05 & 06 Juin 2015] Le Volcan POAS

Le temps passe et notre semaine coté pacifique se termine, nous prenons donc la route pour le centre du pays afin de rendre visite au volcan Poas, site le plus visité du pays.

Toujours dans notre quête du logement à prix raisonnable, nous croisons un restaurant Français, à proximité du volcan et planterons finalement notre tente dans son jardin, cool ! Du coup, nous dînons chez lui pour un prix bien élevé et une qualité franchement moyenne… déception… quelle image désastreuse de la cuisine Française…

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Le lendemain, nous partons donc pour le Volcan. Après avoir payé l’entrée, on nous raquette de nouveau pour le parking !! grrrr !! Bien que très couru et peu étendu, le volcan et ses quelques km de sentier sont vraiment beaux et la visite en tout début de matinée, avant l’arrivée des cars de touristes est bien agréable.

 

 

 

[07 au 15 Juin 2015] La côte Caraïbe

Nous voilà donc du coté Caraïbe à Cahuita, bien moins touristique d’après le Lonely Planet mais dans les faits on ne voit pas beaucoup de différences… Les guides ne semblent pas très honnêtes sur ce coup-là puisque la côte est également très agréable et les pluies, annoncées comme abondantes, ne sont pas si fréquentes et pas du tout désagréables de toute façon vu la température !

Pour une fois, on a de la chance, car arrivés de nuit comme d’habitude, notre première demande de gîte sera la bonne, 1 semaine pour un prix raisonnable chez Brigitte, une suisse installée ici depuis de nombreuses années et proposant entre autre des balades à cheval.

Nous voilà donc reparti pour 1 semaine à 100m de la Playa Negra (de sable noir ce coup-ci) ; avec de belles vagues pour se baigner mais quelques courants bien marqués dont il faudra se méfier avec les enfants…

L’ambiance est bien différente de ce coté, la population est noire et le flegme Caribéen est de rigueur. L’ambiance est cool et décontractée, nous ne ressentons aucune insécurité,contrairement aux mises en gardes injustifiées des guides…

 

Playa Blanca et le Parc National de Cahuita

Cette belle plage de sable blanc marque le début du parc national. La plage est superbe et très fréquentée par les locaux le week-end, car le parc est gratuit, oh, miracle !

Par contre, le seul spot de snorkling, à la pointe du parc et interdit sans guide et bateau !! Là, ils dépassent la ligne rouge ! Hors de question de payer pour voir 3 poissons, Olivier et Lily partent donc à la nage rejoindre le site à environ 500m du rivage ou 2 bateaux mouillent déjà avec quelques touristes à bord. La visibilité est pourrie, on ne voit pas à 2m… arrivée à quelques encablures du site, un bateau nous rejoint et nous jette un gilet de sauvetage que je lui renvois immédiatement. Le gus nous dit qu’il est interdit et très dangereux de venir à la nage et que nous devons faire demi-tour. Je l’envoie bouler et continu d’avancer avec Lily qui me cramponne. Le bateau nous tourne alors autour en criant que c’est dangereux histoire de rassurer un peu plus notre Lily téméraire de nature… Je le maudis et l’aurait bien harponné si j’eus été équipé ! Finalement, au bout de quelques minutes, voyant que nous ne lâcherons pas, il s’éloigne, mais le second bateau prend le relais… Las et dégoutté, nous rejoignions donc le rivage ou Sonia & Eliot nous attendent. Nous sommes accueilli par un pseudo gardien de Parc nous menaçant de je ne sais quoi, le premier bateau étant allé cafeter comme à l’école. Inutile de dire que je commence à fulminer et à mélanger Français et Espagnol pour lui exposer mes pensées à haute voix, alors que Sonia tente d’éteindre l’incendie. Vous comprendrez maintenant mieux l’objet de la Réflexion du jour du présent post, d’autant que les jeunes rencontrés ne semblaient pas énervés, que la plupart ont payé pour se rendre sur ce site très moyen, avec très souvent une visibilité nulle qui ne fait pas reculer les voleurs de touristes !18

Heureusement, un autre site, plus sympa, est libre d’accès non loin de la frontière avec le Panama ; nous en avons profité à 3 reprises pour une belle initiation avant le nec+ultra à venir de la Polynésie.

 

 

La ponte des Tortues sur la plage

Le Costa Rica est connue pour ses plages à Tortues, de nombreuses associations existent pour veiller et limiter le braconnage. On nous a dit qu’un œuf se vend jusqu’à 100$ pièce au marché noir ; sachant qu’une tortue pond en moyenne entre 100 et 200 œufs par ponte et qu’il est beaucoup moins dangereux de se faire arrêter pour trafique d’œufs que pour le hold-up d’une banque… Inutile de vous dire que les clients sont donc nombreux et que les Mafias commencent à priori à s’y intéresser…

Nous avons donc tenté à 2 reprises de les voir, malheureusement sans succès… Lors de notre première tentative, un soir une fois la nuit tombée, nous avons pourtant eu la joie d’une telle découverte durant quelques longues secondes, retenant notre souffle et chuchotant à voix basse, avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’une sculpture superbement réalisée et franchement trompeuse (surtout dans le noir à la seule lueur de nos frontales en mode lumière rouge, celle qui dérange à priori le moins ces chères mastodontes). On ne se moque pas…

Par la suite, nous avons parcouru la plage avant d’être ennuyé par de pseudo guides locaux nous disant qu’il est interdit de parcourir cette plage, connue pour ses tortues, sans guide (que l’on se doit bien entendu de payer grassement, tortue ou pas !!! Grrrrr). Nous n’avons pas lâché le morceau et avons bravé une fois de plus cet interdit douteux malgré ces casses-cou….. qui nous tournaient autour…

Un peu plus tard, une bénévole nous a dit qu’ils n’avaient pas vu de tortue depuis plusieurs semaines… dommage…

La deuxième tentative sera un matin tôt, à 5h, au levé du jour, sur une autre plage, guidé par Lucas (voir ci-dessous), sans plus de succès.

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HAKUNA MATATA, Gite Low Cost au top

Nous pensions terminer notre séjour au Costa Rica plus en forêt et en hauteur, dans le centre de l’île, mais vu la difficulté de trouver des logements à des prix corrects et le fait que l’on se sente très bien par ici, nous décidons de rempiler à Cahuita pour les 5 derniers jours. Suivant le conseil de notre Boulanger Français chez qui nous achetons avec plaisir un bon pain tous les matins, et accessoirement un éclair de temps en temps… nous déménageons pour loger chez Lucas, un Italien haut en couleur qui tient un gîte à prix très raisonnable vraiment très sympa. Les enfants ont eu droit à de multiples parts de gâteau, nous au jambon cru fait maison avec du cochon noir local acheté en forêt et à partager gratuitement leur table à 2 reprises pour des pâtes fraîches sincèrement délicieuses ! Merci Lucas pour cet accueil.

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JAGUAR RESCUE CENTER

Un parc qui récupère les animaux en déperdition, les soigne et les relâche dans la mesure du possible ; avec une belle éthique et pour un prix raisonnable. De très nombreux animaux, de toute sorte, soignés avec amour par de nombreux bénévoles passionnés et passionnants.

 

Le Mirador Natural Las Mercedes

Conseillé par Lucas, nous avons parcouru un beau sentier, sur les hauteurs de Cahuita, en pleine forêt, qui chemine jusqu’à un belvédère (malheureusement, le temps n’était pas avec nous sur ce coup là, la vue était donc un peu limitée…), accompagné de Alvan, un local, gardien de nuit au parc, qui a ouvert ces sentiers et qui les entretiens pour sans doute arrondir ses fin de mois.

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Alvan est né dans la forêt et y vit maintenant avec femme et enfants, dans des conditions, disons spartiates… Il connaît tout de sa forêt et de ses habitants, l’utilisation médicinal ou autre des différents arbres et plantes, les petites grenouilles emblème du Costa Rica (venimeuse, bien qu’il se permette de les attraper à la main, mais pour nous, Pinpin, il vaut mieux éviter !), les fourmis géantes (qui piquent fort, très fort, au point qu’il en a jeté sa chemise menacé par une parvenue sur son col et que notre Lily marchait sur des œufs effrayée par la description horrifiante d’une piqûre décrite par Alvan…), les singes bien entendus et encore 1000 choses…

Une courte promenade commentée avec passion sans arrière pensée pécuniaire, voilà ce que l’on aurait aimé trouver plus souvent ici et comment il a récupérer une bonne étrenne que l’on n’aurait jamais lâché demandé à l’avance… Mind it Costariciens !

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Chao Costa-Rica et Bye-Bye pays hispanophones, Maintenant, on file chez l’oncle Sam !

23- Nord de l’Argentine & Brésil

Coup de Cœur ❤

Incontestablement les chûtes d’Iguazu qui entrent directement dans notre TOP 3. Vraiment très impressionnant…

 

 

Coup de Gueule 😡

Pour une fois, on ne grogne pas… mais promis, la prochaine fois on trouvera bien un truc qui nous agace !!

 

 

C’est bien :mrgreen:

Les Brésiliens sont adorables, toujours près à vous aider, avec le sourire en prime. Les gens sont joviaux et vraiment gentils, le contraste est réel par rapport aux précédents pays visités.

 

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Le Portugais !!! Je (olivier) pensais qu’en balbutiant quelques mots d’Espagnol, je m’en sortirais un minimum en Portugais… Grosse erreur… l’accent est terrible ! on ne comprend strictement rien ! Ils auraient parlé chinois, ça aurait été pareil… dur, dur… 16Sonia, ayant des origines portugaise, était navré d’en être au même niveau que moi…
va falloir que j’en cause au responsable 😳

 

 

 

Santé o_O

Après la séance de massage type ostéopathie Japonnais par Pierre-Yves (de SOLAR INTI, voir post Compensation Carbone), plus aucun bobo au dos pour Olivier:-) trop bien. Pour le reste, RAS, voyager doit être bon à la santé ?… on va donc continuer 😉

 

 

 

 

 

 

Réflexion du jour 💡 Dangereux de voyager ?

Ce post nous amène au terme de notre périple en camping-car en Amérique du sud. Nous ne sommes quasiment pas allé au camping durant ces 4 mois et avons donc bivouaqué une centaine de fois, parfois en ville, dans de petits villages, en pleine nature, en pleine montagne… sans avoir eu le moindre souci, pas 1 fois ! Je ne suis pas certain que l’on fasse aussi bien en France et force est donc de constater que tous ces pays ne sont pas plus dangereux que le notre, peut être même moins.

Ce qui est amusant, c’est que quand on demande par exemple en Argentine si c’est sûr coté Brésilien, on nous mets en garde accusant le voisin de tous les maux ! Une fois passé la frontière, on demande aux Brésiliens et on obtient à peu près la même réponse !! celle-là même qu’on a entendu en France avant de partir et que l’on entend à tord de partout.17

Conclusion : ils faut arrêter de croire ces bruits de couloir que l’on veut nous imposer pour nous faire penser que l’on est mieux chez nous qu’autre part, que nos dirigeants font somme toute du bon boulot. C’est juste de la manipulation. La pauvreté n’engendre pas l’insécurité, cela est clair et nous ne sommes pas plus en sécurité en France qu’autre part, sauf quelques exceptions extrêmes bien entendu : Pakistan, Pays en Guerre ou ceux ciblés par les trop nombreux groupes de cinglés sous couvert de la religion…

 

 

Jour après Jour

[14 Avril 2015] La Frontière de VILAZON

Bon à savoir, aucun bureau de change coté argentin! Allez savoir pourquoi ?… Pensez donc à changer tous vos Bolivianos avant de passer en Argentine.

En quelques kilomètres, après la frontière, le décor change complètement, tout devient beaucoup plus aride, la pampa fait son retour ; les frontières ne sont sans doute pas là où elles sont par hasard…

Le nord de l’argentine est beaucoup plus pauvre que le sud, cela saute aux yeux aux premiers tours de roues, les villages ressemblent à ceux coté Bolivien, faits de petites cases en terre, sans aucun confort et sans quasi aucun service.

 

 

 

[15 Avril 2015] La Quebrada de Huamahuaca

Nous entrons dans cette vallée connue pour ces montagnes aux 7 couleurs ; de prime abord cela paraît prétentieux et bien vendu, mais force est de constater, quand on voit cela de ses propres yeux, que le dégradé de couleur est vraiment impressionnant !

Visite rapide de la ville de Huamahuaca, assez touristique mais sans réel intérêt, puis bivouac au pied de l’église de UQUIA qui attire le chaland avec pourtant bien peu de beauté…(avis Olivier)

 

[16 Avril 2015] Les Thermes de Reyes

Nous poursuivons la route jusqu’à ces thermes repérés sur la carte (on aime bien ce genre de petit bivouac 🙂 ). Nous perdons rapidement ~1500m d’altitude et passons en quelques km d’un décor semi-désertique à une forêt verte et luxuriante ! Incroyable !

Ces thermes s’avèrent un bivouac idéal, perdue en pleine forêt, calme assuré, avec une piscine chaude très agréable pour un prix raisonnable.

 

[17 & 18 Avril 2015] Cafayate

La route pour parvenir à Cafayate, la Quebrada de Cafayate est vraiment très belle, ponctuée de plusieurs curiosités naturelles tel que de beaux canyons ou un rocher en forme de Crapaud, sans compter les montagnes multi-colors rivalisants avec la Quebrada de Huamahuaca.

Cafayate est un lieu renommé pour les vins d’altitudes Argentin, la ville est agréable et les visites de caves sont un passage obligé. Nous optons pour un petit producteur de vin Bio, comptant en milliers de bouteilles alors que certains producteurs locaux parlent en millions.

 

 

Sonia étant porté sur la chose 😮 elle opte pour la dégustation, qui malheureusement se fait au pas de course avec un vin finalement de qualité moyenne…

 

 

 

 

[19 au 25 Avril 2015] SALTA

Nous optons pour le chemin le plus court mais le plus tortueux pour rejoindre SALTA, petite route de montage qui serpente dans cette forêt exubérante. Ambiance tropicale sous une pluie fine avec quelques vaches par-ci par-là couchées le long du chemin et de belles vues sur des lacs de montagne ; bien que plus court, l’itinéraire est plus chronophage mais la balade est bien belle.

Le départ pour le Paso de JAMA, col à plus de 4000m qui permet de rejoindre le Chili se trouve sur cette route ; nous y croisons quelques courageux cyclistes qui tentent l’aventure, dont un jeune couple de Suisse, chapeau bas !

Nous arrivons à SALTA et rejoignons donc notre point de chute : l’association SOLAR INTI → voir nos précédents posts :

 

Le hasard faisant bien les choses, nous retrouvons nos amis Suisse « Los Pinguinos » et passerons donc de nouveau quelques jours très agréables en leur compagnie, les enfants qui s’entendent à merveille sont ravis

 

 

 

Le Musée MAAM

SALTA est une ville agréable, nous y avons visité le Museo de Arqueologia de Alta Montaña (le MAAM). Celui-ci a été mis en place après qu’une expédition d’archéologues ait découvert un cimetière Inca au sommet du Volcan Llullaillaco à plus de 6700 mètres d’altitude.

Ce site archéologique est le plus haut du monde et un des plus fascinants. On y a trouvé une plateforme cérémonielle de 10 mètres sur 6 où étaient creusées dans la roche trois tombes à 1,5 – 2 mètres de profondeur. À l’intérieur de chacune se trouvait un enfant recroquevillé dans un état de conservation parfait, plongé dans un rêve de plus de 500 ans.

Cette adolescente de 15 ans (la Doncella), cette petite fille de 6 ans (la Niña del Rayo) et ce garçon de 7 ans (El Niño) ont tous trois été choisis par l’élite Inca de l’époque pour participer à ce rituel considéré par tous comme un très grand honneur.

Les sacrifices d’enfants, qui sont plus rares que d’autres dans la culture Inca, revêtaient une symbolique particulière dans le sens où la victime se voyait élever au rang de divinité (et non offerte en cadeau aux Dieux). À leur mort, les enfants rejoignaient leurs ancêtres et les Dieux pour veiller sur l’Empire.

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En résumé, l’hypothèse principale des historiens fait le récit de grandes cérémonies se déroulant à Cuzco au Pérou pour célébrer ces enfants choisis parmi les plus beaux des héritiers des plus grandes familles.

Une fois la fête terminée, les enfants entamaient un long voyage dans les Andes en compagnie de l’Inca, d’une délégation de nobles et des prêtres du soleil. Arrivés au sommet destiné à être leurs tombeaux, ils étaient revêtus d’une tunique d’apparat, l’unku, trop grande pour eux pour leur permette de continuer à grandir pendant l’éternité puis saoulés à la chicha pour les plonger dans un sommeil sans fin.

Une fois les enfants endormis par l’alcool et le froid, on les disposait au fond de leur tombeau, décidant de leur position et disposant aux alentours de nombreuses figurines de bronze (poupées et lamas), et tout un trousseau comportant de très jolies pièces de tissus et d’orfèvrerie.

C’est ainsi que les archéologues les ont retrouvés 500 ans plus tard, naturellement momifiés par congélation.

En effet, le froid (il fait perpétuellement entre – 20 ° et – 30 ° au sommet du volcan), le manque d’oxygène (la pression atmosphérique chute de plus de 50 % là haut) et la sécheresse de l’air ont permis de conserver intacts les enfants. Ce phénomène était sûrement voulu par les Incas, une manière de rendre ces enfants réellement éternels, à jamais au sommet de ces montagnes sacrées reliant le terrestre au divin.

En arrivant dans l’avant-dernière pièce, nous nous retrouvons face à trois grandes photos. Difficile de croire ce que l’on voit… Sur fond noir, se détachent les corps intacts de trois enfants dans des positions naturelles, les visages affaissés où l’on peut encore voir les cils, les mains recroquevillées où les ongles sont encore là, la peau foncée par le temps, mais semblant respirer…

Dans la dernière salle, nous tombons face à La Niña del Rayo, l’état de conservation est vraiment bluffant, son visage est encore plein d’expressions… séance émotion, particulièrement pour les enfants qui furent bien impressionnés… Seule 1 momie est exposée à la fois, ils en changent tous les 6 mois. Les momies sont conservées dans les mêmes conditions qu’au sommet du Llullaillaco, sous cloche en verre pour garantir leur parfaite conservation.

Beau musée et belles émotions, les enfants en parlerons pendant plusieurs jours…

 

[28 Avril 2015] La Ferme au Colibri

A Puerto Iguazu, nos amis suisses Los Puiguinos, nous ont conseillé d’aller voir la Ferme aux Colibris. Il s’agit d’un particulier qui a simplement mis de nombreux mangeoires à Colibri dans son jardin ; c’est derniers s’y sont habitués, se sont passés le mot et c’est donc un défilé incessant et incroyable de Colibri de toutes sortes, pas gênés du tout par notre présence parfois à quelques décimètre des mangeoires. Le spectacle est vraiment sympa et seuls les nombreux moustiques présents ont eu raison de notre contemplation.

 

 

 

[29 & 30 Avril 2015] Les chutes d’Iguazu

A la frontière avec le Brésil se trouvent les plus grandes chutes d’eau du monde, composées de plus de 275 cascades pour un débit moyen de 1500 m3/s, sachant que ce dernier est déjà monté à 46000m3/s, soit 46 millions de litre par seconde !!!

Inutile de vous dire que la visite vaut le détour 🙂

La visite peut et doit se faire des 2 cotés de la frontière. Coté Argentin, on s’approche vraiment des cascades, par le haut comme par le bas et on ressent donc bien cette force extraordinaire qui s’écoule devant nous. On reste scotché plusieurs heures sans problème devant ce spectacle époustouflant de mère nature… De plus, pour ne rien gâcher, les balades sont sympathiques et ponctuées de rencontres fréquentes avec :

  • des Coatis tellement habitués aux touristes qu’ils n’hésites pas à venir essayer de vous voler la nourriture que vous avez en main (attention aux morsures, parfois ça fini mal 😦 )
  • des petits singes qui jouent sans discontinuer leurs show d’acrobaties en tout genre
  • de nombreux oiseaux aux couleurs vives qui émerveillent nos pupilles

Prévoir une grosses journée pour profiter de l’ensemble, nous sommes arrivés en fin de matinée et avons manqué un peu de temps…

Bye bye Argentina, notre 3ième sortie du pays sera la dernière ; Ola Brésil, nous voilà !!

Coté Brésilien, on a plus une vue d’ensemble et on se rend mieux compte de l’étendue de ce cirque de cascades. Les ballades sont plus limités, les sentiers en pleine forêt sont payants et obligatoirement encadrées, soit disant pour une question de sécurité, cause Jaguar…

22Par contre, la ballade en zodiak pour venir humer le souffle des cascades est bien moins chère et sans limite d’age ! Du coup nous craquons histoire de se rafraîchir sous les embruns : Cool les Enfants hein ?!

 

Cette deuxième journée conclue donc cette belle visite qui restera pour sur comme un des moments fort du voyage.

 

 

[01 Mai 2015] Le Parc aux Oiseaux

Après un bivouac sur la parking des Bus sous la surveillance des gardiens du parc des chûtes (super calme en prime), nous enchaînons avec la visite du Parc aux Oiseaux qui se trouvent à quelques encablures.

Habitués au très beau parc aux oiseaux de la Dombe, qui se trouvait pas très loin de chez nous, nous avions peur d’être un peu déçu. Nos craintes ont vite été dissipées par ce parc bien pensé, beaux et diversifié, avec des volières de grande taille laissant à nos amis Oiseaux de beaux espaces pour se dégourdir les ailes. Nous pouvons donc voir de tout près de nombreux Toucans, Perroquets, Aras, Faisans et pleins d’autres… mais aussi Crocodiles, Serpents et Varans. Comme le temps passe vite…

 

[02 Mai 2015] Le Barrage d’ITAIPU

Avant de quitter cette région frontalière, nous passons visiter le Barrage d’ ITAIPU, 2ième plus grand barrage au monde. Quelques chiffres pour les techniciens :

  • 20 turbines pour une puissance totale de 14 000 MW
  • 1 Rotor pèse 1 760 Tonnes pour un diamètre de 16m
  • 1 ensemble Collecteur (10m!)+ Chambre spiral + tube de sortie d’eau, pèse ~1 700 T !
  • Record de production sur 1 an : près de 95 Millions de Mwh
  • L’équivalent en centrale thermique, consommerait 536 000 Barils de pétrole / jour

La visite « interne » étant interdite au moins de 14 ans, nous optons pour la simple visite externe qui est d’un intérêt limité…

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Bon, c’est pas tout, mais faut penser à rouler ! Cap plein Est pour rejoindre la côte Atlantique.

 

 

[06 Mai 2015] L’Ilha Do Mel

Ça fait un moment que nous avons quitté la côte Pacifique et retrouvons donc avec plaisir l’eau chaude et les vagues de la côte Atlantique. Pour ne rien gâcher, nous prenons un petit bateau pour aller passer une très belle journée sur l’île ILHA DO MEL qui commence à avoir un petit goût de paradis. Il y fait chaud, mais en cette saison d’hivers, c’est juste parfait pour nous (~28°c). Il y a beaucoup de monde mais hors saison, c’est juste tranquille. Nous y ferons donc une belle balade et de belles baignades dans les vagues près des surfeurs.

Y passer un week-end ou quelques jours de repos ne doit pas être désagréable… avis aux gens de passage.

 

[08 au 15 Mai 2015] Campinas

Il est temps de rejoindre la banlieue de SAO PAULO (qui se prononce SAN PAOLO, sinon, ils ne comprennent pas:-( ) à 300km de là. Nous pensions y arriver rapidement, mais mettrons finalement 6h pour le trajet, avec quelques beaux bouchons sur les autoroutes géantes autour de SAO PAULO qui s’entrecroisent et s’entremêle à en faire perdre le latin de notre GPS et le calme des 2 adultes…

Un grand merci à notre Amis Didier pour son accueil et surtout pour la prise en main de notre camper, en espérant qu’il puisse trouver un acheteur qui nous fait toujours défaut à ce jour…

Nous passerons quelques jours tranquilles, sans chercher à trop bouger ou visiter, profitant du confort oublié de sa grande maison. Hope to see you in Botswana my Friend !

Ces quelques jours mettent donc un terme à cette balade en camping car ; nous allons devoir « ré-apprendre » à voyager sans notre maison sur le dos, nous pourrons ainsi comparer les différents modes de voyage, bien qu’ayant déjà un pressentiment sur notre préférence… w’ll see…

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Nous ne regrettons pas l’itinéraire choisit et garderons un bon souvenir de cette partie du voyage. Seul les 4 mois ont été un peu courts pour pouvoir bien profiter, il nous aurait fallu 5 ou 6 semaines de plus pour pouvoir plus facilement s’arrêter quelques jours supplémentaires dans les endroits coup de cœur.

Tchao Amérique du Sud, Amérique Centrale nous voilà 🙂

19- Bolivie mon Amour

Coup de Cœur ❤

Le Salar d’Uyuni qui mérite vraiment le détour. Nous l’avions pourtant déjà vu il y a 12 ans, mais avons encore été bluffé par ce désert de sel blanc…

Coup de Gueule 😡

L’absence ahurissante de poubelle dans le pays et donc des paysages dégradés par les immondices omniprésents… Il nous est arrivé de garder 3 jours nos déchets dans le camion, incapable de trouver la moindre poubelle ! Nous pensions avoir vu le pire, mais la Bolivie surpasse ses voisins…

Le prix du diesel qui est juste 3 fois moins cher pour les nationaux que pour les plaques d’immatriculation étrangères ! (3.72 contre 8.8 bolivianos / litre) ; sans possibilité de négociation puisque les stations services sont toutes sous surveillance vidéo et l’achat en jerrycan par les locaux est limité à 20 litres pour éviter le trafique… Heureusement, on parvient quand même à gruger et à payer un prix raisonnable en achetant aux chauffeurs de bus ou camion (puis en siphonnant leurs réservoirs, les plus gros camions ont jusqu’à 1200 litres de capacité, nos 50 litres passent donc presque inaperçus), ou en achetant chez les revendeurs de jerrycans plus ou moins officiels, en pleine pampa (parfois, la pompe la plus proche est à plus de 150km!), qui ne semblent pas au courant de cette règle…

Le comportement des chauffeurs de 4×4 qui emmènent les1 touristes dans le salar et ses environs, qui se refusent à donner la moindre information et qui sont franchement désagréables…

 

 

C’est bien :mrgreen:

La Bolivie en générale, nous avons beaucoup aimé ! Malgré la pauvreté, les déchets, les chiens… le pays est magnifique, les traditions sont conservées, les tenues traditionnelles sont encore très présentes… Le dépaysement est total et haut en couleur. Les marchés sont fabuleux, y flâner est un pur plaisir, la nourriture de rue est bonne et originale, manger dans la rue coûte moins chère que de cuisiner dans le camping-car ! Pour 1€ on mange sans problème, pour 2 on se baffre et pour 3€, c’est un festin !!!

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C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Les chiens errant largement plus nombreux que dans les pays voisins qui en sont pourtant déjà infestés… Résultat, des crottes de partout, les rares poubelles éventrées, du bruit de partout toutes les nuits, une sécurité improbable, surtout pour les cyclistes qui sont à priori nombreux à passer pas les urgences… Incompréhensible que les autorités ne réagissent pas…

L’absence de panneau donnant les noms de rue ne simplifie pas la navigation du touriste en ville… heureusement que l’on trouve les noms sur certaines plaques avec les numéros !

 

Santé o_O

Tout va bien, malgré le mal de dos qui va, qui vient pour Olivier et une petite tourista pour Sonia et les enfants juste avant la sortie du pays : voir explication ci-après !

 

Réflexion du jour 💡

Internet : Drogue des temps modernes…

Internet a changé beaucoup de chose et les voyageurs n’y échappent pas. Voyager aujourd’hui avec du Wifi presque partout, les GPS, les cartes et outils de navigation sur nos smartphones, tablettes et autres, est presque14 une simple formalité. La technologie est incroyablement efficace mais atténue largement le goût d’aventure… De plus, le voyageur moderne passe presque autant de temps à chercher le wifi que le Kiwi… Si le wifi n’est pas rare, il est dans certaines contrées capricieux, lent et est donc très chronophage. Les psy ont de belles années devant eux, après « Les Alcooliques Anonymes », il va sans doute rapidement apparaître « Les Con-nectés Anonymes »… Nous sommes de la générations Internet et nous sommes chaque jour émerveillés par la puissance de ce nouvelle outil, mais devrions plus souvent et plus longtemps oublier ce monde virtuel pour profiter plus intensément de l’instant présent et de notre environnement direct… Hein ma chérie ?…N’en déplaise aux mamies… (mais je suis sur qu’un Papy sera d’accord!).

 

Jour après Jour

[29 Mars 2015] Douane Chili > Bolivie

Pour 1 fois, nous ne sommes pas trop en retard et nous présentons à la douane d’ Ollagüe vers 14h. Malheureusement, la douane est fermée, elle ne ré-ouvrira, peut être, que vers 18h, les douaniers étant très occupés par un barbecue et quelques bières ??!!! Nous apprendrons plus tard que c’est jour d’élection d’où ce fâcheux contre-temps… Ouverture à 18h30 bien pesé, nous voilà donc en Bolivie à la nuit. De plus, contrairement à ce qu’on nous avait dit, pas d’essence en vue, la prochaine pompe est à 150km, on y arrivera pas… Première négociation avec un camionneur pour siphonner 20 litres et nous permettre d’arriver à destination (sans le savoir, nous avons donc fait notre première bonne opération, puisque nous n’étions pas encore vraiment au fait de ce problème de prix d’essence et les camionneurs n’étant pas au courant de cette règle, vendent à 5 avec grand plaisir).

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[30 & 31 Mars 2015] L’approche du Salar par le sud

Après une nuit à ALOTA, petit village sur la route, pas super rassuré (on a pas encore de repère, on arrive de nuit, le pays est bien plus pauvre…), nous faisons escale à SAN CRITOBAL et découvrons avec plaisir les superbes tenues des Femmes, le marché (nous donnons quelques Doudous à des petits contraints de rester la journée dans les étales…) et l’ambiance générale dépaysante, émerveillant les enfants, qui comprennent définitivement qu’ils sont vraiment très loin de chez eux !

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Histoire de ne pas faire comme la majorité et malgré le manque d’information sur le trajet, nous décidons de tenter l’entrée dans le Salar pas le Sud, plutôt que de rallier directement Uyuni pour entrer et ressortir par cet accès principal.

Nous pensions être dans le Salar en 4h, il nous en faudra plus de 28…

Choisir le bon itinéraire et/ou celui praticable avec notre camping-car sur les cartes n’est pas vraiment possible et les gens à cette distance du Salar, ne savent pas plus que nous par ou il faut passer… Résultat des courses, après déjà plusieurs heures de route et quelques demi-tours et tentatives avortées, nous traversons un belle plaine de désert fort meuble suite aux récentes pluies, en serrant les fesses et en priant Elise (la déesse de l’enlisement ?…) pour que l’on ne se retrouve pas à la tombée de la nuit, ensevelis au milieu de nul part et à plus de 4000m d’altitude… Par chance, ou plutôt grâce au super pilote qui conduisait 🙂 , nous arrivons devant un campement de mineur. Nous demandons donc la route et comprenons vite vu la tête du gardien et des mineurs hilares par notre présence incongrue que ce n’est pas gagné… Retour sur la route de départ, par un passage moins périlleux, conseillé par le gardien inquiet de notre présence.

Il fait nuit, la nuit porte conseil, nous verrons donc demain où le vent nous poussera.

Après une nuit venteuse et fraîche, nous reprenons donc la route pour une entrée plus lointaine repérée sur la carte. Mais la piste envisagée s’avère de nouveau hasardeuse et la sagesse de notre grand âge nous pousse donc encore à faire demi-tour.

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Soudain, quelques 4×4 promenant des touristes nous passent devant, on les suit, ils vont pour sûr nous montrer le bon chemin ! Sauf que sur ce type de piste, un 4×4 va forcément bien plus vite que notre petit camping-car… Nous nous retrouvons donc rapidement seuls mais trouvons finalement la piste qui doit nous conduire au nirvana, grâce à un monsieur sympa de SAN PEDRO DE QUEMEZ, petit village tout perdu au sud du Salar, qui nous conduit jusqu’au départ de la piste (il fallait traverser le terrain de foot, on y avait pas pensé!).

Nous voilà donc repartis sereins et confiants, pour au moins 4 min, car la piste s’avère difficile, très difficile… notre moyenne arrive péniblement à 10 km/h et de nombreux passages nous font faire de l’huile pour la friture du soir !

Ce qui devait arriver arriva, mauvais choix du pilote sur une patte d’oie qui permettait d’éviter des sables mouvants, tentative d’accélération pour passer, mais notre pépère camping-car plonge jusqu’à l’essieu dans ce merveilleux paysage…

Tout va bien, le premier village ou il n’y a rien est juste à 20km… Après avoir déblayé de façon trop « light » sans doute, sans pelle bien sûr, touriste oblige… (à plus de 4000, même acclimaté, on s’essouffle vite…), première tentative vaine qui ne fait qu’enfoncer encore un peu plus notre maison et notre moral avec…

« Bon les enfants, on est des warriors, on va quand même pas se laisser démoraliser aussi facilement ! »

Au grand maux les grands remèdes : nous décidons de vider le camion afin de l’alléger au maximum et de creuser le temps qu’il faudra pour préparer une piste de billard afin de permettre à notre gros pépère de se sortir de là. Mac Gyver trouve même des pseudo plaques de désensablage (l’échelle en alu qui permet de monter sur le toit et celle du lit). La tache est laborieuse et un peu longue, surtout sous un soleil de plomb…. Après 1h30 d’effort, nous sommes fin prêt mais pourtant pas super confiant…

Sonia, toujours à l’affût, repère de la poussière au loin et suspecte l’arrivée d’un véhicule dans l’autre sens ! Gagné, un 4×4 s’approche. Nous l’arrêtons car il ne semblait pas forcément avoir prévu de le faire…. le chauffeur nous demande si l’on a besoin d’aide ?!

« Non, non, on s’amuse juste avec les enfants à faire un château de sable dans ce bel environnement hospitalier !!! espèce de c..illon !! »

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Le guide et le chauffeur, qui transportent un couple de touristes à l’arrière, se retournent et demandent : « On les aident ou pas ? Il y a des enfants avec eux… ». Sans attendre la réponse, je m’apprête à sortir mon lance-rockets pour leur rappeler les bonnes pratiques de savoir vivre en milieu inhospitalier… Heureusement, le couple d’Allemands répond par l’affirmative.

N’ayant ni eux, ni nous (touriste oblige toujours!) de corde ou sangle pour essayer de nous tirer, mais ayant franchement bien préparé le terrain, nous tentons donc la sortie en poussant, avec succès en 2 fois tout de même. Ouf…. Le chauffeur nous donne quand même quelques préconisations pour la suite de notre périple et chacun repart donc de son côté. Merci les gars, on a quand même bien apprécié le coup de main et promis les enfants, le pilote va être bien plus prudent pour la suite…

 

[31 Mars 2015] AGUA QUIZA

Nous reprenons donc la route et parvenons à AGUAQUIZA, petit village de quelques maisons en terre franchement isolé. L’heure du déjeuné ayant sonné depuis longtemps, nous faisons donc une halte bien méritée pour honorer la poignée de pâtes du voyageur.

Les enfants du village, curieux par cette apparition inhabituelle, défilent devant le camping-car ; en échangeant quelques mots, on comprend que l’école va bientôt recommencer et décidons donc d’aller faire une petite visite.

L’institutrice, seule pour une quinzaine d’enfants de 6 à 12 ans nous accueil chaleureusement.

Les enfants semblent être plus ou moins libres d’aller et venir durant la classe, une petite fille vient même avec son petit chat et un chien se promène au milieu des bureaux…

L’institutrice ne parlant pas 1 mot d’anglais, en profite pour demander à Olivier d’en apprendre quelques uns aux enfants. Me voilà donc au tableau noir traduisant des Hello, Good Morning / Afternoon / Night, Please, Thank you… Les enfants répètent en cœur et la maîtresse semble ravie…

Il n’y a bien entendu pas d’internet dans le village et le premier téléphone est à 6km… Il n’y a pas non plus de distribution de courrier et donc pas d’adresse… Difficile dans ces conditions de se former.

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Nous finissons cette belle rencontre par une distribution de Doudous qui enchante les enfants et réchauffe nos cœurs (désolé, on a complètement zappé la photo sur ce coup là…),

 

Nous visitons également un hôtel de sel, construit en 2 ans par un couple du village un peu plus entrepreneur que les autres. L’hôtel est superbe, aménagé et décoré avec beaucoup de goût, en utilisant uniquement les matériaux locaux (bloc de cristaux de sel et bois de cactus principalement) et avec des moyens et des outils plus de très limités : ces gens là ont de l’or dans les mains.

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Malheureusement, l’isolement, la difficulté d’accès et l’absence de communication (il faut réserver au moins 1 semaine à l’avance puisqu’ils relèvent leurs messages téléphoniques et électroniques qu’une fois par semaine) font que l’investissement est peu rentable et bien souvent vide… Vraiment dommage…

Une fois de plus nous reprenons cette route chaotique, pour on l’espère les derniers kilomètres. Après encore quelques passages inquiétants, des nombreuses cultures de Quinoa, des millions de Cactus géants, notre récompense blanche, lisse, éblouissante, magique se présente devant nous…

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[31 Mars & 01 Avril 2015] Le fameux SALAR d’Uyuni

Nous passons donc d’une moyenne de 10 km/h à se faire secouer comme des ORANGINAS, à un 100 km/h comme sur un billard ! Trop bon ! Trop beau ! Nous avions déjà fait le Salar il y a 13 ans, mais l’effet reste le même : bluffant ! Éblouissant ! Incroyable ! Superbe ! Seuls nos propres yeux peuvent traduire la magie du lieux… Avis à nos lecteurs qui passeront un jour en Amérique du sud…

Visite au soleil couchant de l’Isla INHUACASI… Juste superbe…

Le bivouac dans ce désert blanc, ou la couche de sel atteint par endroit 6m d’épaisseur, n’est que du bonheur, bercés au milieu d’un océan d’étoiles et de silence…

Biz à la belle Maybilline & Javier que nous avons pris en stop le lendemain pour sortir de ce paradis blanc et avec qui nous avons partagé une poignée de riz en guise de déjeuner.

 

[02 Avril 2015] Les Thermes de Calerias

Uyuni n’étant pas très sexy, nous filons donc rapidement, après avoir fait dé-saler (laver) notre maison sur roues, en direction de Potosi. Quelques poignées de km après Uyuni, un petit panneau « Thermes » nous agresse et nous contraint à prendre de nouveau une piste en direction des montagnes… Nous arrivons rapidement à destination.

La Bolivie étant plus pauvre que ses voisins, des lavoirs en béton ont été aménagés et les familles viennent ici pour la lessive et la douche hebdomadaire. La sortie semble se faire en famille, et c’est en piétinant plusieurs heures le linge qui trempe qu’ils le lavent. Après le linge, c’est le tour des ces dames qui n’hésitent pas à se mettre en simple culotte topless pour se laver au grand air, étonnant pour un pays très croyant et pratiquant.

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Nous profitons donc de ce bel endroit avec bonheur, de l’eau chaude pour la lessive, de la source d’eau potable froide pour faire les pleins, des toilettes, et bien entendu de la piscine ! Trop chaude en journée, le bain la nuit tombée, avec les locaux venant se laver et les étoiles au-dessus de la tête, est juste un pur bonheur ! (bivouac au top, avis aux voyageurs!)

 

[03 au 06 Avril 2015] Potosi

Nous voilà donc à Potosi, connue pour ses mines d’argent, de cuivre, de plomb, d’amiante… s’étalant à flanc de montagne entre 3600 & 4400m d’altitude. En 12 ans, la petite ville a pris de l’embonpoint et grouille de vie et de couleurs. Cherchant un bivouac sûr pour la nuit, nous tombons sur René, médecin plus très loin de la retraite qui a passé plusieurs années en France pour se spécialiser. Il nous propose de stationner au pied de chez lui et nous invite chaleureusement pour une petite collation qui se transforme rapidement en invitation à dîner.

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Cette petite soirée chez l’habitant est fort sympathique et nous permet de faire le plein d’infos, d’anecdotes, de conseils… que nous n’aurions jamais eu autrement. Nous sympathisons et finirons par dîner tous les soirs chez lui, en ayant le plaisir de goûter aux spécialités locales, comme ce gâteau de Quinoa salé/sucré très original et vraiment bon.

 

 

Les Mines

Nous avons hésité à y emmener les enfants, ayant un souvenir franchement rude de notre visite 12 ans au paravent… Nous optons finalement pour une visite privée (une guide rien que pour nous, qui de plus parlait un français presque parfait) le dimanche, jour de repos pour la majorité des mineurs, afin d’avoir moins de trafic (wagonnés de 1 à 2T poussés par les mineurs, qui vous obligent à vous plaquer aux parois quand ils arrivent), moins de poussière (beaucoup de poussière d’amiante, responsable de l’espérance de vie des mineurs qui se situe encore aujourd’hui entre 40 & 45 ans!!!) , moins de bruit et surtout pas d’enfants (à partir de 12 ans) au travail…

La visite fût en effet bien plus soft, peut être même un peu trop du fait du tournoi annuel de foot des mineurs le même jour, qui est obligatoire sous peine d’amende (?!), d’où une activité très très réduite dans la mine : nous avons croisé 4 mineurs en tout et pour tout.

Les conditions de travail n’ont quasi pas évolué depuis 1 siècle, les seules améliorations depuis notre visite précédente : l’apparition de quelques treuils électriques et marteaux piqueurs pneumatiques pour les équipes les plus fortunées et le port ponctuel de masque de protection lors des opérations les plus génératrices de poussières… Les wagonnés restent poussées manuellement, un grand nombre de mineurs reste équipés de pioches et l’utilisation de poudre à canon et de dynamite (le tout en vente libre à Potosi!!) est toujours libre et anarchique… Cela reste vraiment bluffant et aide encore à relativiser nos propres difficultés !

Nous avons également visité une des nombreuses raffineries, qui permet de séparer et purifier les différents minerais présent dans la roche extraite. Les installations semblent anti-diluviennes et l’utilisation de produits chimiques en grande quantité tel que le mercure, des acides concentrés… depuis des décennies nous laisse cauchemardeurs quand à l’état de pollution des sols dans la région… Cela dit, les choses se sont quand même améliorées depuis l’occupation Espagnol ou les esclaves étaient forcés de piétiner, pieds nus, les roches concassées dans ces produits et mourraient dans d’atroces souffrances très rapidement…

 

La Religion

~99% de la population Bolivienne est Chrétienne et croyante, une énorme majorité est pratiquante. Nous étions à Potosi pour la semaine sainte, Potosi compte 11 églises ; nous avons donc eu l’occasion de croiser de nombreuses processions un peu irréelles pour nos âmes d’athées : tenues dignes d’un déguisement pour Halloween ou Carnaval, portraits Saints XXL autour du cou, portage de Vierges ou autres statues qui semblent peser des tonnes… Voilà qui n’a pas motivé les enfants à croire au Père-Noël

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L’Hacienda musée CAYARA

C’est Dimanche, repos, chouette ! 😮 René nous emmène en promenade visiter une vieille Hacienda : http://www.hotelmuseocayara.com qui appartenait à une riche famille Espagnole du temps de l’occupation, avant d’être rachetée par le Grand-père du propriétaire actuelle début 1900. Ce petit-fils, historien et passionné par l’histoire locale a restauré avec beaucoup de goût ce grand domaine et les nombreuses pièces s’y trouvant.

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Nous apprenons donc que Potosi, du temps des Espagnols, était une ville plus importante que Paris, que les riches Espagnols de l’époque, grâce à l’Argent des mines, étaient plus riches qu’une bonne partie de la famille royale. L’hacienda abrite entre autre :

  • une bibliothèque d’une valeur inestimable, avec de nombreux ouvrages datant du 16ième siècle,
  • de nombreuses pièces d’armes (fusils, sabres, armures…),
  • une collection de pièce dont les seuls tickets d’opéra métallique au monde (entrée à vie pour celui qui détenait le modèle en Or, à l’année pour celui en Argent et pour une soirée en cuivre).
  • La première hydro-génératrice du pays, datant de début 1900, alimentée par une chute d’eau de 200m qui fonctionne encore à ce jour et alimente le domaine en électricité,
  • un des premiers vidéo-projecteurs PATHE de début 1900 également,

Il est possible de séjourner sur place, nous conseillons, avis aux amateurs !

 

La Laguna Ojo del Inca

Histoire de défouler un peu le coyote et de détendre le dos de son vieux papa, René nous emmène pour une baignade dans une superbe lagune au nord de Potosi remplissant un petit cratère, alimentée et chauffée par une source chaude en son centre. Eaux à 37°c, panorama magnifique… Dur dur…

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By-by Potosi et Merci René pour ta gentillesse et ton hospitalité, peut être à bientôt en France pour ta retraite !

 

 

 

[07 au 09 Avril 2015] Sucre

Sucre (se prononce Soucré) est une belle ville bien différente de Potosi : calme, propre, claire, spacieuse… Le marché est superbe, les étales de fruits sont éblouissantes, la nourriture de rue est délicieuse, le parc pour les enfants est magnifique… Nous y flânerons avec plaisir quelques jours, le temps de faire réparer les freins de notre Casa Rodante (joint maître-cylindre HS).

 

[10 Avril 2015] CHAQUI BAÑOS

Les thermes ne sont pas très courantes dans cette partie du pays, celles de CHAQUI sont donc connues dans toute la région, elles abritent une bonne cinquantaine de lavoirs et 4 piscines chaudes, attirant les foules le week-end. Nous en profitons 1 fois de plus pour faire notre lessive (les enfants ont été mis à contribution et ont maintenant bien compris la valeur ajouté de la machine à laver!), pour tremper au chaud et se faire une petite cuisson vapeur dans le hammam fort sympathique, dans lequel des plantes bienfaisantes et bonne-odorantes macèrent et où toutes les générations se retrouvent, de 5 à 95 ans !

Belle surprise en fin de journée puisque nous retrouvons par hasard René venu faire sa natation hebdomadaire.

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[11 & 12 Avril 2015] Visite de l’école de Tomatas

Au hasard d’un bivouac sur la route en direction de la frontière avec le nord de l’argentine, dans le petit et pas très riche village de Tomatas, nous décidons une fois de plus d’aller visiter l’école. C’est la fête annuelle des enfants et la journée s’annonce sous le signe de la détente. Les instituteurs sont ravis de notre visite et nous accueil les bras ouverts.

Rapide présentation, en abordant que la partie Amérique du sud de notre périple pour limiter l’incompréhension de la faisabilité d’un tel périple pour une assemblée qui doit vivre avec quelques $ par jour…

Un concours de dessin était prévu sur le thème du potager, Lily et Eliot prennent donc place sur un bureau pour participer, armés de la panoplie de crayon réglementaire.

L’ambiance est studieuse mais joyeuse, les enfants de 5 à 12 ans, sont un peu timides mais très souriants.

En milieu de matinée, une petite brioche accompagnée d’un chocolat chaud est offert aux enfants, financés par le fond mondiale pour la nutrition, sachant que beaucoup d’entre-eux ne doivent pas forcément manger beaucoup et/ou équilibré à la maison. Nous sommes bien entendu invité à partager cet en-cas et malgré mes mises en garde, Sonia et les enfants boivent le chocolat qui semble largement coupé à l’eau… à suivre…

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La matinée se termine doucement et se conclue par une distribution de Doudous qui enchante les grands comme les petits, leurs yeux et leur joie traduisent sans aucun doute la valeur de ce cadeau pour eux ! En remerciement, l’instituteur demande s’il y a des candidats pour venir nous réciter un petit speach (prière, récitations… on n’a pas vraiment compris) de façon un peu formelle… nous sommes un peu gênés mais écoutons donc impressionnés les quelques courageux orateurs qui défilent devant nous.

Fin de cette belle rencontre par une photo de groupe et de chaleureux au-revoir.

Merci pour ce partage et que l’étoile Chance s’installe au-dessus de votre village.

Nous reprenons donc la route pour Villazòn, ville frontière avec le nord de l’Argentine afin de rejoindre SALTA où nous avons rendez-vous avec l’association SOLAR INTI pour faire un petit geste de compensation carbone.

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En cadeau de sorti de ce pays captivant, l’effet Chocolat chaud se confirma et Sonia, Eliot et Lily se relayèrent le lendemain aux toilettes du camping-car… les enfants ont même finis avec une protection hygiénique féminine dans la culotte, Eliot ayant bien du mal à rester étanche ! Heureusement, la plaisanterie n’a durée qu’une petite journée et les choses sont rentrées dans l’ordre rapidement… la prochaine fois on écoutera Papa !

 

Tchao Bolivia, on gardera un beau souvenir de Toi,