44- Ce n’est qu’un au revoir :-)

Rédigé par Olivier,

Petit clap de fin, mais nous reviendrons, c’est promis, avec plus de jovialité et des choses plus sympa à vous suggérer !!!

Histoire de conclure en restant dans la lignée sombre de cette dernière parenthèse, je vous livre une réflexion écrite durant le voyage sur notre avenir incertain…

Ca remonte pas le moral, désolé, mais il est toujours temps d’agir !!!

A bientôt et merci de nous avoir suivi,

Le Crash est donc inéluctable

Avant ce nouveau voyage, mon optimisme sur la capacité des hommes à se raisonner pour arrêter la torture de notre chère Patchamama avant le stade létal, était bien malingre… Après quelques mois de vaine tentative de voyage, il a trépassé…

Je dois me résoudre, bien à contre cœur, d’admettre que Jacques, rencontré avec bonheur en Thaïlande, a raison : chacun doit faire son chemin et expérimenter ses erreurs avant de, peut être, un jour, grandir sur la voie de la sagesse…

En d’autres termes, quoi que nous fassions, tous ces pays, toutes ses personnes, voyant enfin une amélioration possible de leur confort matériel, si douloureux aujourd’hui pour la majorité d’entre eux et sans aucune notion élémentaire des effets indésirables associés, suivrons le même chemin désastreux que le notre dans un temps, qui ne saurait être suffisamment court pour éviter le jugement dernier.

Une anecdote valant mieux qu’une maladroite littérature, je vais vous parler d’Oan, belle Vietnamienne, la trentaine, diplômée à l’université, dans le domaine de la pisciculture, devenue gérante d’hôtel suite au constat qu’il était bien plus simple et bien moins usant de faire de l’argent avec le tourisme qu’avec son job initial! Nous avons pas mal échangé, sur tout et sur rien, notamment sur le présent sujet dont la pollution plastique des océans, puisque les plages de son village en sont un bien triste exemple même si cela ne choque vraiment personne ici… Et bien tenez-vous bien, le changement climatique, la chute de la biodiversité, les gaz à effet de serre… ça ne lui dit rien du tout…. Aucune notion même très élémentaire, de la simple signification de ces problématiques…

Inutile de vous dire que l’écrasante majorité, qui n’a pas eu la chance de caresser 1 seconde l’idée de passer par l’université, même souvent par le secondaire, ne peut guère en être à un stade plus avancé…

J’ai un petit montage photo, résumant en un cliché les dégâts du plastique dans les océans que je dégainais en début de voyage à ceux (tous…) qui me proposait du plastique à usage unique. Il m’a fallut un peu de temps, pas mal de regards hagards et de déconvenues, pour comprendre l’inutilité de mon geste… sans doute comme il l’aurait été chez nous il y a une vingtaine d’années.

On pourrait aussi parler de l’urgence d’interdire la vente d’allumettes dans tous ces pays, ou ils pratiquent la culture sur brulis, déforestant un peu plus chaque année et polluant l’air plusieurs mois à un point difficilement imaginable…

Je ne peux conclure sans re-évoquer cette ombre discrète, grandissante, avilissante, menaçante… je parle du numérique et plus spécifiquement du smartphone. Au delà de son impact environnemental qui dépasse maintenant celui du transport aérien (sachant que le volume de datas échangé double tous les 2ans…), qui n’occasionne pourtant quasi aucune retenue de consommation alors que prendre l’avion dévient un geste réellement vulgaire… ce qui m’inquiète encore plus est l’impact sur l’humain, allouant la majorité de son temps libre à ces choses avilissantes, plutôt qu’à la vraie vie, la famille, la culture, l’entraide, le partage, l’amour…

Durant ce voyage, on constate de partout le même phénomène. A table, dans les transports, au café, dans la rue, en groupe, en famille… les gens, les jeunes encore plus, sont scotchés sur leur écran.

Une nouvelle petite anecdote pour imager cela. Suite à la glissade de Sonia en scooter au Vietnam, je m’empresse de trouver une pharmacie, l’ampleur des surfaces à couvrir dépassant de loin la capacité de notre petite pharmacie de voyage. Les pharmacies, c’est un peu comme les épiceries, y’a un peu de tout, mais surtout beaucoup de rien, avec de plus des produits que l’on ne connait pas. Je demande donc conseil au jeune derrière le comptoir affairé à tuer tout ce qui bouge sur un jeu top niveau sur sa tablette. Après de longues secondes d’attente, il daigne enfin poser sa tablette et m’aider 30 s dans mes recherches, après quoi il s’empresse de rejoindre sa douce tablette en soufflant pour me faire comprendre que je dérange. Après 2/3 épisodes de la sorte, je lui demande si je le dérange et s’il a envie de travailler… réponse : « ben non, tu vois bien que je suis occupé ! »… That is the new real life !!!

De ce constat, imposant au voyageur quotidiennement de voir, subir et participer à ce qu’il est urgent d’endiguer, de ma précédente réflexion sur le voyage dénaturé en tourisme néfaste longue durée,
couronné par la galère habituelle de l’école en voyage, de notre Eliot plus du tout motivé,

vous comprendrez j’imagine aisément les raisons de notre retour anticipé, précipité par la peur d’une infection suite à une vilaine blessure au pied qui m’a valu une série de sutures au Laos bien connu pour la précarité de ses structures et compétences médicales…

Espérant que ces quelques récits et réflexions vous auront à minima divertis quelques peu, nous vous remercions de nous avoir suivi et vous donnons peut être rendez-vous dans quelques temps pour des nouvelles sur nos recherches du meilleur cap à suggérer à nos enfants et de celui à suivre pour nous afin d’être le plus cohérent avec nos constats, nos craintes, nos écrits et nos espoirs…

43-Laos

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Bonjour : sabaidee

4 Février 2020 ⇒⇒⇒ Fin du voyage

 

The last Guesthouse-4000 îles

Nous voici dans une maison sur pilotis depuis hier soir sur l’île de Don Det,

Au départ j’avais prévu d’aller sur l’île d’à côté; Don Khone en me disant qu’elle devait être plus calme moins de bateaux y arrivant. Mais au final nous sommes au calme et cette île ci est moins chère que sa voisine.

Nous n’avons pas décidé combien de temps nous resterions, mais notre petite maison et ses hamacs nous invite au farniente et à la douceur de vivre,

Pour cette première nuit étant arrivés tard, Eliot a dormi avec nous et Lily sur un auto-gonflant par terre. Il ne fait pas trop chaud  et pas de moustiques, nous n’avons même pas baissé la moustiquaire !

La guesthouse est constituée de cabanes / tepees en paille, douches et toilettes communs.

2020-02-04

Comme beaucoup en Asie il ne faut pas être très pointilleux sur l’hygiène des partie communes même si le proprio est très sympa et serviable et qu’il nous a rapidement apporté un matelas supplémentaire pour les enfants dorment plus confortablement.

Première journée, une matinée d’école ressemblant à toute les autres pour nos 2 feignasses, nous consacrons l’après midi à visiter l’île de don Det à vélo et traversons l’ancien pont français pour aller sur Don Khone et voir

  • les chutes d’eau de Li Phi ou Sonphamit.

Une jolie succession de rapides même si nous sommes en période sèche. Depuis quelques jours l’entrée est devenue gratuite alors qu’elle était à 25 000 kips, période creuse ??

On peut se balader tout le long du Mékong et au bout une jolie plage avec des tables et un bar pour attendre le coucher de soleil.

Nous rencontrons d’ailleurs Aillen et son chéri une dernière fois sur les bords du fleuve.

Le lendemain nous profiterons d’une plage installée sur un bras du Mékong pour nous baigner et manger de bon « spring rolls ».

Une journée de pause pour l’école, nos 2 écoliers-voyageurs ayant décidé de nous rendre fous, nous louons des vélos à la journée (10 000 kips/1euro) et partons faire le tour des deux îles et voir les dauphins de l’Irrawaddi.

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  • Les dauphins de l’Irrawaddi parlons en justement, nous avons hésité avant d’aller les voir.

Car ils ne sont plus que 4 ou 5 encore en vie dans le delta entre Laos et Cambodge, que la pollution générée par l’homme y est beaucoup dans leur disparition . Alors aller nous aussi en pirogue sur le fleuve pour le voir ou pas ? En même temps les enfants ont vu très peu d’animaux en Asie comparé à notre premier voyage en Amérique du sud.

Bien qu’il circule dans les grands fleuves, c’est un dauphin océanique. Les dauphins de l’Irrawaddy du fleuve Mékong sont inscrits par l’UICN sur la liste des espèces en danger critique d’extinction. Nous ne passons pas par des multiples agence/tour opérateur et allons directement à l’embarcadère nous renseigner. Nous payerons donc 90 000kips pour nous 4 au lieu de payer 90 000/pers.

Il est 15h quand nous partons en bateau, où on nous assure que nous allons les voir et effectivement, ils sont là, les voir est un grand mot puisque qu’ils sortent à peine leur rostre pour respirer et sautent encore moins. Notre piroguier coupe le moteur à leur approche et on se laisse dériver en les cherchant au loin.

Nous sommes 2 bateaux, mais peu à peu d’autres arrivent et notamment 2 bateaux reliés par une plate-forme avec un groupe à bord une glacière, des bières et de la musique forte qui sort d’un ampli !!

Nous regrettons rapidement notre décision de pin-pins. D’autant que ces dauphins n’ont pas l’air de vouloir changer d’endroit et qu’il reste dans le même coin une bonne vingtaine de minute. Nous avons payé pour une heure, mais nous en avons assez vu et rentrons.

Surtout qu’une mousse brunâtre recouvre l’eau par endroit, on comprend mieux la difficulté à survivre des dauphins et dire qu’oIMG_6545n s’est baigné dans le Mékong à plusieurs reprises, beurk !! De plus de petites cendres noires volent dans l’air et nous retombent dessus en provenance du Cambodge sur la rive en face, et encore il paraît que ce n’est pas l’époque où ils brûlent tout c’est dans 2 mois, ça doit être irrespirable.

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Samedi, après 5 jours de détente nous partons à 11h depuis l’embarcadère de Don Det pour Paksé, nous rencontrons de nouveau Salomée et Charlie qui ont le même billet que nous, espérons que ce ne soit pas la même galère qu’en venant.

Les horaires en Asie on sait que c’est aléatoire, on regarde des chinois traverser avec leurs motos depuis le café et à 11h30 on nous signale que ceux qui ont les billets jaunes embarquent.

Nous rejoignons le continent et découvrons le bus dans lequel nous allons passer une partie de la journée. 12H30 départ et quasiment pas de climatisation, il fait très chaud dans le bus, et pour arranger le tout, nous sommes à l’arrière assis sur le moteur.

C’est donc le sauna roulant jusqu’à Paksé, les premiers 40 km le paysage est triste tout est brûlé, puis petit en remontant vers le nord, le sol verdi et des collines apparaissent.

Le chauffeur pile sans cesse sur la route à cause des nombreuses vaches qui traversent, puis ce sera le tour des éléphants surmontés de leurs cornacs…Nous arrivons au final à l’heure à Paksé, il est 14h30.

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Paksé

Nous avions repéré une boulangerie « La boulange »sur la maps et nous nous y rendons en arrivant, fermée, mais juste en face une autre « vida bakery café », on y prendra un petit en cas et y laissons les enfants et les sacs à dos, pendants que nous partons à la recherche d’un logement.

Le soir ça se gâte, Eliot a mal au ventre après avoir commandé son repas, il n’aura pas le temps de manger et vomira avant d’arriver à la chambre. Un gentil monsieur lui apporte une chaise et une bouteille d’eau dans la rue pour qu’il se repose et se rince.

Mauvaise pioche pour le repas Indien qu’Olivier me rapporte dans la chambre qui est vraiment pas terrible, y’a des soirs comme ça.

Le lendemain, nous abandonnons l’idée de partir, Eliot a toujours de la fièvre et il revomit dans le lit alors que l’on tentait de lui faire avaler un cachet (c’est la bataille il n’y arrive pas), repeint le mur de la chambre et mes pieds par la même.

Le lendemain en allant chercher des médicaments à la pharmacie, on découvre un restaurant « l’estaminet », tenu par un français et qui fait sa propre charcuterie et notamment des rillettes extras. Mais Eliot qui n’a mangé que 2 bouchées de riz blanc, vomit une nouvelle fois en sortant.

Il a déjà eu du mal a faire ce petit kilomètre et il est encore plus ko pour rentrer.

  • 12 février

Ce matin Eliot est un peu mieux et n’a pas revomit depuis hier, Olivier est allé voir chez Avis pour louer une voiture, nous aimerons être autonome et aller où bon nous semble, surtout que les trajets de bus entre 2 villes sont maintenant très longs et on est pas à l’abri d’une rechute.

Nous voilà partis pour la boucle des Bolovens.

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Au km 40 nous faisons un arrêt« stand » au Bolaven Plateau Coffee Producers Cooperative Cafe( Lak40-coffee&tea), un producteur de café et de thé qui a aussi une guesthouse. On peut se balader dans la plantation, il y a du thé, du poivre, des canneliers….

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Puis demi tour 2 km avant pour aller voir la Tad Champee waterfall et y manger. Des cascades ici il y en a partout, sauf qu’il faut payer partout 20 000kips/pers et 10 000kips la voiture, nous sommes 4, nous n’allons donc pas toutes les faire, sachant qu’en France nous faisons du canyon, « alors leurs petites cascades »…dixit Olivier

Nous irons en voir une autre petite qui donne sur un lac avec des arbres morts en suivant maps et donc en arrivant par un chemin annexe sans payer.

Nous poursuivons notre jolie route traversant les villages, une petite tentative d’extorsion de quelques euros aussi par la police. Nous arrivons presque à la nuit à ce qui se veut un camping sous abri de cabanons. Mais le prix est le même que pour une chambre en ville.

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Nous allons voir le bistro voisin, personnes ne parle anglais mais en journée ils proposent à manger, terrain de pétanque et les même petits cabanons pour manger. On leur demande via google traduction, si l’on peut dormir sous un abri si on mange sur place. Ils finissent par accepter ça tombe bien nous avons tous le matériel nécessaire et sommes juste au bord des chutes d’eau de Tad Hua Khon.

Le lendemain nous allons rencontrer Mam Tiam qui tenait une guesthouse à Tad lo qui a été emporté par la crue de la rivière avec le pont qui traverse le village en septembre 2019 et pour laquelle nous avons aidé au financement via l’association « Sabaidee Bonjour » pour la reconstruction. Nous allons donc voir où en sont le travaux qui avancent, mais à une vitesse toute laotienne.

Ce village et ces cascades sont encensés par les touristes sur les réseaux. Bof rien de très sympa dans ce village et surtout pas le bain des éléphants à voir l’après-midi (payant) près du resort.

Après cette visite nous continuons donc notre route et dormirons plus loin.

Après avoir fait le plein à la Boulange de Paksé nous voilà en route pour Thakhek en une seule traite, 335 km et 6h de route.

Olivier a attrapé la crève pour arranger le tout, une pause l’après-midi à Savannakhet pour qu’Olivier travaille avec de la connexion, Je serais bien restée, mais Olivier trouve qu’il n’y a rien de plus à voir ici et qu’il préfère finir la route.

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Des lycéens nettoyant le bord des routes

Nous reprenons celle-ci peu avant un beau couché de soleil sur le Mékong que nous longeons une fois de plus.

La conduite est éprouvante de nuit au Laos, aucune signalisation sur le bord des routes, pas plus que de marquage au sol. Aucun éclairage dans les villages, les scooters n’ont pas d’éclairage et roule à la frontale ou à la lampe torche éventuellement tenue par un enfant dans l’espèce de side à côté.

Thakhek

Nous arrivons dans une ville franchement très moche, où le seule intérêt est la place, les restaurants et le marché au bord du Mékong. Nous trouvons une chambre qui a du être décorée dans les années 60 avec un personnel qui n’a pas du sourire depuis la même époque, mais bien placé juste à côté du marché.

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Pour la St Valentin, Olivier a toujours une sinusite et passe sa journée à dormir. Ça tombe bien il se moque des fêtes et des dates anniversaires, moi je pars visiter le temple d’à côté.

 

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ou la boucle de Thakhek, même principe que celle des Bolovens, on fait le tour et on découvre sur la route, cascades, grottes, piscines naturelles….

 

Il y a des loueurs de scooters partout en ville, nous en profitons pour leur demander quelques renseignements et une carte avec les attractions à voir.

Si on regarde une carte se sont des centaines de petits sommets de plus ou moins 1000m qui apparaissent et la route passe au travers. C’est vraiment très beau et complètement différent des Bolovens et de ses champs de caféiers.

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Première grotte où nous nous arrêtons ressemble à un attrape touriste : La Buddha cave, 10 000kips/pers entrée, 5000 le parking pour la voiture. On demande aux femmes d’avoir les jambes couvertes mais pas avec un pantalon pour cela on te loue une jupe traditionnelle à 3000 kips. Avec Lily on retourne à la voiture mettre nos paréos, ne sachant pas si on quelque chose dessous, ils n’oserons pas nous forcer à louer la jupe.

Le cadre est joli mais c’est une grosse déception en arrivant en haut des marches, on doit se déchausser, car la grotte où auraient été trouvé 200 bouddhas a été transformée en lieu de culte, elle est minuscule, les bouddhas ne sembles pas si vieux et la grotte n’est au final pas visitable, on rentre dans un petit espace quadrillé par des barrières.

Bref, ne pas commencer par là c’est La grotte à ne pas faire sur la boucle.

Nous allons ensuite déjeuner au Green Climbers où l’on mange très bien et c’est un site de grimpe exceptionnel, des beaux murs raides. Les devers sont juste magiques. Zéro marche d’approche.

Le matériel est loué sur place et on peu y loger aussi. Au font du campement il y a aussi une joli grotte accessible librement pour une fois, où l’on peut se mettre à l’abri des 37°C.

Nous reprenons ensuite la route, traversons de magnifiques paysages, passons de collines, et nous allons dormir à la Sabaidee guesthouse au bord d’une retenue d’eau avec un magnifique couché de soleil au milieu des arbres morts toujours dressés mais recouverts par l’eau. Super ambiance, une vingtaine de chambres, le gîte est plein et le soir c’est pastis, bière Lao, barbecue à volonté et pétanque, le patron joue très bien mais se fera quand même battre par des français.

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Sur les chemins de Don Det

Le lendemain nous revenons de quelques kilomètres sur nos pas et essayons de rejoindre le centre du plateau en direction de Natane , nous allons faire 25 km sur les 56 pour redescendre sur un très beau plateau mais nous ne sommes pas sûrs de pouvoir loger là-bas et ne voulons pas faire plus de 100 km A/R qui plus est sur de la piste, de plus on ne croise pas un chat dans les villages en chemin.

Nous reprenons la route vers le nord, les paysages sont magnifiques à partir de là, il y a un barrage et la terre est inondée avec des centaines d’arbres morts qui dépassent des lagunes.

Direction « cool pool », plutôt cold pool, où nous pique niquerons moyennant encore un droit d’entrée pour nous et pour le parking de la voiture.

Eliot juste avant de plonger se coupe sous le pied, mauvaise pioche il n’ira pas se baigner.

Konglor

On arrive de nuit à Konglor cave, nous louons une grande chambre avec 2 lits à Phounsouk GH pour 100 000kips mais malgré la gentillesse du proprio et de sa femme ; la pièce est borgne, enfin une fenêtre donnant sur un mur et il n’y a pas de moustiquaire donc impossible de se rafraîchir la nuit sans se faire dévorer.

Le lendemain on prend une chambre au Thongdam GH juste en face, il était plein la veille.

Là pour le même prix nous avons une cabane sur pilotis qui donne sur les champs de tabac et une vue magnifique sur les montagnes qui nous entourent, de plus nous avons testé le restaurant la veille et se matin pour le petit déjeuner et sommes emballés.

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Aujourd’hui nous visitons la grotte de Konglor qui est dit-on magnifique. L’entrée est à  65 000kips/pers, elle a intérêt à être chouette cette visite, pas de parking à payer on ne s’est pas fait avoir on est venu à pieds, la GH étant à 1,5 km, et le village est charmant à traverser et les gens vraiment très gentils.

En fait on ne nous avait pas expliqué à l’entrée, la grotte traverse la montagne et ressort de l’autre côté avec la rivière qui l’a traverse jusqu’au village de Natane. Nous sommes donc équipé en bord de rivière avec des gilets de sauvetage et des frontales, nous marchons jusqu’à la grotte pour monter dans un bateau style pirogue.

Au milieu de la grotte on nous débarque sur ce qui ressemble à un tas de sable et marchons à travers diverses concrétions qui sont éclairées pour redescendre jusqu’à la rivière. Notre piroguier nous attend là, il a contourné et nous voilà repartis sur une rivière pas bien haute en raison de la saison sèche jusqu’à la sortie, il nous faudra quand même descendre une fois de celle-ci car il y a de minis rapides à passer à contre sens et il y a peu d’eau.

Après 6 ou 7 km de traversée sous la montagne nous découvrons un paysage magnifique et sommes débarqués à Natane.

Nous avons 2h pour nous promener, éventuellement louer des vélos pour visiter le village tout proche. Des femmes sont là pour vendre leur artisanats et tiennent des échoppes où l’on peut manger.                                                                                                    NB : bien repérer son piroguier et noter l’heure pour repartir.

Après quelques jour nous remontons direction de Luang Prabang, nous passons par une route peu utilisée par les touristes, jolie mais longue à Thathom nous trouvons enfin une chambre à louer. On a pris le meilleur du pire, la ville est hideuse, il n’y a rien a faire ni à voir. La chambre est à son image, et la salle bain est sale et il n’y a même pas de lavabo pour se laver les mains ou les dents en dehors de la douche collée au chiotte à la turc.

Le lendemain il nous reste 387 km jusqu’à Luang Prabang, la route est très sinueuse mais très belles au milieu des montagne, mais la moyenne ne dépasse pas 50km/h, les 70 derniers km seront les pires des trous sur piste et des dizaines de camions qui sont sur le probable chantier du train qui part de la Chine jusqu’en Malaisie, 387km qui vont nous prendre la journée, nous arrivons au couché du soleil.

Luang Prabang

Fatigués nous prendrons un chouette hôtel « Jasmine »pour 2 nuits avec piscine et petit déjeuner inclus. Comble du chic pour la première fois les toilettes sont séparées de la douche !!!

Luang Prabang est une jolie ville, la première que nous voyons de ce type en Asie, c’est un petit bout d ‘Europe et de France, la ville est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco.

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Nous retrouvons à nouveau le Mékong, beaucoup de temples à visiter, un marché le matin et un le soir avec des dizaines de stands qui vendent l’artisanat local pour les touristes le long de l’avenue principale où l’on a le choix pour les restaurants. c’est très touristique, mais l’ambiance est détendue et c’est la ville du farniente par excellence.

L’occasion de se poser et de préparer le suite du voyage.

En ces temps de Covid-19, ça fait déjà un mois que nous suivons la progression de l’épidémie, nous sommes vraiment très près de la Chine, trop près ?

Le chantier du train est d’ailleurs réalisé par les chinois et s’est en mandarin qu’il est écrit tout le long de celui-ci sur les panneaux et sur les camions.

D’ailleurs depuis que les frontières de la Chine sont fermées nous pensons avoir vu quand même un certains nombres de ses ressortissants. Mais le Laos est paraît-il exempt de la maladie, alors on se détend, et on envisage la suite, ou pas.

En attendant notre hôtel est un peu cher pour y rester plusieurs jours et nous déménageons pour une chambre, non loin de la,moitié moins cher mais tout près de la boulangerie !

L’ambiance est détendue si ce n’était la mauvaise volonté d’Eliot pour faire l’école.

Au programme pour moi visite des temples, de la ville et grimpette sur le « mont » Phousi.

Kuang Si Falls

Nous allons aussi aller visiter les célèbres Kuang Si Falls. Juste avant les chutes, un sanctuaire pour ours tibétains borde le chemin. Ces ours ont été maltraités, ils sont convoités car la médecine chinoise considère que leur bile est un médicament précieux. Ils sont donc soignés ici. (www.freethebears.com)

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Les Kuang Si Falls sont des chutes d’eau très touristiques, où l’on peu se baigner dans de l’eau très froide malgré la chaleur extérieur. Mais on peu facilement s’échapper en prenant le chemin qui grimpe tout en haut de celles-ci, il est raide et glissant et un petit nombre seulement s’y aventure. On pique nique au sommet des chutes les pieds dans la rivière, les poissons viennent nous grignoter les peaux mortes au désespoir de Lily qui a horreur de ça. Et une balançoire au dessus de l’eau pour divertir petits et grands.

Au retour, nous nous arrêterons manger une glace au lait de bufflonne au  » Dairy Buffalo », l’unique ferme du Laos où le lait est exploité pour faire du fromage.

Ayant fait le plein de grottes et de cascades, nous allons quand même visiter le village de Pak Ou non loin de là.  Beaucoup de touristes viennent ici en scooter ou avec des tour opérateur pour visiter la grotte aux bouddhas, encore une ! Pour la visiter il faut une fois de plus payer pour le véhicule, mais cette fois pour entrer dans le minuscule village, alors  qu’il y a un grand parking juste avant…Puis payer un bateau pour traverser jusqu’à la dite grotte.

Nous allons une fois garée la voiture, au parking et longée la rivière découvrir derrière le village une plage et un bar remplis de locaux, qui pataugent parfois ou font du canoë. Nous avons les maillots de bain, ce sera donc baignade. Sur le chemin du retour nous passons devant « Elephant camp » où les touristes viennent monter sur les éléphants pour une balade où pour la baignade dans le Mékong.

Très peu pour nous, les éléphants nous aimons les voir libres, pour en arriver là ils sont maltraités attachés pour faire uniquement du profit. Il existe des sanctuaires où ils sont soignés, mais beaucoup surfent sur l’envie d’aider des touristes.Ne voulant pas tomber dans ses travers touristiques, et n’ayant pas le budget pour une vraie expérience dans un centre  de sauvegarde, nous n’essayons mêmepas de trouver un sanctuaire éthique au Laos ni ailleurs en Asie en accord avec les enfants qui ont adoré lors de notre premier TDM les voir en liberté en Afrique.

D’ailleurs le savez-vous ? :

L’éléphant d’Afrique présente des oreilles bien plus grandes que son cousin.

Pourquoi de si grandes oreilles (sillonnées de veines) ? Parce qu’elles servent à l’éléphant à rafraîchir son sang. Comme il fait plus chaud en Afrique qu’en Asie, l’éléphant d’Afrique a conservé,ou développé des oreilles plus importantes.

En y regardant d’un peu plus près, on peut encore remarquer d’autres grandes différences physiques :

  • deux protubérances à l’extrémité de la trompe pour l’éléphant d’Afrique et une seule pour l’éléphant d’Asie
  • un dos creusé pour l’éléphant d’Afrique et un dos arrondi pour l’éléphant d’Asie ;
  • une bosse sur la tête pour l’éléphant d’Afrique et deux pour l’éléphant d’Asie ;
  • l’éléphant d’Afrique a toujours des défenses, en Asie, seuls certains mâles en ont ;
  • 4 ou 5 orteils sur les pattes avant et 3 sur les pattes arrière pour l’éléphant d’Afrique contre 5 doigts à l’avant et 5 à l’arrière pour l’éléphant d’Asie ;
  • plus de poils pour l’éléphant d’Asie.

Ce matin en partant nous avons croisé les « Smile, backpacks and wheels », Lou-Ann et ses parents Franck et Magalie. Nous étions en contact via internet et je savais qu’ils étaient arrivés à Luang Prabang. Le rendez-vous est donc pris nous nous retrouverons au marché de nuit ce soir pour manger tous ensemble. 19h, nous venons tous de prendre notre douche, Olivier est le dernier à la salle de bain lorsque l’on entend un gros bruit et Olivier qui appelle à l’aide.

Stupeur lorsque j’ouvre la porte de celle-ci, le lavabo est fracassé par terre l’eau jaillit du mur et une plaie béante de 10 cm de long m’apparaît sur le dessus du pied d’Olivier.

Il devient tout blanc en se tenant le pied, le voilà nu assis sur les toilettes, les enfants sont affolés, vont chercher de l’aide pendant qu’Olivier se débat au milieu de l’eau et des morceaux de vasque pour enfiler un caleçon. Branle bas de combat, une toubib arrive, me confirme si j’avais un doute qu’il faut qu’il aille à l’hôpital local.

Dans un premier temps j’ai l’idée de prendre la voiture et de l’emmener moi-même,puis entendant l’ambulance, je me dis que ce n’est pas plus mal, que s’il tourne de l’œil dans la voiture on y arrivera pas.

Nous sommes bien accueillis par la petite équipe, des patients attendent dans l’entrée, des personnes sont aussi couchées sous le porche par terre, patients ? Familles ?

Olivier est donc installé sur un brancard, personne ne s’est lavé les mains, mais le médecins enfile des gants stériles, s’est l’ambulancier qui lui tend l’ampoule de xylocaïne puisque aucune infirmière n’est présente pour le moment. Aucune désinfection, aucun nettoyage du pied, olivier s’en inquiète mais le médecin lui répond qu’il va le mettre sous antibiotiques…

L’aponévrose est recousue puis la peau.

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Pendant ce temps j’ai l’assurance au téléphone et je fouille partout pour trouver les coordonnées de l’hôpital, personne n’est là pour me renseigner…

Une fois le pansement fait, je demande au médecin de regarder mon pied, j’avais mis en pansement je m’étais coupé sur les débris dans la salle de bain.

On m’installe à la place d’Olivier, aucun nettoyage, je mets donc mon pied sur le papier des gants stériles, mais moi j’ai droit à plein de bétadine….Allez comprendre.

21h45, nous sommes de retour à la GH,on a bien eu du mal à trouver un tuk-tuk en sortant de l’hôpital. Les enfants sont allés s’acheter un croissant et n’ont pas mangé, des fruits feront l’affaire.

Dimanche, Olivier est très douloureux, l’employé de la guesthouse est venu nous dire que l’on ne paierait pas le lavabo cassé, mais vu que l’on dormait à 4 dans une chambre de 2 il voulait doubler la facture, il parle vaguement de police, je monte dans les tours, en lui expliquant que grâce à son bricolage mon mari est sérieusement blessé et  que les enfants dorment par terre et c’est moi qui vais appeler la police…Ça s’arrêtera là.

A midi nous prenons un tuk-tuk pour faire le petit kilomètre qui nous sépare du bar Utopia où nous allons enfin manger avec la famille de Lou-Ann après le rendez-vous raté d’hier et une autre famille sera là aussi les « sauterdutrain »,  nous voilà un joli groupe de français pour une belle après-midi dans un bel endroit.

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Après de multiples discussions avec notre assurance, vu que nous n’avions pas de billet retour, on nous propose de nous rapatrier vers Bangkok, pour qu’Olivier soit vu par l’hôpital sur place. Et après ? Il y a quand même un bon risque d’infection, si ça arrive là-bas, il faudra qu’il reste à l’hôpital ? Nous sommes en pleine épidémie de Covid-19, ce n’est ni le moment de traîner dans une grande ville ni dans les hôpitaux.

Le voyage est compromis pour les 3 semaines à venir, Eliot veut rentrer depuis un moment, Olivier n’est pas satisfait de « l’Asie ». Nous devons nous décider rapidement…nous prenons un billet pour le lundi, Luang Prabang/Hanoï-Hanoï/istanbul-Istanbul/Lyon.

Le lundi matin nous rendons la voiture chez Avis, et partons pour l’aéroport, après 30h de voyage, nous voilà dans le Vercors, drôle de fin, comme lors de notre 1er voyage en 2015….

42- Cambodge

« Rédigé par Sonia »

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Bonjour : Tchoumm riép sour

 Dollards/Riels khmers

Ce qui étonne en passant la frontière ce sont les casinos, des lumières partout dès la frontière passée. Pourtant les  Cambodgiens n’ont pas le droit de parier dans les casinos.

Le nombre de casinos au Cambodge a augmenté de 53% au cours de l’année 2018. Le royaume compte désormais 150 casinos enregistrés auprès des autorités, contre 98 à la fin de l’année 2017.

L’afflux de joueurs chinois a été pointé comme un facteur négatif notamment et l’apparition de rixes entre joueurs et à l’augmentation de la criminalité dans la ville de Sihanoukville par exemple. Les prix de l’immobilier ont en outre explosé et celle-ci se vide des ses habitants khmers.

  • Arrivée à Pnomh Penh

Nous avons pris un bus depuis Mui-Né jusqu’à  Saigon puis nous changeons de bus après quelques heures à se balader dans la ville direct pour Phnom Penh.

Le gars du bus s’occupe de tout avant la frontière, il récupère nos passeport et les dollars pour le visa d’entrée. Sauf que le visa est normalement à 30 $ et que lui nous réclame 35$ par tête…Bakchich pour lui et la douane pour service rendu ??

Nous arrivons tard à Phnom Penh, marchandons peu pour le tuk-tuk et direction l’hôtel. l’hôtel est propre mais fini les serviettes dans la salle de bain et la bouilloire.

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On s’étonne de pouvoir retirer de l’argent aux ATM soit en dollars, soit en Riels Khmers la monnaie locale, d’ailleurs les tarifs pratiqués au Cambodge ne sont pas les mêmes que chez les voisins Thaïlandais ou Vietnamiens et on a l’impression que l’on nous prend pour des américains.

Nous ne visiterons pas la prison S21, le musée de la guerre, les horreurs du musée de la guerre à Ho Chi Minh nous ont suffit.

De plus la chaleur et la saleté des rues et des marchés ne nous donnent pas envie de manger dans la rue comme d’habitude.

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Nous n’allons pas traîner dans le sud du pays, la plage nous y étions au Vietnam, même si certaines îles sont vendues comme idylliques, nous sommes venus visiter l’Asie et pas venus faire du tourisme balnéaire et ne ferons donc pas le grand classique Kampot et son poivre ou le marché au crabe de Kep.

 

Difficile de sortir des sentier battus ici, les lignes de bus sont chères et peu nombreuses en dehors des grands axes, après il faut faire du taxi partagé et là encore ça coûte un bras et sur de longues distances c’est difficile à organiser.

  • Direction Siem Reap

40 $ pour nous 4 dans un bus local à la local, plein à ras bord avec des gens assis sur des minis tabourets dans le couloir et qui s’arrête tout le temps, donc 7h de bus pour 318 km.

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La campagne est plate, à peine quelques collines et marais et leurs fleurs de lotus.

En s’éloignant de la ville les maisons sur pilotis en ciment laissent place aux maisons traditionnelles sur pilotis mais en bois.

Comme ses voisins le Cambodge ne déroge pas à la règle et les bords de route sont jonchés de plastiques et de détritus en tous genres, qu’ils font brûler par endroits et qui dégagent une odeur âcre de plastique brûlé.

Les grandes villes n’étant pas notre tasse de thé, nous avons trouvé refuge à une quinzaine de km de Siem Reap dans un homestay nommé « school of hope », non loin des temples.

Des cours d’anglais y sont dispensés tous les soirs de la semaine aux enfants du village et alentours de 5 à 19 ans gratuitement grâce aux personnes qui comme nous viennent dormir ici et qui parfois participent bénévolement aux cours et/ou à la réfections des locaux. Nous trouvons l’accueil de Chheak plutôt léger ainsi que le repas servit le premier soir.

Est-ce que c’est par ce que nous ne réservons pas de tuk-tuk ou de visite directement par lui ? Mais les prix qu’il propose, même si une partie est reversé à son association sont beaucoup trop chers pour nous.

Même s’il nous faut marchander à chaque fois pour aller en ville et sur plusieurs jours….

Bref, SR est une ville sans charme comme beaucoup en Asie, une rue appelée « pub street » est très touristique surtout le soir dans le centre, mais c’est le tourisme de masse, sans aucun intérêt à nos yeux et avec les travers qui vont avec.

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Pub Street

Nous visiterons un des ateliers des « artisans d’Angkor » http://www.artisansdangkor.com

Ils fournissent des compétences professionnelles aux communautés rurales défavorisées et en leur garantissant une formations, des salaires équitables et de nombreux avantages sociaux et un suivi médical.

C’est une entreprise sociale spécialisée dans les beaux-arts cambodgiens (sculpture, tissages de la soie…), qui s’efforce de préserver le savoir-faire traditionnel de l’artisanat et participent d’ailleurs à la rénovation des temples Angkoriens.

  • Les temples d’Angkor

Nous allons quand même faire une visite incontournable au Cambodge.

Pour notre visite des temples , enfin, 6 temples sur la bonne cinquantaine de temples plus où moins en ruine, réveil à 6h, il est très couru d’être dès 6h au levé du soleil à l’entrée, mais les trucs très à la mode c’est rarement du goût d’Olivier.

De plus il nous faut acheter nos billets d’entrée 37$ la journée (62$ les 3 jours ou 72 $ la semaine) tout de même, coup de chance Eliot a 11 ans et c’est gratuit pour lui.

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Nous avons négocié avec Mister Na notre tuk-tuk habituel pour qu’il nous emmène d’un temple à l’autre 15$ pour 6h et pas mal de km alors qu’il prend souvent 5/6$ pour un trajet de quelques km…

Bref la logique du tarif tuk-tuk nous dépasse.

Je vous laisse découvrir l’histoire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Angkor

 

1-Angkor Wat

2-Ta Promh

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3-Chao Say

4-Preah kan

5-Ta keo

A partir de 11h la chaleur se fait accablante. Nous pique niquerons au pied de Ta keo avec une salade que nous nous sommes préparés.

6-Bayon

Olivier vous dira que c’était des vieilles pierres, moi j’ai beaucoup aimé et s’il y avait moins de monde, j’aurais bien passé plusieurs jours.

Nous sommes de retour à 14h30 à noter GH et après une petite sieste nous enchaînons le soir par une soirée cirque.

  • Le cirque Phare Ponleu Selpak

Ce n’est pas seulement un cirque, le Département social du cirque Phare  a pour mission d’améliorer les conditions de vie des enfants et familles de la communauté cambodgienne.

Aujourd’hui, Phare Ponleu Selpak, ce n’est pas seulement un cirque, c’est aussi le soutient à plus de 200 familles de manière directe et 800 à travers ses différents programmes notamment de protection de l’enfance, un programme éducatif (http://www.ppsfrance.org ).

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Nous avons adoré ce spectacle dont la bonne humeur était inégalable.

A Siem Reap nous savons qu’il y a une École d’Hôtellerie et de Tourisme Paul Dubrule et son restaurant « Le jardin des délices »,cela tombe bien une autre famille autour du monde depuis 2 ans arrive à SR les « Voyage en théorie » : Sylvain, Viviane et leurs 3 enfants. Ils nous rejoignent avec leur camping car au bord d’un lac où nous sommes allés à vélo.

Après la baignade , Eliot teste déjà le camping car de nos nouveaux amis, son vélo est à plat et on les charge tout les deux dans leur camion.

Nous arriverons à la nuit à notre homestay, nos vélos loués là-bas se retrouvant à plat chacun leur tour.

Le lendemain nous allons donc tous au restaurant de l’école hôtelière en tuk-tuk pour un bon moment de convivialité.

Après deux jours passés ensemble nous nous séparons et nous montons à 120km au nord ouest, non sans avoir profité cette fois avant de partir du café-pâtisserie Bayon et de ses délicieux pains au chocolat, une école de pâtisserie dans le cœur de Siem Reap : cette école forme des jeunes filles au métier de la pâtisserie. 

Ces jeunes filles issues de familles pauvres sont sélectionnées après un processus rigoureux s’assurant à la fois de leur motivation mais aussi de l’incapacité de leur famille à financer ces études. Grâce à l’installation d’un café au sein de l’école, les gâteaux produits sont vendus afin de contribuer au financement de la formation.

Nous partons donc à Svay Chek en taxi partagé dans une ferme organique : Organikh Farm, qui reçoit des volontaires, mais qui malheureusement est sur la fin de son activité pour diverses raisons.

Nous allons donc passer 3 jours là-bas à aider Olivier et Darin dans leur ferme où 3 volontaires sont là ; une espagnole, une vietnamienne et un français,et aussi pour profiter de la sérénité ambiante des éco-constructions.

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Notre idée était de monter plus au nord pour rejoindre le Laos et les 4000 îles, mais aucun bus n’existe et on nous explique que ça va être compliqué à organiser et très cher. Impossible de louer un véhicule à Siem Reap non plus. Nous sommes donc obligés après un passage au marché des expats « canopy village » de SR où Olivier vent les produits de « Organikh Farm » de prendre un bus pour Don Det.

On nous a vendu 4 billets pour 72$pour un trajet direct de 6h en minibus VIP….

Ayant lu quelques articles sur le passage de frontière j’aurais du m’en douter, il y avait un loup.

  • Départ pour le Laos

En ce 3 février, on se lève tôt après une nuit franchement pas terrible à Ivy guesthouse pourtant recommandée par Olivier et Darin.

A 7h30 une voiture vient nous chercher pour un départ à 8h00 pétante dans le fameux minibus VIP…on déchante un peu, pas de coffre et nous devons tous enfiler nos gros sacs à dos sous les sièges et au milieu du couloir. C’est un bus 12 places et nous sommes au complet. Après des détours incompréhensibles dans la ville nous voilà en direction du Laos.

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Mais peu de temps après notre chauffeur qui est toujours au téléphone s’arrête et nous voilà 18 dans le bus avec 6 locaux supplémentaires leurs sacs de riz, casseroles etc. Jeu des chaises musicales, on change de place, on empile et les 6 nouveaux se retrouvent entassés au fond.Avec Eliot on s’en sort bien sommes devant avec le chauffeur qui ne lâche pas pour autant son téléphone et conduit vraiment mal, je le surveille donc du coin de l’œil.

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Mais nos déboires ne s’arrêtent pas là.

A 14h30 nous arrivons à Stoeng treng non loin de la frontière et déjà 6h de bus, nous devons descendre et on nous annonce un changement de bus, il ne reste plus que 9 touristes pour le Laos, on demande quand on repart personne ne veut s’asseoir dans ce qui est un restaurant et qui fait aussi comme partout transport de personnes. On nous dit dans 40 min, puis le temps écoulé on redemande et là c’est dans une heure !

On se met en colère, demande où est le véhicule et le chauffeur, ils sont là depuis le début, le véhicule est même démarré sans personne dedans, et le chauffeur mange tranquillement.

Les esprits s’échauffent Olivier s’explique avec le premier chauffeur, et nous décidons tous de mettre nos bagages dans le véhicule pour leur mettre la pression…

Le chauffeur, fini par nous faire monter dans le bus ferme les portes et……repart boire un café et causer pendant que l’on cuit au soleil sans climatisation.

Aillen l’Argentine prend un gros coup de sang et klaxonne comme une dingue pendant 5 min…ni chaud ni froid tout le monde s’en fou et personne ne se retourne, Olivier fini par descendre, face au refus du chauffeur de bouger le choppe par le bras, ça va mal finir me dis-je. Le chauffeur fini par monter.

Nous arrivons à la douane cambodgienne à 16h30, notre chauffeur nous largue, on suppose, on espère qu’il est bien prévu qu’un autre nous récupère côté Lao.

Ça commence le douanier réclame 2$ de plus par personne pour sa caisse perso. Aillen repique un coup de sang, il l’a fait poireauter puis l’appelle c’est ok, elle ne paye pas.

Il tente la même avec tout le monde, personne ne paye.

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Nous voici à la douane Lao, cette fois en plus des 30$ de visa on nous annonce qu’il faut 1$ de plus avant 16h et 2$ après 16h. On nous montre un pseudo texte officiel sans tampon que se sont des frais pour valider le tampon. Refus catégorique de 8 sur 9, Sangsu le japonais a déjà payé.

Nous attendons ils gardent nos passeport et ne veulent rien savoir.

A 18h notre chauffeur de bus est arrivé, mais rien n’a bougé pour nous, un accord est trouvé avec Olivier on ne paye que 1$ au lieu de 2$, nous risquons de louper le bateau.

18h40 nous voilà à l’embarcadère, ouf ? Hourra, enfin ?

Et Bien non, sur no billets il est un indiqué que la traversée en bateau est incluse, mais le responsable nous dit qu’il n’en est rien, qu’il nous faut un billet supplémentaire et seul Sangsu en a un, on apprend qu’au changement de bus cette après-midi il est le seul à avoir été s’asseoir dans le local du transporteur et qu’on lui a donné le dit ticket.

Aillen est à bout, se met à pleurer, il faut dire qu’elle a mis de l’argent de côté pendant un moment pour se payer ces 3 mois de voyage et que ses finances sont serrées.

Une heure plus tard, le type parti se renseigner accepte de nous faire traverser sur l’île de Don Det.

20h, Nous voilà tous arrivés à bon port 12h après notre départ, nous faisons un repas tous ensemble (Sangsu, Salomée, Charlie, Aillen et son chéri, nous 4) et partons à la recherche d’une guesthouse.

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39- Inde

                                                                         « Rédigé par Sonia« 

 

Namaskar,

L’inde, un « gros morceau » sur cette planète avec 1 296 000 habitants, la monnaie : la roupie indienne, un euro = 80RpI

Un pays à part dans son fonctionnement qu’il faut appréhender.

Et bien cela ne nous était pas encore arrivé, mais il n’y a pas eu de coup de cœur. Pourtant je me voyais déjà traverser le pays dans de multiples trains aux côtés d’indiens avec qui je discuterais, j’idéalisais, les temples, les saris….Hors j’ai eu l’impression que l’Inde ne voulais pas nous ouvrir ses portes. Ok, rien n’est vraiment rationnel en Inde, pas de logique comme nous l’entendons.

Les rabatteurs nous en avions déjà pris l’habitude après la Thaïlande, le Népal….Mais là, c’est un niveau 5 étoiles, la grande classe du harcèlement, juste avant de t’arnaquer sur le tarif et sur la taille du véhicule qui doit te transporter, où même pas un sac à dos ne rentre dans le coffre (cf Suzuki Maruti).

L’Inde est un défi

  •  Un défi pour circuler et acheter son billet de bus ou de train sans passer par une agence qui va se sucrer sur ton dos au passage. Le train par exemple, on nous avait prévenu, il faut réserver une semaine au moins à l’avance pour un train de nuit, après avoir trouvé soi-même le numéro du train, son heure de départ et avoir compris à quoi correspondait les différentes catégories

Trains de jour (merci wiki)

Il existe trois classes différentes de confort dans les trains assis avec réservation :

AC Executive Chair Car (EC)  – c’est la classe la plus confortable, avec air conditionné et quatre fauteuils dans la largeur du wagon. Elle n’est disponible que sur certaines grandes liaisons Superfast.)

AC Chair Car (CC)  – cette classe à air conditionné comporte cinq sièges dans la largeur du wagon, avec une place confortable. Elle est présente sur la plupart des trains Superfast et Express de jour.)

Second Class (2C)  – ces wagons n’ont pas l’air conditionné et disposent de banquettes. Bien qu’ils soient censés être accessibles sur réservation, ces wagons au confort spartiate sont souvent squattés par des passagers de classe générale et il peut être difficile d’y trouver de la place.

Classe inconnue – celle que nous avons eu pour faire Mysore-Bengalore, des ventilos partout au plafond, des grilles aux fenêtres et des banquettes de 3 personnes, où l’on te pousse pour être 4.

Trains de nuit (merci wiki)

La majeure partie des trains indiens réalisent au moins une partie de leur trajet de nuit, et ces trains comprennent alors quasi-systématiquement des wagons-couchettes :

AC First Tier (1A)  – il s’agit de la classe la plus chère et la plus luxueuse des chemins de fer IR (hors trains privés). Comme toutes les classes AC, ces wagons sont climatisés. Les couchettes sont organisées en compartiments de deux ou quatre lits, qui peuvent se fermer et se verrouiller. Les draps sont fournis et un steward vient faire les lits. Cette classe n’est pas présente sur tous les trains de nuit mais seulement pour les liaisons importantes.)

First Class (FC)  – équivalent en termes de confort de la classe 1A, mais sans l’air conditionné, cette classe se fait rare et ne se rencontre que sur quelques vieux trains. Les draps sont en supplément.)AC Tier 2 (2A)  – la deuxième classe à air conditionné, chaque wagon se compose de zones traversée par une alléeet comprenant d’un côté quatre couchettes dans le sens transversal et de l’autre côté deux couchettes supplémentaires dans le sens longitudinal. Les couchettes des deux côtés sont isolées du couloir par des rideaux. Les draps sont fournis. Classe présente dans la plupart des express.

AC Tier 3 (3A)  – Avec ai conditionné, même principe que pour 2A mais avec six couchettes au lieu de quatre dans le sens transversal, et aucune séparation des lits avec le couloir. Les draps sont fournis. Classe présente dans la quasi totalité des Express et des Mails.)

AC Tier 3 Economy (3E)  – Avec air conditionné, organisation similaire à celle de 3A avec un lit en plus dans le sens longitudinal, soit 9 lits en tout par zone. Cette classe est uniquement présente sur les Garib Rath.)

Sleeper Class (SL)  – il s’agit de la classe la plus basse pour les trains-couchette, traverser le pays de part en part en SL coûtera moins de 10 . Elle est organisée de la même manière que la classe 3A (six lits transversaux et deux lits longitudinaux par zone, sans séparation avec le couloir ; quelques wagons SL récents ont en outre un troisième lit longitudinal comme en 3E), les principales différences étant les suivantes : absence d’air conditionné, rembourrage des banquettes très fins, pas de draps fournis.

Les trains ne vont pas plus vite que les bus, à titre d’exemple nous avons mis 3h en train pour faire Mysore-Bengalore pour 144km dans une sorte de wagon à bestiaux avec barreaux aux fenêtres ou 7h30 en bus de nuit pour faire Bengalore-Pondichery sans drap ni oreiller, omnibus tout le long pour recharger les places vidées, klaxons non stop pour avertir de tout de rien. La joie de faire des bonds de 20 cm dans ta couchette à chaque trou ou bosse et ils sont nombreux.

 

  • Un défi pour le bruit, jour nuit, ça circule ça klaxonne, les chiens des rues aboient, les vaches, les chèvres….Aucun repos jamais pour les oreilles, et même en pleine campagne, les chiens sont toujours là.

 

 

  • Un défi pour l’hygiène face à nos critères européens. Là ça pique grave. Les rues des villes sont dégueulasses, malgré le ramassage partiel dans les grandes villes des ordures et le « tri » opéré par les pauvres gens qui récupèrent cannettes et autres pour les revendre. Les vaches  sont vénérées mais sont laissées à airer dans les rues quand elles ne sont pas attachées à un poteau sur le trottoir, sans rien à manger ni à boire, sont maigres et font les poubelles elles aussi comme les chiens pour trouver un peu de verdure. Et lorsque l’une d’elles pose sa bouse sur un pas de porte, une simple feuille de journal sera posée dessus sans nettoyer pour passer, sachant qu’une grande partie des indiens sont pieds nus.

  • Un défi pour tes narines. Chez nous les égouts sont enterrés et les odeurs avec, en indes les canaux sont souvent couverts de plaques qui servent de trottoirs quand elles ne sont pas cassées et ne sont bien sûr pas jointives. Avec la chaleur et le manque d’eau en saison sèche, les odeurs sont décuplées et te décapent les sinus.

  • Un défi pour la compréhension : le fameux hochement de tête indien, qui est un mélange de oui et non. Ainsi que le non que l’indien ne dira pas, et quelque soit la question posée, la réponse sera oui, mais s’il n’en sait rien (comme en Thaïlande et au Népal).

 

  • Un défi pour Eliot le blond de faire respecter son intimité sans se faire tripoter les cheveux et les joues parce qu’il est « awesome » et que le respect de l’intimité n’existe pas et que les indiens ne se posent pas la question d’espace privatif par exemple. Comme dans un train bondé  comme dans un RER parisien à 8H, où un monsieur a décidé qu’Eliot était compressible et qu’il pouvait lui céder les 2/3 de sa place et est venu se coller à lui. Olivier s’est alors levé d’un bond et à changé sa place avec celle d’Eliot, qu’à cela ne tienne, c’est lui qui s’est retrouvé collé à un type qui écartement allègrement les jambes pour se faire de la place.

 

  • Un défi pour nos papilles de manger « chili », c’est à dire très piquant du petit déjeuner au diner, même les pop-corn arrachaient grave.

 

  • Un défi pour nos vieilles colonnes de cinquantenaires de dormir sur des paillasses dures comme du bois de l’hôtel à la simple guesthouse. Heureusement nous avons nos auto-gonflants thermarest.

 

Mais l’Inde c’est aussi des couleurs , celles des saris, des fruits et  légumes sur les marchés, des points et barres qui ornent les fronts hindouistes et des pétales oranges des œillets dans leurs cheveux. Le goût des Thalis, du curry, des nans et chapatis dans les petits restaurants du rue..

 

En ce qui concerne Auroville, Olivier ayant déjà dit ce qu’il pensait dans le précédent article, mon avis est quand même que si l’idée de départ était bonne, c’est à dire « un lieu où titres et situations seraient remplacés par l’occasion de servir et n’obéir qu’à  une seule vérité; la vérité suprême. Et malgré les recherches internes sur le développement culturel et spirituel, c’est devenu une vaste supercherie, le rêve de mère n’est plus.

Des « non aurovilliens » corvéables à merci qui sont au service des gérants de guesthouse et payé au lance pierre, où des tailleurs de pierre, qui travaillent toute la semaine sans abri ni toilettes.

Personne n’est sensé posséder un bien à Auroville, mais des bâtisses assez imposantes en périphéries et bien cachées par la végétation, avec gardes semblent dire autre chose.

Nous n’avons donc pas relevé le défi, nous avons passé seulement 3 semaines sur place, nous avons traversé le Tamil Nadu, le Kerala et le Karnataka, mais les paysages ne nous ont pas rendu fous, la route déroulant sur des centaines de kilomètres ses déchets dans les fossés . Nous avons pourtant essayé de nous perdre chez les locaux, nous avons pris un bus dont le terminus arrivait au bord d’une rivière dans un micro village, avons été hébergés par des locaux (moyennant finance quand même) des gens charmants, mais le lien avec l’Inde ne s’est pas fait et de rajouter que l’otite d’Eliot entre Noël et le jour de l’an plus mon angine avec 40°C en début d’année ne nous ont pas aidé non plus à faire cette connexion.

L’Inde ne nous a pas ouvert les bras.

 

L’Inde de Lily

L’Inde ? Tellement entendu parler de ce pays unique ! Mais bon, pour comprendre ce qu’il est, il faut le voir de ses propres yeux..

Les principaux sujets ret

enus ? La pollution constante ; un continent de déchets dans lequel vivent et se nourrissent humains, animaux et végétaux ; l’irrespect d’autrui ; le harcèlement ; l’escroquerie et la curiosité des gens pour les personnes blondes !

Au milieu de ce bordel constant, se trouve la soit disant ville  » utopique » d’Auroville ; spirituelle, écologique ou règne la paix l’entraide et le bonheur … Bien sur que les habitants y sont heureux, ouverts et généreux entre eux, mais égocentrique par rapport à Auroville.

Ils n’essaient pas de diffuser leurs façons de voir, de leurs montrer et de leurs expliquer pourquoi il faut arrêter de polluer et de moins manger de viande…Ils sont focalisés sur leur communauté et persuadés que Auroville est la ville du futur.

Meilleurs Vœux 2020 !

En ce début d’année, je rêve d’un déclic, d’un monde nouveau

Je vous souhaite donc une année pleine beauté et de Coquelicots,

Une année de Rébellion, sans extinction de motivation, de mobilisation,

Du succès dans vos nouvelles éco-initiatives, dans votre transition,

Pas une année d’affaires du siècle, de business as usual, d’argent et de pouvoir,

Mais celle de l’Affaire du siècle, pour normaliser le respect et l’espoir,

Une vague fraîche et réconfortante de « Mairies » en transition,

Œuvrant rapidement et concrètement pour les futures générations,

Un peu de permaculture Colibris, Collaspsologie, Poésie de nouveau récits,

Un peu de courage pour bouger du bon coté afin de respecter vos petits,

Une thérapie nationale pour soigner nos cerveaux conditionnés et apaiser nos peurs,

Un sursaut massif pour redonner un goût de nature, de simplicité et de partage au Bonheur.

Love, Peace & Light —   Les Joyeux Voyageurs 🙂

 

Nouveau Départ

Quand le virus du voyage a été inoculé, il est difficile à soigner, c’est comme le paludisme, il est là tapis, il dort…..Et un jour, on repart.

C’est de nouveau le départ pour nous, dans quinze jours plus exactement. On a décidé ça il y a quelques mois, la maison a été vendue, nous n’avions pas réintégré notre maison au retour du premier voyage, elle était louée et, nous nous étions installés dans le village des parents d’Olivier à la suite du pépin cardiaque de son père.

Notre locataire ayant pris la maison pour un chenil, nous avons passé 6 mois à tout retaper du toit au garage, donc plus l’envie de relouer.

Eliot et Lily passants respectivement en 6ème et 2de, c’est une année plus facile pour partir, pas d’examen. Mais ce n’est pas pour autant que l’année va être simple, Olivier construit une maison bois/paille/terre sur un principe novateur tout à lui, il a pré-monté les éléments en atelier au printemps et les a assemblé au mois d’août. A quinze jours de  partir, elle est hors d’eau et hors d’air et il fini le bardage d’ici quelques jours…

Lily et Eliot font donc école le matin, nous faisons les cartons l’après-midi entre 2 vaccins, la demande des passeports périmés juste 3 semaines avant de partir ( ça fait juste 6 mois que je regardais régulièrement), l’achat du nécessaire chez Spélémat etc..

Direction l’Asie!!

J’ai démissionné au début de l’été, nous avions prévu un départ pour le Botswana à l’automne pour le boulot d’Olivier, l’Asie ensuite.

Mais à la vitesse où ça avance, nous allons donc commencer pas le continent que nous n’avions pas exploré l’Asie.

-Nous faisons un stop de 3 jours à Istanbul début novembre, puis direction Bangkok . Nous passerons approximativement un mois en Thaïlande, puis Laos, Cambodge, Vietnam….Au gré du vent.

Autant vous dire que le programme c’est : Pas de programme !!

Au moment où j’écris ces lignes, nous n’avons pas réservé la moindre guesthouse.  Nous vous invitons d’ailleurs, à nous communiquer vos bons plans et encore mieux l’adresse de la famille que vous auriez ici ou là.

Alors venez voyager avec nous !!

 

21- Notre projet Doudous, notre projet tout doux

Nous avons collecté environ 70kg de peluches (~500) auprès de nos amis, voisins et collégiens de Poncin grâce à Sandra, une de leurs professeurs.

Lors de notre départ nous avons emporté un sac d’environ 50 doudous, et en avons envoyé autant directement en Argentine grâce à un don d’une amie qui a payé l’envoi.

 

N’ayant pas réussi à prendre de contact avec les associations locales avant notre départ, celle-ci préférant peut-être des dons d’argent… nous avons pris la route avec le camping-car en casant t’en bien que mal nos locataires supplémentaires, pensant que les rencontres favoriseraient les dons.

 

Cela a été le cas, notre tout premier Doudou a été donné à un petit garçon d’environ 2 ans, ses parents faisait du stop au bord de la route pour aller camper à Punta Choros (Chili), en bord de côte pour fuir la pollution de la ville. Ce petit garçon nous a gratifié d’un large sourire lorsqu’il a vu la peluche 🙂 …. pas de photo de ce petit, nous n’avons pas eu le réflexe les premiers temps…

 

En arrivant en Bolivie nous savions que les peluches emportées prendraient tout leur sens ❤

Lors de notre périple pour atteindre le Salar d’Uyuni, nous nous sommes arrêtés dans le petit village d ‘Aguaquiza où une quinzaine d’enfants de 4 à 12 ans étaient scolarisés dans l’unique école du village. Olivier aura professé son premier cours d’anglais au milieu d’une joyeuse classe d’enfants et accessoirement d’un chien et d’un chat.

Nous avons alors donné une peluche à chaque enfant pour leur plus grande joie ! 🙂

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Nous aurions aimé rester en contact avec l’école, mais il n’y a semble-t-il ni courrier, ni internet, et le premier téléphone est à 6 km du village…

Nous essayerons d’ envoyer les photos faites sur place ainsi qu’une lettre lorsque nous serons posés à la Réunion.

 

Aux thermes de Calerias, nous faisons la rencontre du responsable des thermes qui nous indique un bâtiment au loin où environ 25 enfants des villages environnants descendent pour aller à l’école.

Ce jour étant férié, c’est à lui que nous remettons les Doudous ainsi que l’adresse de notre blog au cas où…tout en sachant qu’ici non plus il n’y pas de courrier ni internet.

 

Puis cette rencontre dans une rue de Puna… 🙂
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Ecole de Tomatas

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Nous sommes arrivés un soir dans le village de Tomatas, nous avons bivouaqué juste devant l’école et étions aux premières loges pour voir les enfants entrer en classe le lendemain matin.

Ce village compte une école de 3 classes avec 3 professeurs pour 35 élèves de 5 à 12 ans.

Nous partageons une matinée un peu spéciale, puisque l’on fête « El dia del Nino », Lily et Eliot participent studieusement au concours de dessins sur le thème de la campagne et la culture environnante.

 

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En milieu de matinée un petit déjeuner est offert aux enfants, nous y sommes invités.

Il est financé en partie par le fond mondial contre la faim et par la mairie.

Il est composé d’un verre de lait et d’une brioche et est préparé à l’école, tout comme le repas de midi par une des mamans du village (elles se relayent), le pain y est cuit sur place dans un four en terre.

 

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En fin de matinée la distribution de Doudous par Lily et Eliot a été une grande source de joie, il suffit de voir les visages sur les photos ! 🙂

Toujours pas d’internet ni de courrier mais un des professeurs nous a donné l’adresse du « rectorat » local…
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Rencontre avec un petit garçon de 8 ans, Oliver, qui passe sa journée au bord de la route pour vendre les fromages de chèvre faits par sa famille. 🙂

 

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Enfin, à Salta (nord de l’Argentine) nous participons grâce à SOLAR INTI à une fête organisée conjointement par l’organisation du Trophée « Rose des Andes » (Rallye qui traverse l’Argentine) ; l’association « Enfants du Désert » et l’association d’ équinothérapie « Equinoterapia del Azul » hébergée par le Polo club de Salta.

L’organisation du Trophée « Rose des Andes » a fait un don comme l’année précédente ,grâce auquel des bâtiments ont pu être construits ainsi que le développement d’activités supplémentaires.

Nous remettons au cours de cette belle journée nos derniers doudous aux enfants handicapés qui bénéficient de cette thérapie par le cheval, qui présente l’avantage d’offrir des sollicitations sensorielles de toutes natures, permettant à la personne de déclencher un stimulus capable d’améliorer son développement psychomoteur

 

Voici le  lien vers une vidéo mise en ligne par l’association

Argentine

Pour nous ce fût une découverte et une grande joie de voir ces visages illuminés après la séance avec leurs chevaux ! 🙂

 

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Enfin il nous restait 6 doudous que nous avons naturellement donné à Isidora vivant à Humahuaca, rencontrée grâce à Solar Inti à Salta, et dont nous sommes devenus les parrains en finançant en parti le four solaire dont elle avait besoin.

Isidora ayant 17 petits enfants dont 6 en bas âge, c’est donc elle qui a reçu nos derniers pensionnaires.

Offrir ces peluches a été une grande joie pour toute la famille, nous avons fait de belles rencontres et nous avons eu en échange de bien beaux sourires 🙂

Nous sommes donc encore plus motivés pour trouver un financement qui nous permettra d’envoyer les doudous restants en France dans d’autres pays sur notre chemin (nous avons un contact avec FedEx, nous croisons les doigts pour que cela puisse fonctionner…).

Merci à tous ceux qui ont donné des Doudous et qui ont permis tous ces petits moments de joie…

13- ARGENTINE, le retour, cap plein Sud

Coup de Coeur ❤

La péninsule de Valdès fait partie des incontournables et nous confirmons, même hors période des Baleines, bien que toutes les personnes que nous avons croisés qui ont eu la chance de les voir nous ont dit que le spectacle était simplement époustouflant ! On prend note…

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Coup de Gueule 😡
Le concept de Pollution sonore n’est pas encore arrivée dans ces pays, entre les chiens errants aboyant toute la nuit, les concepts-car type R12, R21 de 30 ans avec pôt d’origine, les radios à fond une bonne partie de la nuit, les courses de scooters équipés du pôt piqué à la R12 ci-avant, les nombreux camions sillonnant les routes… difficile de trouver un bivouac au calme…

De plus, les Argentins se couchent très tard, pas de calme relatif avant minuit voir 1h du matin.

 

Trajet depuis la dernière carte

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C’est bien :mrgreen:

Les villes sont quasi toutes construites le long d’un Rio, avec un bout de plage aménagé pour une baignade bienvenue après de longues heures de route. Comme par magie, passé la Latitude de Las Grutas, plus de moustiques !! Trop bien, alors que les températures restent franchement clémentes.

 

C’est moins bien, voir c’est dur 😳

La route est longue et monotone pour descendre dans le sud… Des étendues semie-desertiques sur des centaines de km entre 2 stations services. L’idée de la panne au milieu de nul part fait frissonner ! De plus, la seule route, parfoit bonne, est par endroit complètement déformée par le poids des nombreux camions, associé au vent violant quasi permanent, il faut rester très vigilant, ce qui n’est pas très reposant.

 

Santé o_O

RAS, TVB (Tout Va Bien, dormez tranquille les Mamies !!)

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Réflexion du jour 💡

Les camping-cars « locaux » ne sont vraiment pas nombreux et se ressemblent un peu tous, plutôt grands et taillés à la hache, on ne sait pas le niveau d’équipement intérieur car on a pas encore eu l’occasion d’en visiter 1, mais on pense qu’il y aurait sans doute un marché à prendre pour un bon aménageur type Isère Evasion vu le nombre de clients locaux intéressés par l’achat de notre petit MotorHome, avis aux investisseurs.
A coté de cela, on rencontre pas mal de Bus aménagés, certains type « Collector » semblant sortir tout droit d’un film ancien, d’autres, plus rares, récents, deux niveaux, belle peinture… qui font un peu rêver même si pour sur pas très agiles dans les petits chemins! Grosse concentration au Camping de Puerto Pyramidès sur la péninsule de Valdès ou on se sentait un peu petit…

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Jour après Jour

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11- Organisation des Posts

Quelques rapides informations pour facilement trouver ce qui vous intéresse,

2 moyens croisés de tri / sélection des posts :

  1. Par catégorie (Région) / sous-Catégorie (Pays)
  2. Via les TAGS, que nous tacherons de limiter en nombre :
    Famille : récit du voyage sans sujet particulier, qui intéressera donc principalement nos proches, moins ceux qui ne nous connaissent pas
    Animaux : visite d’un parc Animalier
    Parc : visite d’un parc, réserve ou autre domaine autre que Animalier
    Enfants : le post des enfants rédigé avec notre aide bien entendu, pour les copains, l’école et les autres
    Divers : Tentative de réflexion sur 1 sujet donné…

N’hésitez pas à nous faire des remarques sur nos premiers posts afin que l’on puisse progresser, tant sur la forme que sur le fond, afin que vos futures lectures sur notre blog soient encore plus agréables et intéressantes.

Bonne Lecture!

8- Dernières News avant le départ

Quelques news avant le grand départ,

Tout d’abord une très bonnes année à Tous, qu’elle soit douce, illuminée par un bonheur permanent pour vous et vos proches et que de beaux projets prennent formes 🐱

Les sacs ne sont toujours pas bouclés, mais ça ne saurait tarder, puisque Sonia les refaits toutes les nuits ! La maison est louée, les enfants n’ont pas repris l’école, ils sont à fond 👿  On a donc commencé doucement l’école le matin, quelques semaines sans doute pour trouver  le bon rythme, la bonne formule et faire entrer dans le crâne de nos 2 petits que ce n’est pas optionnel et qu’il est préférable pour tous d’être un peu appliqué et concentré !

Physique en berne pour Olivier, sans doute le contre-coup de ce changement de rythme brutal, ce qui n’aide pas pour boucler les derniers préparatifs et pour rassurer les grand-parents… pour sûr un mauvais souvenir dès que nous serons partis !

Notre projet KissKissBankBank n’a pas vraiment eu de succès… 😳  Dommage, car nous avons presque récupéré 500 Doudous et avons envoyé le premier carton (~60 doudous) pour Buenos Aires ce jour ! Nous continuons donc à chercher 1 partenaire pour financer les expéditions, si  vous avez des idées 💡 !!!

Achat du camping car finalisé et carte grise faite malgré un gros coup de chaud à la préfecture qui ne voulait pas nous  délivrer la carte grise sans contrôle technique 😮  Finalement, après avoir fait les Calimeros dans le bureau de la responsable qui  nous a sermonnée, on est repartis avec le sésame… Merci Madame !

Enfin, un grand merci aux parents d’Olivier pour nous accueillir, nourrir, supporter et accepter l’envahissement par nos cartons…

Prochain post en Amérique du sud ! 😉