43-Laos

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Bonjour : sabaidee

4 Février 2020 ⇒⇒⇒ Fin du voyage

 

The last Guesthouse-4000 îles

Nous voici dans une maison sur pilotis depuis hier soir sur l’île de Don Det,

Au départ j’avais prévu d’aller sur l’île d’à côté; Don Khone en me disant qu’elle devait être plus calme moins de bateaux y arrivant. Mais au final nous sommes au calme et cette île ci est moins chère que sa voisine.

Nous n’avons pas décidé combien de temps nous resterions, mais notre petite maison et ses hamacs nous invite au farniente et à la douceur de vivre,

Pour cette première nuit étant arrivés tard, Eliot a dormi avec nous et Lily sur un auto-gonflant par terre. Il ne fait pas trop chaud  et pas de moustiques, nous n’avons même pas baissé la moustiquaire !

La guesthouse est constituée de cabanes / tepees en paille, douches et toilettes communs.

2020-02-04

Comme beaucoup en Asie il ne faut pas être très pointilleux sur l’hygiène des partie communes même si le proprio est très sympa et serviable et qu’il nous a rapidement apporté un matelas supplémentaire pour les enfants dorment plus confortablement.

Première journée, une matinée d’école ressemblant à toute les autres pour nos 2 feignasses, nous consacrons l’après midi à visiter l’île de don Det à vélo et traversons l’ancien pont français pour aller sur Don Khone et voir

  • les chutes d’eau de Li Phi ou Sonphamit.

Une jolie succession de rapides même si nous sommes en période sèche. Depuis quelques jours l’entrée est devenue gratuite alors qu’elle était à 25 000 kips, période creuse ??

On peut se balader tout le long du Mékong et au bout une jolie plage avec des tables et un bar pour attendre le coucher de soleil.

Nous rencontrons d’ailleurs Aillen et son chéri une dernière fois sur les bords du fleuve.

Le lendemain nous profiterons d’une plage installée sur un bras du Mékong pour nous baigner et manger de bon « spring rolls ».

Une journée de pause pour l’école, nos 2 écoliers-voyageurs ayant décidé de nous rendre fous, nous louons des vélos à la journée (10 000 kips/1euro) et partons faire le tour des deux îles et voir les dauphins de l’Irrawaddi.

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  • Les dauphins de l’Irrawaddi parlons en justement, nous avons hésité avant d’aller les voir.

Car ils ne sont plus que 4 ou 5 encore en vie dans le delta entre Laos et Cambodge, que la pollution générée par l’homme y est beaucoup dans leur disparition . Alors aller nous aussi en pirogue sur le fleuve pour le voir ou pas ? En même temps les enfants ont vu très peu d’animaux en Asie comparé à notre premier voyage en Amérique du sud.

Bien qu’il circule dans les grands fleuves, c’est un dauphin océanique. Les dauphins de l’Irrawaddy du fleuve Mékong sont inscrits par l’UICN sur la liste des espèces en danger critique d’extinction. Nous ne passons pas par des multiples agence/tour opérateur et allons directement à l’embarcadère nous renseigner. Nous payerons donc 90 000kips pour nous 4 au lieu de payer 90 000/pers.

Il est 15h quand nous partons en bateau, où on nous assure que nous allons les voir et effectivement, ils sont là, les voir est un grand mot puisque qu’ils sortent à peine leur rostre pour respirer et sautent encore moins. Notre piroguier coupe le moteur à leur approche et on se laisse dériver en les cherchant au loin.

Nous sommes 2 bateaux, mais peu à peu d’autres arrivent et notamment 2 bateaux reliés par une plate-forme avec un groupe à bord une glacière, des bières et de la musique forte qui sort d’un ampli !!

Nous regrettons rapidement notre décision de pin-pins. D’autant que ces dauphins n’ont pas l’air de vouloir changer d’endroit et qu’il reste dans le même coin une bonne vingtaine de minute. Nous avons payé pour une heure, mais nous en avons assez vu et rentrons.

Surtout qu’une mousse brunâtre recouvre l’eau par endroit, on comprend mieux la difficulté à survivre des dauphins et dire qu’oIMG_6545n s’est baigné dans le Mékong à plusieurs reprises, beurk !! De plus de petites cendres noires volent dans l’air et nous retombent dessus en provenance du Cambodge sur la rive en face, et encore il paraît que ce n’est pas l’époque où ils brûlent tout c’est dans 2 mois, ça doit être irrespirable.

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Samedi, après 5 jours de détente nous partons à 11h depuis l’embarcadère de Don Det pour Paksé, nous rencontrons de nouveau Salomée et Charlie qui ont le même billet que nous, espérons que ce ne soit pas la même galère qu’en venant.

Les horaires en Asie on sait que c’est aléatoire, on regarde des chinois traverser avec leurs motos depuis le café et à 11h30 on nous signale que ceux qui ont les billets jaunes embarquent.

Nous rejoignons le continent et découvrons le bus dans lequel nous allons passer une partie de la journée. 12H30 départ et quasiment pas de climatisation, il fait très chaud dans le bus, et pour arranger le tout, nous sommes à l’arrière assis sur le moteur.

C’est donc le sauna roulant jusqu’à Paksé, les premiers 40 km le paysage est triste tout est brûlé, puis petit en remontant vers le nord, le sol verdi et des collines apparaissent.

Le chauffeur pile sans cesse sur la route à cause des nombreuses vaches qui traversent, puis ce sera le tour des éléphants surmontés de leurs cornacs…Nous arrivons au final à l’heure à Paksé, il est 14h30.

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Paksé

Nous avions repéré une boulangerie « La boulange »sur la maps et nous nous y rendons en arrivant, fermée, mais juste en face une autre « vida bakery café », on y prendra un petit en cas et y laissons les enfants et les sacs à dos, pendants que nous partons à la recherche d’un logement.

Le soir ça se gâte, Eliot a mal au ventre après avoir commandé son repas, il n’aura pas le temps de manger et vomira avant d’arriver à la chambre. Un gentil monsieur lui apporte une chaise et une bouteille d’eau dans la rue pour qu’il se repose et se rince.

Mauvaise pioche pour le repas Indien qu’Olivier me rapporte dans la chambre qui est vraiment pas terrible, y’a des soirs comme ça.

Le lendemain, nous abandonnons l’idée de partir, Eliot a toujours de la fièvre et il revomit dans le lit alors que l’on tentait de lui faire avaler un cachet (c’est la bataille il n’y arrive pas), repeint le mur de la chambre et mes pieds par la même.

Le lendemain en allant chercher des médicaments à la pharmacie, on découvre un restaurant « l’estaminet », tenu par un français et qui fait sa propre charcuterie et notamment des rillettes extras. Mais Eliot qui n’a mangé que 2 bouchées de riz blanc, vomit une nouvelle fois en sortant.

Il a déjà eu du mal a faire ce petit kilomètre et il est encore plus ko pour rentrer.

  • 12 février

Ce matin Eliot est un peu mieux et n’a pas revomit depuis hier, Olivier est allé voir chez Avis pour louer une voiture, nous aimerons être autonome et aller où bon nous semble, surtout que les trajets de bus entre 2 villes sont maintenant très longs et on est pas à l’abri d’une rechute.

Nous voilà partis pour la boucle des Bolovens.

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Au km 40 nous faisons un arrêt« stand » au Bolaven Plateau Coffee Producers Cooperative Cafe( Lak40-coffee&tea), un producteur de café et de thé qui a aussi une guesthouse. On peut se balader dans la plantation, il y a du thé, du poivre, des canneliers….

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Puis demi tour 2 km avant pour aller voir la Tad Champee waterfall et y manger. Des cascades ici il y en a partout, sauf qu’il faut payer partout 20 000kips/pers et 10 000kips la voiture, nous sommes 4, nous n’allons donc pas toutes les faire, sachant qu’en France nous faisons du canyon, « alors leurs petites cascades »…dixit Olivier

Nous irons en voir une autre petite qui donne sur un lac avec des arbres morts en suivant maps et donc en arrivant par un chemin annexe sans payer.

Nous poursuivons notre jolie route traversant les villages, une petite tentative d’extorsion de quelques euros aussi par la police. Nous arrivons presque à la nuit à ce qui se veut un camping sous abri de cabanons. Mais le prix est le même que pour une chambre en ville.

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Nous allons voir le bistro voisin, personnes ne parle anglais mais en journée ils proposent à manger, terrain de pétanque et les même petits cabanons pour manger. On leur demande via google traduction, si l’on peut dormir sous un abri si on mange sur place. Ils finissent par accepter ça tombe bien nous avons tous le matériel nécessaire et sommes juste au bord des chutes d’eau de Tad Hua Khon.

Le lendemain nous allons rencontrer Mam Tiam qui tenait une guesthouse à Tad lo qui a été emporté par la crue de la rivière avec le pont qui traverse le village en septembre 2019 et pour laquelle nous avons aidé au financement via l’association « Sabaidee Bonjour » pour la reconstruction. Nous allons donc voir où en sont le travaux qui avancent, mais à une vitesse toute laotienne.

Ce village et ces cascades sont encensés par les touristes sur les réseaux. Bof rien de très sympa dans ce village et surtout pas le bain des éléphants à voir l’après-midi (payant) près du resort.

Après cette visite nous continuons donc notre route et dormirons plus loin.

Après avoir fait le plein à la Boulange de Paksé nous voilà en route pour Thakhek en une seule traite, 335 km et 6h de route.

Olivier a attrapé la crève pour arranger le tout, une pause l’après-midi à Savannakhet pour qu’Olivier travaille avec de la connexion, Je serais bien restée, mais Olivier trouve qu’il n’y a rien de plus à voir ici et qu’il préfère finir la route.

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Des lycéens nettoyant le bord des routes

Nous reprenons celle-ci peu avant un beau couché de soleil sur le Mékong que nous longeons une fois de plus.

La conduite est éprouvante de nuit au Laos, aucune signalisation sur le bord des routes, pas plus que de marquage au sol. Aucun éclairage dans les villages, les scooters n’ont pas d’éclairage et roule à la frontale ou à la lampe torche éventuellement tenue par un enfant dans l’espèce de side à côté.

Thakhek

Nous arrivons dans une ville franchement très moche, où le seule intérêt est la place, les restaurants et le marché au bord du Mékong. Nous trouvons une chambre qui a du être décorée dans les années 60 avec un personnel qui n’a pas du sourire depuis la même époque, mais bien placé juste à côté du marché.

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Pour la St Valentin, Olivier a toujours une sinusite et passe sa journée à dormir. Ça tombe bien il se moque des fêtes et des dates anniversaires, moi je pars visiter le temple d’à côté.

 

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ou la boucle de Thakhek, même principe que celle des Bolovens, on fait le tour et on découvre sur la route, cascades, grottes, piscines naturelles….

 

Il y a des loueurs de scooters partout en ville, nous en profitons pour leur demander quelques renseignements et une carte avec les attractions à voir.

Si on regarde une carte se sont des centaines de petits sommets de plus ou moins 1000m qui apparaissent et la route passe au travers. C’est vraiment très beau et complètement différent des Bolovens et de ses champs de caféiers.

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Première grotte où nous nous arrêtons ressemble à un attrape touriste : La Buddha cave, 10 000kips/pers entrée, 5000 le parking pour la voiture. On demande aux femmes d’avoir les jambes couvertes mais pas avec un pantalon pour cela on te loue une jupe traditionnelle à 3000 kips. Avec Lily on retourne à la voiture mettre nos paréos, ne sachant pas si on quelque chose dessous, ils n’oserons pas nous forcer à louer la jupe.

Le cadre est joli mais c’est une grosse déception en arrivant en haut des marches, on doit se déchausser, car la grotte où auraient été trouvé 200 bouddhas a été transformée en lieu de culte, elle est minuscule, les bouddhas ne sembles pas si vieux et la grotte n’est au final pas visitable, on rentre dans un petit espace quadrillé par des barrières.

Bref, ne pas commencer par là c’est La grotte à ne pas faire sur la boucle.

Nous allons ensuite déjeuner au Green Climbers où l’on mange très bien et c’est un site de grimpe exceptionnel, des beaux murs raides. Les devers sont juste magiques. Zéro marche d’approche.

Le matériel est loué sur place et on peu y loger aussi. Au font du campement il y a aussi une joli grotte accessible librement pour une fois, où l’on peut se mettre à l’abri des 37°C.

Nous reprenons ensuite la route, traversons de magnifiques paysages, passons de collines, et nous allons dormir à la Sabaidee guesthouse au bord d’une retenue d’eau avec un magnifique couché de soleil au milieu des arbres morts toujours dressés mais recouverts par l’eau. Super ambiance, une vingtaine de chambres, le gîte est plein et le soir c’est pastis, bière Lao, barbecue à volonté et pétanque, le patron joue très bien mais se fera quand même battre par des français.

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Sur les chemins de Don Det

Le lendemain nous revenons de quelques kilomètres sur nos pas et essayons de rejoindre le centre du plateau en direction de Natane , nous allons faire 25 km sur les 56 pour redescendre sur un très beau plateau mais nous ne sommes pas sûrs de pouvoir loger là-bas et ne voulons pas faire plus de 100 km A/R qui plus est sur de la piste, de plus on ne croise pas un chat dans les villages en chemin.

Nous reprenons la route vers le nord, les paysages sont magnifiques à partir de là, il y a un barrage et la terre est inondée avec des centaines d’arbres morts qui dépassent des lagunes.

Direction « cool pool », plutôt cold pool, où nous pique niquerons moyennant encore un droit d’entrée pour nous et pour le parking de la voiture.

Eliot juste avant de plonger se coupe sous le pied, mauvaise pioche il n’ira pas se baigner.

Konglor

On arrive de nuit à Konglor cave, nous louons une grande chambre avec 2 lits à Phounsouk GH pour 100 000kips mais malgré la gentillesse du proprio et de sa femme ; la pièce est borgne, enfin une fenêtre donnant sur un mur et il n’y a pas de moustiquaire donc impossible de se rafraîchir la nuit sans se faire dévorer.

Le lendemain on prend une chambre au Thongdam GH juste en face, il était plein la veille.

Là pour le même prix nous avons une cabane sur pilotis qui donne sur les champs de tabac et une vue magnifique sur les montagnes qui nous entourent, de plus nous avons testé le restaurant la veille et se matin pour le petit déjeuner et sommes emballés.

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Aujourd’hui nous visitons la grotte de Konglor qui est dit-on magnifique. L’entrée est à  65 000kips/pers, elle a intérêt à être chouette cette visite, pas de parking à payer on ne s’est pas fait avoir on est venu à pieds, la GH étant à 1,5 km, et le village est charmant à traverser et les gens vraiment très gentils.

En fait on ne nous avait pas expliqué à l’entrée, la grotte traverse la montagne et ressort de l’autre côté avec la rivière qui l’a traverse jusqu’au village de Natane. Nous sommes donc équipé en bord de rivière avec des gilets de sauvetage et des frontales, nous marchons jusqu’à la grotte pour monter dans un bateau style pirogue.

Au milieu de la grotte on nous débarque sur ce qui ressemble à un tas de sable et marchons à travers diverses concrétions qui sont éclairées pour redescendre jusqu’à la rivière. Notre piroguier nous attend là, il a contourné et nous voilà repartis sur une rivière pas bien haute en raison de la saison sèche jusqu’à la sortie, il nous faudra quand même descendre une fois de celle-ci car il y a de minis rapides à passer à contre sens et il y a peu d’eau.

Après 6 ou 7 km de traversée sous la montagne nous découvrons un paysage magnifique et sommes débarqués à Natane.

Nous avons 2h pour nous promener, éventuellement louer des vélos pour visiter le village tout proche. Des femmes sont là pour vendre leur artisanats et tiennent des échoppes où l’on peut manger.                                                                                                    NB : bien repérer son piroguier et noter l’heure pour repartir.

Après quelques jour nous remontons direction de Luang Prabang, nous passons par une route peu utilisée par les touristes, jolie mais longue à Thathom nous trouvons enfin une chambre à louer. On a pris le meilleur du pire, la ville est hideuse, il n’y a rien a faire ni à voir. La chambre est à son image, et la salle bain est sale et il n’y a même pas de lavabo pour se laver les mains ou les dents en dehors de la douche collée au chiotte à la turc.

Le lendemain il nous reste 387 km jusqu’à Luang Prabang, la route est très sinueuse mais très belles au milieu des montagne, mais la moyenne ne dépasse pas 50km/h, les 70 derniers km seront les pires des trous sur piste et des dizaines de camions qui sont sur le probable chantier du train qui part de la Chine jusqu’en Malaisie, 387km qui vont nous prendre la journée, nous arrivons au couché du soleil.

Luang Prabang

Fatigués nous prendrons un chouette hôtel « Jasmine »pour 2 nuits avec piscine et petit déjeuner inclus. Comble du chic pour la première fois les toilettes sont séparées de la douche !!!

Luang Prabang est une jolie ville, la première que nous voyons de ce type en Asie, c’est un petit bout d ‘Europe et de France, la ville est classée au patrimoine mondiale de l’Unesco.

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Nous retrouvons à nouveau le Mékong, beaucoup de temples à visiter, un marché le matin et un le soir avec des dizaines de stands qui vendent l’artisanat local pour les touristes le long de l’avenue principale où l’on a le choix pour les restaurants. c’est très touristique, mais l’ambiance est détendue et c’est la ville du farniente par excellence.

L’occasion de se poser et de préparer le suite du voyage.

En ces temps de Covid-19, ça fait déjà un mois que nous suivons la progression de l’épidémie, nous sommes vraiment très près de la Chine, trop près ?

Le chantier du train est d’ailleurs réalisé par les chinois et s’est en mandarin qu’il est écrit tout le long de celui-ci sur les panneaux et sur les camions.

D’ailleurs depuis que les frontières de la Chine sont fermées nous pensons avoir vu quand même un certains nombres de ses ressortissants. Mais le Laos est paraît-il exempt de la maladie, alors on se détend, et on envisage la suite, ou pas.

En attendant notre hôtel est un peu cher pour y rester plusieurs jours et nous déménageons pour une chambre, non loin de la,moitié moins cher mais tout près de la boulangerie !

L’ambiance est détendue si ce n’était la mauvaise volonté d’Eliot pour faire l’école.

Au programme pour moi visite des temples, de la ville et grimpette sur le « mont » Phousi.

Kuang Si Falls

Nous allons aussi aller visiter les célèbres Kuang Si Falls. Juste avant les chutes, un sanctuaire pour ours tibétains borde le chemin. Ces ours ont été maltraités, ils sont convoités car la médecine chinoise considère que leur bile est un médicament précieux. Ils sont donc soignés ici. (www.freethebears.com)

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Les Kuang Si Falls sont des chutes d’eau très touristiques, où l’on peu se baigner dans de l’eau très froide malgré la chaleur extérieur. Mais on peu facilement s’échapper en prenant le chemin qui grimpe tout en haut de celles-ci, il est raide et glissant et un petit nombre seulement s’y aventure. On pique nique au sommet des chutes les pieds dans la rivière, les poissons viennent nous grignoter les peaux mortes au désespoir de Lily qui a horreur de ça. Et une balançoire au dessus de l’eau pour divertir petits et grands.

Au retour, nous nous arrêterons manger une glace au lait de bufflonne au  » Dairy Buffalo », l’unique ferme du Laos où le lait est exploité pour faire du fromage.

Ayant fait le plein de grottes et de cascades, nous allons quand même visiter le village de Pak Ou non loin de là.  Beaucoup de touristes viennent ici en scooter ou avec des tour opérateur pour visiter la grotte aux bouddhas, encore une ! Pour la visiter il faut une fois de plus payer pour le véhicule, mais cette fois pour entrer dans le minuscule village, alors  qu’il y a un grand parking juste avant…Puis payer un bateau pour traverser jusqu’à la dite grotte.

Nous allons une fois garée la voiture, au parking et longée la rivière découvrir derrière le village une plage et un bar remplis de locaux, qui pataugent parfois ou font du canoë. Nous avons les maillots de bain, ce sera donc baignade. Sur le chemin du retour nous passons devant « Elephant camp » où les touristes viennent monter sur les éléphants pour une balade où pour la baignade dans le Mékong.

Très peu pour nous, les éléphants nous aimons les voir libres, pour en arriver là ils sont maltraités attachés pour faire uniquement du profit. Il existe des sanctuaires où ils sont soignés, mais beaucoup surfent sur l’envie d’aider des touristes.Ne voulant pas tomber dans ses travers touristiques, et n’ayant pas le budget pour une vraie expérience dans un centre  de sauvegarde, nous n’essayons mêmepas de trouver un sanctuaire éthique au Laos ni ailleurs en Asie en accord avec les enfants qui ont adoré lors de notre premier TDM les voir en liberté en Afrique.

D’ailleurs le savez-vous ? :

L’éléphant d’Afrique présente des oreilles bien plus grandes que son cousin.

Pourquoi de si grandes oreilles (sillonnées de veines) ? Parce qu’elles servent à l’éléphant à rafraîchir son sang. Comme il fait plus chaud en Afrique qu’en Asie, l’éléphant d’Afrique a conservé,ou développé des oreilles plus importantes.

En y regardant d’un peu plus près, on peut encore remarquer d’autres grandes différences physiques :

  • deux protubérances à l’extrémité de la trompe pour l’éléphant d’Afrique et une seule pour l’éléphant d’Asie
  • un dos creusé pour l’éléphant d’Afrique et un dos arrondi pour l’éléphant d’Asie ;
  • une bosse sur la tête pour l’éléphant d’Afrique et deux pour l’éléphant d’Asie ;
  • l’éléphant d’Afrique a toujours des défenses, en Asie, seuls certains mâles en ont ;
  • 4 ou 5 orteils sur les pattes avant et 3 sur les pattes arrière pour l’éléphant d’Afrique contre 5 doigts à l’avant et 5 à l’arrière pour l’éléphant d’Asie ;
  • plus de poils pour l’éléphant d’Asie.

Ce matin en partant nous avons croisé les « Smile, backpacks and wheels », Lou-Ann et ses parents Franck et Magalie. Nous étions en contact via internet et je savais qu’ils étaient arrivés à Luang Prabang. Le rendez-vous est donc pris nous nous retrouverons au marché de nuit ce soir pour manger tous ensemble. 19h, nous venons tous de prendre notre douche, Olivier est le dernier à la salle de bain lorsque l’on entend un gros bruit et Olivier qui appelle à l’aide.

Stupeur lorsque j’ouvre la porte de celle-ci, le lavabo est fracassé par terre l’eau jaillit du mur et une plaie béante de 10 cm de long m’apparaît sur le dessus du pied d’Olivier.

Il devient tout blanc en se tenant le pied, le voilà nu assis sur les toilettes, les enfants sont affolés, vont chercher de l’aide pendant qu’Olivier se débat au milieu de l’eau et des morceaux de vasque pour enfiler un caleçon. Branle bas de combat, une toubib arrive, me confirme si j’avais un doute qu’il faut qu’il aille à l’hôpital local.

Dans un premier temps j’ai l’idée de prendre la voiture et de l’emmener moi-même,puis entendant l’ambulance, je me dis que ce n’est pas plus mal, que s’il tourne de l’œil dans la voiture on y arrivera pas.

Nous sommes bien accueillis par la petite équipe, des patients attendent dans l’entrée, des personnes sont aussi couchées sous le porche par terre, patients ? Familles ?

Olivier est donc installé sur un brancard, personne ne s’est lavé les mains, mais le médecins enfile des gants stériles, s’est l’ambulancier qui lui tend l’ampoule de xylocaïne puisque aucune infirmière n’est présente pour le moment. Aucune désinfection, aucun nettoyage du pied, olivier s’en inquiète mais le médecin lui répond qu’il va le mettre sous antibiotiques…

L’aponévrose est recousue puis la peau.

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Pendant ce temps j’ai l’assurance au téléphone et je fouille partout pour trouver les coordonnées de l’hôpital, personne n’est là pour me renseigner…

Une fois le pansement fait, je demande au médecin de regarder mon pied, j’avais mis en pansement je m’étais coupé sur les débris dans la salle de bain.

On m’installe à la place d’Olivier, aucun nettoyage, je mets donc mon pied sur le papier des gants stériles, mais moi j’ai droit à plein de bétadine….Allez comprendre.

21h45, nous sommes de retour à la GH,on a bien eu du mal à trouver un tuk-tuk en sortant de l’hôpital. Les enfants sont allés s’acheter un croissant et n’ont pas mangé, des fruits feront l’affaire.

Dimanche, Olivier est très douloureux, l’employé de la guesthouse est venu nous dire que l’on ne paierait pas le lavabo cassé, mais vu que l’on dormait à 4 dans une chambre de 2 il voulait doubler la facture, il parle vaguement de police, je monte dans les tours, en lui expliquant que grâce à son bricolage mon mari est sérieusement blessé et  que les enfants dorment par terre et c’est moi qui vais appeler la police…Ça s’arrêtera là.

A midi nous prenons un tuk-tuk pour faire le petit kilomètre qui nous sépare du bar Utopia où nous allons enfin manger avec la famille de Lou-Ann après le rendez-vous raté d’hier et une autre famille sera là aussi les « sauterdutrain »,  nous voilà un joli groupe de français pour une belle après-midi dans un bel endroit.

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Après de multiples discussions avec notre assurance, vu que nous n’avions pas de billet retour, on nous propose de nous rapatrier vers Bangkok, pour qu’Olivier soit vu par l’hôpital sur place. Et après ? Il y a quand même un bon risque d’infection, si ça arrive là-bas, il faudra qu’il reste à l’hôpital ? Nous sommes en pleine épidémie de Covid-19, ce n’est ni le moment de traîner dans une grande ville ni dans les hôpitaux.

Le voyage est compromis pour les 3 semaines à venir, Eliot veut rentrer depuis un moment, Olivier n’est pas satisfait de « l’Asie ». Nous devons nous décider rapidement…nous prenons un billet pour le lundi, Luang Prabang/Hanoï-Hanoï/istanbul-Istanbul/Lyon.

Le lundi matin nous rendons la voiture chez Avis, et partons pour l’aéroport, après 30h de voyage, nous voilà dans le Vercors, drôle de fin, comme lors de notre 1er voyage en 2015….

42- Cambodge

« Rédigé par Sonia »

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Bonjour : Tchoumm riép sour

 Dollards/Riels khmers

Ce qui étonne en passant la frontière ce sont les casinos, des lumières partout dès la frontière passée. Pourtant les  Cambodgiens n’ont pas le droit de parier dans les casinos.

Le nombre de casinos au Cambodge a augmenté de 53% au cours de l’année 2018. Le royaume compte désormais 150 casinos enregistrés auprès des autorités, contre 98 à la fin de l’année 2017.

L’afflux de joueurs chinois a été pointé comme un facteur négatif notamment et l’apparition de rixes entre joueurs et à l’augmentation de la criminalité dans la ville de Sihanoukville par exemple. Les prix de l’immobilier ont en outre explosé et celle-ci se vide des ses habitants khmers.

  • Arrivée à Pnomh Penh

Nous avons pris un bus depuis Mui-Né jusqu’à  Saigon puis nous changeons de bus après quelques heures à se balader dans la ville direct pour Phnom Penh.

Le gars du bus s’occupe de tout avant la frontière, il récupère nos passeport et les dollars pour le visa d’entrée. Sauf que le visa est normalement à 30 $ et que lui nous réclame 35$ par tête…Bakchich pour lui et la douane pour service rendu ??

Nous arrivons tard à Phnom Penh, marchandons peu pour le tuk-tuk et direction l’hôtel. l’hôtel est propre mais fini les serviettes dans la salle de bain et la bouilloire.

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On s’étonne de pouvoir retirer de l’argent aux ATM soit en dollars, soit en Riels Khmers la monnaie locale, d’ailleurs les tarifs pratiqués au Cambodge ne sont pas les mêmes que chez les voisins Thaïlandais ou Vietnamiens et on a l’impression que l’on nous prend pour des américains.

Nous ne visiterons pas la prison S21, le musée de la guerre, les horreurs du musée de la guerre à Ho Chi Minh nous ont suffit.

De plus la chaleur et la saleté des rues et des marchés ne nous donnent pas envie de manger dans la rue comme d’habitude.

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Nous n’allons pas traîner dans le sud du pays, la plage nous y étions au Vietnam, même si certaines îles sont vendues comme idylliques, nous sommes venus visiter l’Asie et pas venus faire du tourisme balnéaire et ne ferons donc pas le grand classique Kampot et son poivre ou le marché au crabe de Kep.

 

Difficile de sortir des sentier battus ici, les lignes de bus sont chères et peu nombreuses en dehors des grands axes, après il faut faire du taxi partagé et là encore ça coûte un bras et sur de longues distances c’est difficile à organiser.

  • Direction Siem Reap

40 $ pour nous 4 dans un bus local à la local, plein à ras bord avec des gens assis sur des minis tabourets dans le couloir et qui s’arrête tout le temps, donc 7h de bus pour 318 km.

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La campagne est plate, à peine quelques collines et marais et leurs fleurs de lotus.

En s’éloignant de la ville les maisons sur pilotis en ciment laissent place aux maisons traditionnelles sur pilotis mais en bois.

Comme ses voisins le Cambodge ne déroge pas à la règle et les bords de route sont jonchés de plastiques et de détritus en tous genres, qu’ils font brûler par endroits et qui dégagent une odeur âcre de plastique brûlé.

Les grandes villes n’étant pas notre tasse de thé, nous avons trouvé refuge à une quinzaine de km de Siem Reap dans un homestay nommé « school of hope », non loin des temples.

Des cours d’anglais y sont dispensés tous les soirs de la semaine aux enfants du village et alentours de 5 à 19 ans gratuitement grâce aux personnes qui comme nous viennent dormir ici et qui parfois participent bénévolement aux cours et/ou à la réfections des locaux. Nous trouvons l’accueil de Chheak plutôt léger ainsi que le repas servit le premier soir.

Est-ce que c’est par ce que nous ne réservons pas de tuk-tuk ou de visite directement par lui ? Mais les prix qu’il propose, même si une partie est reversé à son association sont beaucoup trop chers pour nous.

Même s’il nous faut marchander à chaque fois pour aller en ville et sur plusieurs jours….

Bref, SR est une ville sans charme comme beaucoup en Asie, une rue appelée « pub street » est très touristique surtout le soir dans le centre, mais c’est le tourisme de masse, sans aucun intérêt à nos yeux et avec les travers qui vont avec.

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Pub Street

Nous visiterons un des ateliers des « artisans d’Angkor » http://www.artisansdangkor.com

Ils fournissent des compétences professionnelles aux communautés rurales défavorisées et en leur garantissant une formations, des salaires équitables et de nombreux avantages sociaux et un suivi médical.

C’est une entreprise sociale spécialisée dans les beaux-arts cambodgiens (sculpture, tissages de la soie…), qui s’efforce de préserver le savoir-faire traditionnel de l’artisanat et participent d’ailleurs à la rénovation des temples Angkoriens.

  • Les temples d’Angkor

Nous allons quand même faire une visite incontournable au Cambodge.

Pour notre visite des temples , enfin, 6 temples sur la bonne cinquantaine de temples plus où moins en ruine, réveil à 6h, il est très couru d’être dès 6h au levé du soleil à l’entrée, mais les trucs très à la mode c’est rarement du goût d’Olivier.

De plus il nous faut acheter nos billets d’entrée 37$ la journée (62$ les 3 jours ou 72 $ la semaine) tout de même, coup de chance Eliot a 11 ans et c’est gratuit pour lui.

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Nous avons négocié avec Mister Na notre tuk-tuk habituel pour qu’il nous emmène d’un temple à l’autre 15$ pour 6h et pas mal de km alors qu’il prend souvent 5/6$ pour un trajet de quelques km…

Bref la logique du tarif tuk-tuk nous dépasse.

Je vous laisse découvrir l’histoire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Angkor

 

1-Angkor Wat

2-Ta Promh

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3-Chao Say

4-Preah kan

5-Ta keo

A partir de 11h la chaleur se fait accablante. Nous pique niquerons au pied de Ta keo avec une salade que nous nous sommes préparés.

6-Bayon

Olivier vous dira que c’était des vieilles pierres, moi j’ai beaucoup aimé et s’il y avait moins de monde, j’aurais bien passé plusieurs jours.

Nous sommes de retour à 14h30 à noter GH et après une petite sieste nous enchaînons le soir par une soirée cirque.

  • Le cirque Phare Ponleu Selpak

Ce n’est pas seulement un cirque, le Département social du cirque Phare  a pour mission d’améliorer les conditions de vie des enfants et familles de la communauté cambodgienne.

Aujourd’hui, Phare Ponleu Selpak, ce n’est pas seulement un cirque, c’est aussi le soutient à plus de 200 familles de manière directe et 800 à travers ses différents programmes notamment de protection de l’enfance, un programme éducatif (http://www.ppsfrance.org ).

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Nous avons adoré ce spectacle dont la bonne humeur était inégalable.

A Siem Reap nous savons qu’il y a une École d’Hôtellerie et de Tourisme Paul Dubrule et son restaurant « Le jardin des délices »,cela tombe bien une autre famille autour du monde depuis 2 ans arrive à SR les « Voyage en théorie » : Sylvain, Viviane et leurs 3 enfants. Ils nous rejoignent avec leur camping car au bord d’un lac où nous sommes allés à vélo.

Après la baignade , Eliot teste déjà le camping car de nos nouveaux amis, son vélo est à plat et on les charge tout les deux dans leur camion.

Nous arriverons à la nuit à notre homestay, nos vélos loués là-bas se retrouvant à plat chacun leur tour.

Le lendemain nous allons donc tous au restaurant de l’école hôtelière en tuk-tuk pour un bon moment de convivialité.

Après deux jours passés ensemble nous nous séparons et nous montons à 120km au nord ouest, non sans avoir profité cette fois avant de partir du café-pâtisserie Bayon et de ses délicieux pains au chocolat, une école de pâtisserie dans le cœur de Siem Reap : cette école forme des jeunes filles au métier de la pâtisserie. 

Ces jeunes filles issues de familles pauvres sont sélectionnées après un processus rigoureux s’assurant à la fois de leur motivation mais aussi de l’incapacité de leur famille à financer ces études. Grâce à l’installation d’un café au sein de l’école, les gâteaux produits sont vendus afin de contribuer au financement de la formation.

Nous partons donc à Svay Chek en taxi partagé dans une ferme organique : Organikh Farm, qui reçoit des volontaires, mais qui malheureusement est sur la fin de son activité pour diverses raisons.

Nous allons donc passer 3 jours là-bas à aider Olivier et Darin dans leur ferme où 3 volontaires sont là ; une espagnole, une vietnamienne et un français,et aussi pour profiter de la sérénité ambiante des éco-constructions.

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Notre idée était de monter plus au nord pour rejoindre le Laos et les 4000 îles, mais aucun bus n’existe et on nous explique que ça va être compliqué à organiser et très cher. Impossible de louer un véhicule à Siem Reap non plus. Nous sommes donc obligés après un passage au marché des expats « canopy village » de SR où Olivier vent les produits de « Organikh Farm » de prendre un bus pour Don Det.

On nous a vendu 4 billets pour 72$pour un trajet direct de 6h en minibus VIP….

Ayant lu quelques articles sur le passage de frontière j’aurais du m’en douter, il y avait un loup.

  • Départ pour le Laos

En ce 3 février, on se lève tôt après une nuit franchement pas terrible à Ivy guesthouse pourtant recommandée par Olivier et Darin.

A 7h30 une voiture vient nous chercher pour un départ à 8h00 pétante dans le fameux minibus VIP…on déchante un peu, pas de coffre et nous devons tous enfiler nos gros sacs à dos sous les sièges et au milieu du couloir. C’est un bus 12 places et nous sommes au complet. Après des détours incompréhensibles dans la ville nous voilà en direction du Laos.

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Mais peu de temps après notre chauffeur qui est toujours au téléphone s’arrête et nous voilà 18 dans le bus avec 6 locaux supplémentaires leurs sacs de riz, casseroles etc. Jeu des chaises musicales, on change de place, on empile et les 6 nouveaux se retrouvent entassés au fond.Avec Eliot on s’en sort bien sommes devant avec le chauffeur qui ne lâche pas pour autant son téléphone et conduit vraiment mal, je le surveille donc du coin de l’œil.

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Mais nos déboires ne s’arrêtent pas là.

A 14h30 nous arrivons à Stoeng treng non loin de la frontière et déjà 6h de bus, nous devons descendre et on nous annonce un changement de bus, il ne reste plus que 9 touristes pour le Laos, on demande quand on repart personne ne veut s’asseoir dans ce qui est un restaurant et qui fait aussi comme partout transport de personnes. On nous dit dans 40 min, puis le temps écoulé on redemande et là c’est dans une heure !

On se met en colère, demande où est le véhicule et le chauffeur, ils sont là depuis le début, le véhicule est même démarré sans personne dedans, et le chauffeur mange tranquillement.

Les esprits s’échauffent Olivier s’explique avec le premier chauffeur, et nous décidons tous de mettre nos bagages dans le véhicule pour leur mettre la pression…

Le chauffeur, fini par nous faire monter dans le bus ferme les portes et……repart boire un café et causer pendant que l’on cuit au soleil sans climatisation.

Aillen l’Argentine prend un gros coup de sang et klaxonne comme une dingue pendant 5 min…ni chaud ni froid tout le monde s’en fou et personne ne se retourne, Olivier fini par descendre, face au refus du chauffeur de bouger le choppe par le bras, ça va mal finir me dis-je. Le chauffeur fini par monter.

Nous arrivons à la douane cambodgienne à 16h30, notre chauffeur nous largue, on suppose, on espère qu’il est bien prévu qu’un autre nous récupère côté Lao.

Ça commence le douanier réclame 2$ de plus par personne pour sa caisse perso. Aillen repique un coup de sang, il l’a fait poireauter puis l’appelle c’est ok, elle ne paye pas.

Il tente la même avec tout le monde, personne ne paye.

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Nous voici à la douane Lao, cette fois en plus des 30$ de visa on nous annonce qu’il faut 1$ de plus avant 16h et 2$ après 16h. On nous montre un pseudo texte officiel sans tampon que se sont des frais pour valider le tampon. Refus catégorique de 8 sur 9, Sangsu le japonais a déjà payé.

Nous attendons ils gardent nos passeport et ne veulent rien savoir.

A 18h notre chauffeur de bus est arrivé, mais rien n’a bougé pour nous, un accord est trouvé avec Olivier on ne paye que 1$ au lieu de 2$, nous risquons de louper le bateau.

18h40 nous voilà à l’embarcadère, ouf ? Hourra, enfin ?

Et Bien non, sur no billets il est un indiqué que la traversée en bateau est incluse, mais le responsable nous dit qu’il n’en est rien, qu’il nous faut un billet supplémentaire et seul Sangsu en a un, on apprend qu’au changement de bus cette après-midi il est le seul à avoir été s’asseoir dans le local du transporteur et qu’on lui a donné le dit ticket.

Aillen est à bout, se met à pleurer, il faut dire qu’elle a mis de l’argent de côté pendant un moment pour se payer ces 3 mois de voyage et que ses finances sont serrées.

Une heure plus tard, le type parti se renseigner accepte de nous faire traverser sur l’île de Don Det.

20h, Nous voilà tous arrivés à bon port 12h après notre départ, nous faisons un repas tous ensemble (Sangsu, Salomée, Charlie, Aillen et son chéri, nous 4) et partons à la recherche d’une guesthouse.

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