44- Ce n’est qu’un au revoir :-)

Rédigé par Olivier,

Petit clap de fin, mais nous reviendrons, c’est promis, avec plus de jovialité et des choses plus sympa à vous suggérer !!!

Histoire de conclure en restant dans la lignée sombre de cette dernière parenthèse, je vous livre une réflexion écrite durant le voyage sur notre avenir incertain…

Ca remonte pas le moral, désolé, mais il est toujours temps d’agir !!!

A bientôt et merci de nous avoir suivi,

Le Crash est donc inéluctable

Avant ce nouveau voyage, mon optimisme sur la capacité des hommes à se raisonner pour arrêter la torture de notre chère Patchamama avant le stade létal, était bien malingre… Après quelques mois de vaine tentative de voyage, il a trépassé…

Je dois me résoudre, bien à contre cœur, d’admettre que Jacques, rencontré avec bonheur en Thaïlande, a raison : chacun doit faire son chemin et expérimenter ses erreurs avant de, peut être, un jour, grandir sur la voie de la sagesse…

En d’autres termes, quoi que nous fassions, tous ces pays, toutes ses personnes, voyant enfin une amélioration possible de leur confort matériel, si douloureux aujourd’hui pour la majorité d’entre eux et sans aucune notion élémentaire des effets indésirables associés, suivrons le même chemin désastreux que le notre dans un temps, qui ne saurait être suffisamment court pour éviter le jugement dernier.

Une anecdote valant mieux qu’une maladroite littérature, je vais vous parler d’Oan, belle Vietnamienne, la trentaine, diplômée à l’université, dans le domaine de la pisciculture, devenue gérante d’hôtel suite au constat qu’il était bien plus simple et bien moins usant de faire de l’argent avec le tourisme qu’avec son job initial! Nous avons pas mal échangé, sur tout et sur rien, notamment sur le présent sujet dont la pollution plastique des océans, puisque les plages de son village en sont un bien triste exemple même si cela ne choque vraiment personne ici… Et bien tenez-vous bien, le changement climatique, la chute de la biodiversité, les gaz à effet de serre… ça ne lui dit rien du tout…. Aucune notion même très élémentaire, de la simple signification de ces problématiques…

Inutile de vous dire que l’écrasante majorité, qui n’a pas eu la chance de caresser 1 seconde l’idée de passer par l’université, même souvent par le secondaire, ne peut guère en être à un stade plus avancé…

J’ai un petit montage photo, résumant en un cliché les dégâts du plastique dans les océans que je dégainais en début de voyage à ceux (tous…) qui me proposait du plastique à usage unique. Il m’a fallut un peu de temps, pas mal de regards hagards et de déconvenues, pour comprendre l’inutilité de mon geste… sans doute comme il l’aurait été chez nous il y a une vingtaine d’années.

On pourrait aussi parler de l’urgence d’interdire la vente d’allumettes dans tous ces pays, ou ils pratiquent la culture sur brulis, déforestant un peu plus chaque année et polluant l’air plusieurs mois à un point difficilement imaginable…

Je ne peux conclure sans re-évoquer cette ombre discrète, grandissante, avilissante, menaçante… je parle du numérique et plus spécifiquement du smartphone. Au delà de son impact environnemental qui dépasse maintenant celui du transport aérien (sachant que le volume de datas échangé double tous les 2ans…), qui n’occasionne pourtant quasi aucune retenue de consommation alors que prendre l’avion dévient un geste réellement vulgaire… ce qui m’inquiète encore plus est l’impact sur l’humain, allouant la majorité de son temps libre à ces choses avilissantes, plutôt qu’à la vraie vie, la famille, la culture, l’entraide, le partage, l’amour…

Durant ce voyage, on constate de partout le même phénomène. A table, dans les transports, au café, dans la rue, en groupe, en famille… les gens, les jeunes encore plus, sont scotchés sur leur écran.

Une nouvelle petite anecdote pour imager cela. Suite à la glissade de Sonia en scooter au Vietnam, je m’empresse de trouver une pharmacie, l’ampleur des surfaces à couvrir dépassant de loin la capacité de notre petite pharmacie de voyage. Les pharmacies, c’est un peu comme les épiceries, y’a un peu de tout, mais surtout beaucoup de rien, avec de plus des produits que l’on ne connait pas. Je demande donc conseil au jeune derrière le comptoir affairé à tuer tout ce qui bouge sur un jeu top niveau sur sa tablette. Après de longues secondes d’attente, il daigne enfin poser sa tablette et m’aider 30 s dans mes recherches, après quoi il s’empresse de rejoindre sa douce tablette en soufflant pour me faire comprendre que je dérange. Après 2/3 épisodes de la sorte, je lui demande si je le dérange et s’il a envie de travailler… réponse : « ben non, tu vois bien que je suis occupé ! »… That is the new real life !!!

De ce constat, imposant au voyageur quotidiennement de voir, subir et participer à ce qu’il est urgent d’endiguer, de ma précédente réflexion sur le voyage dénaturé en tourisme néfaste longue durée,
couronné par la galère habituelle de l’école en voyage, de notre Eliot plus du tout motivé,

vous comprendrez j’imagine aisément les raisons de notre retour anticipé, précipité par la peur d’une infection suite à une vilaine blessure au pied qui m’a valu une série de sutures au Laos bien connu pour la précarité de ses structures et compétences médicales…

Espérant que ces quelques récits et réflexions vous auront à minima divertis quelques peu, nous vous remercions de nous avoir suivi et vous donnons peut être rendez-vous dans quelques temps pour des nouvelles sur nos recherches du meilleur cap à suggérer à nos enfants et de celui à suivre pour nous afin d’être le plus cohérent avec nos constats, nos craintes, nos écrits et nos espoirs…

3 commentaires sur “44- Ce n’est qu’un au revoir :-)

  1. Merci pour le partage de ces nouvelles aventures !
    Je vous souhaite bon repos là où vous êtes arrêtés prenez bien soin de vous 🙏 je vous embrasse 😘😘😘😘

  2. on en reparle après le confinement, un soir autour d’un BBQ accompagné d’une bonne bouteille.
    Moi ce que je vois, c’est que l’humain n’est qu’un fin trait géologique sur le temps qui passe, et que la roue tourne … un jour peut être sera-t-on sage et grand, mais sur que nous mon Jobi, on degustera les pissenlits par la racine. Bise

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s