42- Cambodge

« Rédigé par Sonia »

kh

Bonjour : Tchoumm riép sour

 Dollards/Riels khmers

Ce qui étonne en passant la frontière ce sont les casinos, des lumières partout dès la frontière passée. Pourtant les  Cambodgiens n’ont pas le droit de parier dans les casinos.

Le nombre de casinos au Cambodge a augmenté de 53% au cours de l’année 2018. Le royaume compte désormais 150 casinos enregistrés auprès des autorités, contre 98 à la fin de l’année 2017.

L’afflux de joueurs chinois a été pointé comme un facteur négatif notamment et l’apparition de rixes entre joueurs et à l’augmentation de la criminalité dans la ville de Sihanoukville par exemple. Les prix de l’immobilier ont en outre explosé et celle-ci se vide des ses habitants khmers.

  • Arrivée à Pnomh Penh

Nous avons pris un bus depuis Mui-Né jusqu’à  Saigon puis nous changeons de bus après quelques heures à se balader dans la ville direct pour Phnom Penh.

Le gars du bus s’occupe de tout avant la frontière, il récupère nos passeport et les dollars pour le visa d’entrée. Sauf que le visa est normalement à 30 $ et que lui nous réclame 35$ par tête…Bakchich pour lui et la douane pour service rendu ??

Nous arrivons tard à Phnom Penh, marchandons peu pour le tuk-tuk et direction l’hôtel. l’hôtel est propre mais fini les serviettes dans la salle de bain et la bouilloire.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On s’étonne de pouvoir retirer de l’argent aux ATM soit en dollars, soit en Riels Khmers la monnaie locale, d’ailleurs les tarifs pratiqués au Cambodge ne sont pas les mêmes que chez les voisins Thaïlandais ou Vietnamiens et on a l’impression que l’on nous prend pour des américains.

Nous ne visiterons pas la prison S21, le musée de la guerre, les horreurs du musée de la guerre à Ho Chi Minh nous ont suffit.

De plus la chaleur et la saleté des rues et des marchés ne nous donnent pas envie de manger dans la rue comme d’habitude.

cambodge5 (Copier)

Nous n’allons pas traîner dans le sud du pays, la plage nous y étions au Vietnam, même si certaines îles sont vendues comme idylliques, nous sommes venus visiter l’Asie et pas venus faire du tourisme balnéaire et ne ferons donc pas le grand classique Kampot et son poivre ou le marché au crabe de Kep.

 

Difficile de sortir des sentier battus ici, les lignes de bus sont chères et peu nombreuses en dehors des grands axes, après il faut faire du taxi partagé et là encore ça coûte un bras et sur de longues distances c’est difficile à organiser.

  • Direction Siem Reap

40 $ pour nous 4 dans un bus local à la local, plein à ras bord avec des gens assis sur des minis tabourets dans le couloir et qui s’arrête tout le temps, donc 7h de bus pour 318 km.

DSC_1189 (Copier)

La campagne est plate, à peine quelques collines et marais et leurs fleurs de lotus.

En s’éloignant de la ville les maisons sur pilotis en ciment laissent place aux maisons traditionnelles sur pilotis mais en bois.

Comme ses voisins le Cambodge ne déroge pas à la règle et les bords de route sont jonchés de plastiques et de détritus en tous genres, qu’ils font brûler par endroits et qui dégagent une odeur âcre de plastique brûlé.

Les grandes villes n’étant pas notre tasse de thé, nous avons trouvé refuge à une quinzaine de km de Siem Reap dans un homestay nommé « school of hope », non loin des temples.

Des cours d’anglais y sont dispensés tous les soirs de la semaine aux enfants du village et alentours de 5 à 19 ans gratuitement grâce aux personnes qui comme nous viennent dormir ici et qui parfois participent bénévolement aux cours et/ou à la réfections des locaux. Nous trouvons l’accueil de Chheak plutôt léger ainsi que le repas servit le premier soir.

Est-ce que c’est par ce que nous ne réservons pas de tuk-tuk ou de visite directement par lui ? Mais les prix qu’il propose, même si une partie est reversé à son association sont beaucoup trop chers pour nous.

Même s’il nous faut marchander à chaque fois pour aller en ville et sur plusieurs jours….

Bref, SR est une ville sans charme comme beaucoup en Asie, une rue appelée « pub street » est très touristique surtout le soir dans le centre, mais c’est le tourisme de masse, sans aucun intérêt à nos yeux et avec les travers qui vont avec.

DSC_1310 (Copier)
Pub Street

Nous visiterons un des ateliers des « artisans d’Angkor » http://www.artisansdangkor.com

Ils fournissent des compétences professionnelles aux communautés rurales défavorisées et en leur garantissant une formations, des salaires équitables et de nombreux avantages sociaux et un suivi médical.

C’est une entreprise sociale spécialisée dans les beaux-arts cambodgiens (sculpture, tissages de la soie…), qui s’efforce de préserver le savoir-faire traditionnel de l’artisanat et participent d’ailleurs à la rénovation des temples Angkoriens.

  • Les temples d’Angkor

Nous allons quand même faire une visite incontournable au Cambodge.

Pour notre visite des temples , enfin, 6 temples sur la bonne cinquantaine de temples plus où moins en ruine, réveil à 6h, il est très couru d’être dès 6h au levé du soleil à l’entrée, mais les trucs très à la mode c’est rarement du goût d’Olivier.

De plus il nous faut acheter nos billets d’entrée 37$ la journée (62$ les 3 jours ou 72 $ la semaine) tout de même, coup de chance Eliot a 11 ans et c’est gratuit pour lui.

cambodge4 (Copier)

Nous avons négocié avec Mister Na notre tuk-tuk habituel pour qu’il nous emmène d’un temple à l’autre 15$ pour 6h et pas mal de km alors qu’il prend souvent 5/6$ pour un trajet de quelques km…

Bref la logique du tarif tuk-tuk nous dépasse.

Je vous laisse découvrir l’histoire sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Angkor

 

1-Angkor Wat

2-Ta Promh

Ce diaporama nécessite JavaScript.

3-Chao Say

4-Preah kan

5-Ta keo

A partir de 11h la chaleur se fait accablante. Nous pique niquerons au pied de Ta keo avec une salade que nous nous sommes préparés.

6-Bayon

Olivier vous dira que c’était des vieilles pierres, moi j’ai beaucoup aimé et s’il y avait moins de monde, j’aurais bien passé plusieurs jours.

Nous sommes de retour à 14h30 à noter GH et après une petite sieste nous enchaînons le soir par une soirée cirque.

  • Le cirque Phare Ponleu Selpak

Ce n’est pas seulement un cirque, le Département social du cirque Phare  a pour mission d’améliorer les conditions de vie des enfants et familles de la communauté cambodgienne.

Aujourd’hui, Phare Ponleu Selpak, ce n’est pas seulement un cirque, c’est aussi le soutient à plus de 200 familles de manière directe et 800 à travers ses différents programmes notamment de protection de l’enfance, un programme éducatif (http://www.ppsfrance.org ).

cambodge7 (Copier)

Nous avons adoré ce spectacle dont la bonne humeur était inégalable.

A Siem Reap nous savons qu’il y a une École d’Hôtellerie et de Tourisme Paul Dubrule et son restaurant « Le jardin des délices »,cela tombe bien une autre famille autour du monde depuis 2 ans arrive à SR les « Voyage en théorie » : Sylvain, Viviane et leurs 3 enfants. Ils nous rejoignent avec leur camping car au bord d’un lac où nous sommes allés à vélo.

Après la baignade , Eliot teste déjà le camping car de nos nouveaux amis, son vélo est à plat et on les charge tout les deux dans leur camion.

Nous arriverons à la nuit à notre homestay, nos vélos loués là-bas se retrouvant à plat chacun leur tour.

Le lendemain nous allons donc tous au restaurant de l’école hôtelière en tuk-tuk pour un bon moment de convivialité.

Après deux jours passés ensemble nous nous séparons et nous montons à 120km au nord ouest, non sans avoir profité cette fois avant de partir du café-pâtisserie Bayon et de ses délicieux pains au chocolat, une école de pâtisserie dans le cœur de Siem Reap : cette école forme des jeunes filles au métier de la pâtisserie. 

Ces jeunes filles issues de familles pauvres sont sélectionnées après un processus rigoureux s’assurant à la fois de leur motivation mais aussi de l’incapacité de leur famille à financer ces études. Grâce à l’installation d’un café au sein de l’école, les gâteaux produits sont vendus afin de contribuer au financement de la formation.

Nous partons donc à Svay Chek en taxi partagé dans une ferme organique : Organikh Farm, qui reçoit des volontaires, mais qui malheureusement est sur la fin de son activité pour diverses raisons.

Nous allons donc passer 3 jours là-bas à aider Olivier et Darin dans leur ferme où 3 volontaires sont là ; une espagnole, une vietnamienne et un français,et aussi pour profiter de la sérénité ambiante des éco-constructions.

cambodge8

Notre idée était de monter plus au nord pour rejoindre le Laos et les 4000 îles, mais aucun bus n’existe et on nous explique que ça va être compliqué à organiser et très cher. Impossible de louer un véhicule à Siem Reap non plus. Nous sommes donc obligés après un passage au marché des expats « canopy village » de SR où Olivier vent les produits de « Organikh Farm » de prendre un bus pour Don Det.

On nous a vendu 4 billets pour 72$pour un trajet direct de 6h en minibus VIP….

Ayant lu quelques articles sur le passage de frontière j’aurais du m’en douter, il y avait un loup.

  • Départ pour le Laos

En ce 3 février, on se lève tôt après une nuit franchement pas terrible à Ivy guesthouse pourtant recommandée par Olivier et Darin.

A 7h30 une voiture vient nous chercher pour un départ à 8h00 pétante dans le fameux minibus VIP…on déchante un peu, pas de coffre et nous devons tous enfiler nos gros sacs à dos sous les sièges et au milieu du couloir. C’est un bus 12 places et nous sommes au complet. Après des détours incompréhensibles dans la ville nous voilà en direction du Laos.

_20200203_102555

 

Mais peu de temps après notre chauffeur qui est toujours au téléphone s’arrête et nous voilà 18 dans le bus avec 6 locaux supplémentaires leurs sacs de riz, casseroles etc. Jeu des chaises musicales, on change de place, on empile et les 6 nouveaux se retrouvent entassés au fond.Avec Eliot on s’en sort bien sommes devant avec le chauffeur qui ne lâche pas pour autant son téléphone et conduit vraiment mal, je le surveille donc du coin de l’œil.

DSC_1318 (Copier)

Mais nos déboires ne s’arrêtent pas là.

A 14h30 nous arrivons à Stoeng treng non loin de la frontière et déjà 6h de bus, nous devons descendre et on nous annonce un changement de bus, il ne reste plus que 9 touristes pour le Laos, on demande quand on repart personne ne veut s’asseoir dans ce qui est un restaurant et qui fait aussi comme partout transport de personnes. On nous dit dans 40 min, puis le temps écoulé on redemande et là c’est dans une heure !

On se met en colère, demande où est le véhicule et le chauffeur, ils sont là depuis le début, le véhicule est même démarré sans personne dedans, et le chauffeur mange tranquillement.

Les esprits s’échauffent Olivier s’explique avec le premier chauffeur, et nous décidons tous de mettre nos bagages dans le véhicule pour leur mettre la pression…

Le chauffeur, fini par nous faire monter dans le bus ferme les portes et……repart boire un café et causer pendant que l’on cuit au soleil sans climatisation.

Aillen l’Argentine prend un gros coup de sang et klaxonne comme une dingue pendant 5 min…ni chaud ni froid tout le monde s’en fou et personne ne se retourne, Olivier fini par descendre, face au refus du chauffeur de bouger le choppe par le bras, ça va mal finir me dis-je. Le chauffeur fini par monter.

Nous arrivons à la douane cambodgienne à 16h30, notre chauffeur nous largue, on suppose, on espère qu’il est bien prévu qu’un autre nous récupère côté Lao.

Ça commence le douanier réclame 2$ de plus par personne pour sa caisse perso. Aillen repique un coup de sang, il l’a fait poireauter puis l’appelle c’est ok, elle ne paye pas.

Il tente la même avec tout le monde, personne ne paye.

DSC_1332 (Copier)

Nous voici à la douane Lao, cette fois en plus des 30$ de visa on nous annonce qu’il faut 1$ de plus avant 16h et 2$ après 16h. On nous montre un pseudo texte officiel sans tampon que se sont des frais pour valider le tampon. Refus catégorique de 8 sur 9, Sangsu le japonais a déjà payé.

Nous attendons ils gardent nos passeport et ne veulent rien savoir.

A 18h notre chauffeur de bus est arrivé, mais rien n’a bougé pour nous, un accord est trouvé avec Olivier on ne paye que 1$ au lieu de 2$, nous risquons de louper le bateau.

18h40 nous voilà à l’embarcadère, ouf ? Hourra, enfin ?

Et Bien non, sur no billets il est un indiqué que la traversée en bateau est incluse, mais le responsable nous dit qu’il n’en est rien, qu’il nous faut un billet supplémentaire et seul Sangsu en a un, on apprend qu’au changement de bus cette après-midi il est le seul à avoir été s’asseoir dans le local du transporteur et qu’on lui a donné le dit ticket.

Aillen est à bout, se met à pleurer, il faut dire qu’elle a mis de l’argent de côté pendant un moment pour se payer ces 3 mois de voyage et que ses finances sont serrées.

Une heure plus tard, le type parti se renseigner accepte de nous faire traverser sur l’île de Don Det.

20h, Nous voilà tous arrivés à bon port 12h après notre départ, nous faisons un repas tous ensemble (Sangsu, Salomée, Charlie, Aillen et son chéri, nous 4) et partons à la recherche d’une guesthouse.

20200305_114817