41- Sud Vietnam

Après avoir fuit l’Inde, nous voilà à Ho Chi Minh Ville, anciennement Saïgon. Dans ce sens, nous avons la douce sensation d’arriver au Paradis… les gens sont souriants, aimables, la circulation ne se fait pas au klaxon, la ville est propre… nous retrouvons avec délice la bouffe de rue avec de délicieuses soupes épicées juste comme il faut,

 

L’incontournable de la ville est le musée de la guerre, une très belle visite mais franchement hard, rien n’est « édulcoré », tout est livré à l’état brute : les cages pour les prisonniers, la torture, les exécutions, l’agent orange et ses atroces conséquences (fœtus mal formé dans le formol )… Certains passages sont difficilement soutenables, encore moins pour les enfants… L’ignominie dont est capable l’humain fait franchement peur…

Après visite obligée d’une boulangerie Française, rituel de chaque passage dans une grande ville ! direction Vung Tau, plein sud, sur le littoral en speed boat. Nous pensions pouvoir faire un peu de surf, histoire de se détendre après ce passage en Inde « éreintant », mais pas grand chose sur place, jusque quelques hôtels plus ou moins luxueux pour le tourisme local (lieu de villégiature le week-end pour les gens de Saïgon). Du coup, nous ne traînons pas et filons un peu plus à l’est, à Ho Tram espérant trouver à minima quelques planches de surf à louer. Chou blanc, encore plus désertique, mis à part quelques Resorts « Grand luxe » pour les plus aisés. Les plages seraient magnifiques ; seraient, car elles sont littéralement envahies par la pollution plastique 😦 Même en se baignant dans les vagues, on est obligé de se débarrasser régulièrement de plastique qui nous assaillent… Le plus triste étant que cela ne choque en rien les locaux, à qui les termes pollution marine, changement climatique, chute de la biodiversité, gaz à effet de serre… ne parlent pas le moins du monde !!!

Nous avons la chance malgré tout de trouver un hôtel avec une gérante fort sympathique, curieuse et très encline à dialoguer, ce qui nous permet de découvrir un peu cette nouvelle population.

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L’idée des quelques jours de surf ne nous ayant pas quittée, nous voilà partis pour Muiné, plus au nord est. Gros changement de décor ce coup-ci : on se croirait arrivé sur la côte d’azur, version Russe. Russe ? et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est une destination phare pour les Russes, tout est traduit en Russe, les commerçant parlent russes, on trouve de la restauration Russe, fruits de mer à gogo, ambiance vacances ! franchement étonnant…

Belles plages, beaucoup de kitesurf et un spot idéal pour surfeurs débutant : il ne nous en faut pas plus, nous voilà installés pour quelques jours. Du coup, ayant bien envie depuis pas mal de temps de m’essayer au kite, je décide Lily à m’accompagner dans une première rapide initiation, Eliot étant un peu jeune / trop léger pour s’y coller aussi, ce sera donc surf pour lui.

 

Vu le montant de la douloureuse en fin de chaque journée, nous nous limiterons à 3h par jour sur 3 jours. Nous tombons sur une bonne école à priori, mais le site est assez exigeant, avec des vagues assez serrées et du fond rapide, ce qui n’est pas idéal pour débuter. Lily n’aura malheureusement pas le temps de réussir à tirer ses premiers bords (mais ce n’est que partie remise), alors que de mon coté j’arrive le dernier jour à kiffer ces premières sensations de nouvelle glisse pour moi ! Promis, nous terminerons notre formation dès que possible ! Eliot de son coté se débrouille comme un chef, d’autant que le spot de surf est franchement super pour débuter. Sonia se tenant à son poste de photographe en chef pour ménager son épaule calcifiée 🙂

Quelques jours bien agréables, incluant 2 visites à « Touriste », le Canyon Fairy et les White Sand dunes, agréable si l’on fait fi des fils d’allumage arrachées sur un des scooters que l’on a loué, par un « sale » flic à qui on a refusé un bakchich pour soit disant surveillance de scooter et la belle gamelle de Sonia toujours en scooter qui lui vaut quelques belles dermabrasions lui interdisant la baignade pour quelques semaines et qui m’a valu un arrêt cardiaque temporaire !

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Pas grand-chose de très remarquable au sud du Vietnam, du coup nous décidons de remonter plus au Nord en passant par le Cambodge, puis la Laos pour éventuellement ré-entrer au nord du Pays.

 

Réflexion du jour : Le voyage : Espèce en danger critique d’extinction…

S’il est relativement admis aujourd’hui que le tourisme de masse est une gangrène qu’il faut impérativement combattre, le tourisme tout court à bien meilleur presse.
Quid du voyage ? Pour bon nombre, pas de différence… J’imagine que chaque baroudeur à sa propre définition et que chacun le voit différemment. Je vais donc tacher de vous expliciter ma vision, puis d’expliquer pourquoi le tourisme a tué mon voyage…

nota bene : la description que je fais du Touriste va pour sûr en choquer certains… je parle bien entendu de la tendance générale et comme dans tous domaines, il y a nombre de cas qui sortent plus ou moins de ce cliché, représentant somme toute une infime minorité.

Afin de planter un premier « arrière plan », pour moi, tourisme = vacances, ce qui n’est pas le cas du voyage. Qui dit vacance, dit globalement :

  • durée plutôt courte (une à quelques semaines) d’où un impératif d’efficience,
  • impératif de repos et de détente (ce qui implique généralement une organisation préalable et un besoin d’infrastructures adaptées)
  • activités « prêtes » à consommer et un minimum sécurisées , pour les plus actifs

Le voyage est plus multi-formes, c’est avant tout un état d’esprit, celui d’avoir envie de comprendre, d’échanger avec les locaux, de toucher du doigt la réalité de leur quotidien, leur mode de vie, leur savoir faire… Le Graal étant de parvenir à un réel échange, à un enrichissement mutuel, de pouvoir donner un coup de main, transmettre un savoir ou savoir-faire…. Ça peut aussi tendre plus vers l’expédition dans certain cas.

Pour moi le voyage va de pair avec une exaltation « dynamique », liée à la découverte d’activités inhabituelles, de belles choses, des bons mets, des beaux paysages aussi, bref à minima être de temps à autre surpris, interpellé.

Pour parvenir à cette alchimie complexe, 2 paramètres me semblent critiques :

  • la dimension temporelle à une grande importance dans cette histoire.
  • et un minimum d’envie et de curiosité des locaux que l’on visite.

Le temps, c’est ce qui manque généralement aux touristes ; bien entendu, ce n’est pas en passant 2 ou 3 jours au même endroit que l’on arrive à établir un contact suffisamment sincères et profond pour commencer à comprendre le quotidien de nos égaux,

 

Le voyageur a lui suffisamment de temps ; pour notre part, cela est d’autant plus vrai que nous n’avons pas de programme et que nous pouvons donc rester plusieurs jours voir semaines si une belles occasion se présente. Le problème se pose donc sur le deuxième paramètre, engendré justement par le tourisme. Je m’explique.

Premièrement, les endroits »sympathiques » (pour l’exaltation global comme exprimé ci-avant) qui ne sont pas quotidiennement visités par des touristes se font vraiment très très rares…
Le touriste qui est en vacances aspire donc à un minimum de confort, d’efficacité, d’infrastructure, de sécurité… Nos amis, même quand peu instruits et avec une culture bien différente le comprennent vite, très vite, trop vite!
Les GuestHouses fleurissent en un clin d’œil, tout ce qui est à voir (cascades, grottes, sommets, animaux…) et de suite « monétisé », les « Travel Agency », les loueurs de scooteurs, les restaurants… suivent sans délais.

Le touriste n’ayant que peu de temps aspire à un travail prémâché et saute sans hésiter sur ces circuits prêt à consommer, décrits dans les guides et que tout le monde fait à la « queue leuleu », en prenant les mêmes photos, en dormant dans les mêmes lieux, buvant la même bière et mangeant les mêmes burgers qui côtoient quelques plats locaux conservés sur les cartes pour les plus aventureux…

Vous comprendrez facilement que dans un tel environnement, voyager n’est pas vraiment possible… L’idée n’étant pas de découvrir comment les locaux gèrent & accueillent les touristes après avoir abandonné leur activité ancestrale…

Cela sans considérer les nombreux touristes qui considèrent avoir tous les droits du simple fait qu’ils payent (dont celui de polluer, de l’exploitation humaine ou animale, d’être hautin et méprisant…),
Sans considérer non plus les jeunes qui ne viennent en certains endroits que pour la fiesta et les « Full Moon Party », bien loin du niveau de conscience des jeunes exemplaires engagés pour changer le système (eXtinction Rebellion ou autre).
Sans considérer enfin les plus aisés, dont l’argent ne profite qu’aux grands Resorts, appartenant comme vous vous en doutez à des Philanthropes notoires !

Heureusement, je pensais qu’il restait une dernière piste, celle des projets communautaires, expérimentant les solutions de demain, l’éco-construction, la permaculture, le partage, le zéro-déchets, la mutualisation, le respect et la connaissance de soi, méditation…
Nous avions bien commencé, en passant une super semaine chez Gaia Ashram en Thaïlande et pensions donc pouvoir voyager sainement d’un projet alternatif à un autre, insufflant de belles solutions d’avenir à nos enfants. L’espoir fût malheureusement fugace… la majorité des projets de ce type nous demandant des participations astronomiques sans aucune réel transparence budgétaire… Le volontariat, le « social project »… semblent être devenu un business, encore plus méprisant pour moi que ceux assumant leur objectif lucratif… J’ai peut être contacté une vingtaine de projets sans avoir la chance de trouver un deuxième lieu « respectable »…

Pour terminer, cette douce réflexion, les maux qui rongent nos sociétés développées néo-libérales envahissent tout ces pays en fort développement à grande vitesse…
Les habitats traditionnels sont remplacés de partout et de façon massive par de la construction béton / parpaing de base, bien que forcément moins adapté à ces climats chaux ; avec bien entendu le mur d’enceinte indispensable,

Ceux qui arrivent le mieux à exploiter leurs prochains s’achètent dès que possible un beau 4×4 à garer devant leur « beau blockaus »,

La pollution est omniprésente, plus d’eau potable à boire (tous doivent maintenant payer pour s’hydrater…), quasi plus de vie dans les grands fleuves, déforestation massive de partout, tout brule, l’air est pollué de façon insoutenable sans que cela ne choque personne…
La loi de l’argent et de l’individualisme gagne tous les esprits, ce qui vous le comprendrez aisément, ne va pas dans le sens de mon histoire…

39- Inde

                                                                         « Rédigé par Sonia« 

 

Namaskar,

L’inde, un « gros morceau » sur cette planète avec 1 296 000 habitants, la monnaie : la roupie indienne, un euro = 80RpI

Un pays à part dans son fonctionnement qu’il faut appréhender.

Et bien cela ne nous était pas encore arrivé, mais il n’y a pas eu de coup de cœur. Pourtant je me voyais déjà traverser le pays dans de multiples trains aux côtés d’indiens avec qui je discuterais, j’idéalisais, les temples, les saris….Hors j’ai eu l’impression que l’Inde ne voulais pas nous ouvrir ses portes. Ok, rien n’est vraiment rationnel en Inde, pas de logique comme nous l’entendons.

Les rabatteurs nous en avions déjà pris l’habitude après la Thaïlande, le Népal….Mais là, c’est un niveau 5 étoiles, la grande classe du harcèlement, juste avant de t’arnaquer sur le tarif et sur la taille du véhicule qui doit te transporter, où même pas un sac à dos ne rentre dans le coffre (cf Suzuki Maruti).

L’Inde est un défi

  •  Un défi pour circuler et acheter son billet de bus ou de train sans passer par une agence qui va se sucrer sur ton dos au passage. Le train par exemple, on nous avait prévenu, il faut réserver une semaine au moins à l’avance pour un train de nuit, après avoir trouvé soi-même le numéro du train, son heure de départ et avoir compris à quoi correspondait les différentes catégories

Trains de jour (merci wiki)

Il existe trois classes différentes de confort dans les trains assis avec réservation :

AC Executive Chair Car (EC)  – c’est la classe la plus confortable, avec air conditionné et quatre fauteuils dans la largeur du wagon. Elle n’est disponible que sur certaines grandes liaisons Superfast.)

AC Chair Car (CC)  – cette classe à air conditionné comporte cinq sièges dans la largeur du wagon, avec une place confortable. Elle est présente sur la plupart des trains Superfast et Express de jour.)

Second Class (2C)  – ces wagons n’ont pas l’air conditionné et disposent de banquettes. Bien qu’ils soient censés être accessibles sur réservation, ces wagons au confort spartiate sont souvent squattés par des passagers de classe générale et il peut être difficile d’y trouver de la place.

Classe inconnue – celle que nous avons eu pour faire Mysore-Bengalore, des ventilos partout au plafond, des grilles aux fenêtres et des banquettes de 3 personnes, où l’on te pousse pour être 4.

Trains de nuit (merci wiki)

La majeure partie des trains indiens réalisent au moins une partie de leur trajet de nuit, et ces trains comprennent alors quasi-systématiquement des wagons-couchettes :

AC First Tier (1A)  – il s’agit de la classe la plus chère et la plus luxueuse des chemins de fer IR (hors trains privés). Comme toutes les classes AC, ces wagons sont climatisés. Les couchettes sont organisées en compartiments de deux ou quatre lits, qui peuvent se fermer et se verrouiller. Les draps sont fournis et un steward vient faire les lits. Cette classe n’est pas présente sur tous les trains de nuit mais seulement pour les liaisons importantes.)

First Class (FC)  – équivalent en termes de confort de la classe 1A, mais sans l’air conditionné, cette classe se fait rare et ne se rencontre que sur quelques vieux trains. Les draps sont en supplément.)AC Tier 2 (2A)  – la deuxième classe à air conditionné, chaque wagon se compose de zones traversée par une alléeet comprenant d’un côté quatre couchettes dans le sens transversal et de l’autre côté deux couchettes supplémentaires dans le sens longitudinal. Les couchettes des deux côtés sont isolées du couloir par des rideaux. Les draps sont fournis. Classe présente dans la plupart des express.

AC Tier 3 (3A)  – Avec ai conditionné, même principe que pour 2A mais avec six couchettes au lieu de quatre dans le sens transversal, et aucune séparation des lits avec le couloir. Les draps sont fournis. Classe présente dans la quasi totalité des Express et des Mails.)

AC Tier 3 Economy (3E)  – Avec air conditionné, organisation similaire à celle de 3A avec un lit en plus dans le sens longitudinal, soit 9 lits en tout par zone. Cette classe est uniquement présente sur les Garib Rath.)

Sleeper Class (SL)  – il s’agit de la classe la plus basse pour les trains-couchette, traverser le pays de part en part en SL coûtera moins de 10 . Elle est organisée de la même manière que la classe 3A (six lits transversaux et deux lits longitudinaux par zone, sans séparation avec le couloir ; quelques wagons SL récents ont en outre un troisième lit longitudinal comme en 3E), les principales différences étant les suivantes : absence d’air conditionné, rembourrage des banquettes très fins, pas de draps fournis.

Les trains ne vont pas plus vite que les bus, à titre d’exemple nous avons mis 3h en train pour faire Mysore-Bengalore pour 144km dans une sorte de wagon à bestiaux avec barreaux aux fenêtres ou 7h30 en bus de nuit pour faire Bengalore-Pondichery sans drap ni oreiller, omnibus tout le long pour recharger les places vidées, klaxons non stop pour avertir de tout de rien. La joie de faire des bonds de 20 cm dans ta couchette à chaque trou ou bosse et ils sont nombreux.

 

  • Un défi pour le bruit, jour nuit, ça circule ça klaxonne, les chiens des rues aboient, les vaches, les chèvres….Aucun repos jamais pour les oreilles, et même en pleine campagne, les chiens sont toujours là.

 

 

  • Un défi pour l’hygiène face à nos critères européens. Là ça pique grave. Les rues des villes sont dégueulasses, malgré le ramassage partiel dans les grandes villes des ordures et le « tri » opéré par les pauvres gens qui récupèrent cannettes et autres pour les revendre. Les vaches  sont vénérées mais sont laissées à airer dans les rues quand elles ne sont pas attachées à un poteau sur le trottoir, sans rien à manger ni à boire, sont maigres et font les poubelles elles aussi comme les chiens pour trouver un peu de verdure. Et lorsque l’une d’elles pose sa bouse sur un pas de porte, une simple feuille de journal sera posée dessus sans nettoyer pour passer, sachant qu’une grande partie des indiens sont pieds nus.

  • Un défi pour tes narines. Chez nous les égouts sont enterrés et les odeurs avec, en indes les canaux sont souvent couverts de plaques qui servent de trottoirs quand elles ne sont pas cassées et ne sont bien sûr pas jointives. Avec la chaleur et le manque d’eau en saison sèche, les odeurs sont décuplées et te décapent les sinus.

  • Un défi pour la compréhension : le fameux hochement de tête indien, qui est un mélange de oui et non. Ainsi que le non que l’indien ne dira pas, et quelque soit la question posée, la réponse sera oui, mais s’il n’en sait rien (comme en Thaïlande et au Népal).

 

  • Un défi pour Eliot le blond de faire respecter son intimité sans se faire tripoter les cheveux et les joues parce qu’il est « awesome » et que le respect de l’intimité n’existe pas et que les indiens ne se posent pas la question d’espace privatif par exemple. Comme dans un train bondé  comme dans un RER parisien à 8H, où un monsieur a décidé qu’Eliot était compressible et qu’il pouvait lui céder les 2/3 de sa place et est venu se coller à lui. Olivier s’est alors levé d’un bond et à changé sa place avec celle d’Eliot, qu’à cela ne tienne, c’est lui qui s’est retrouvé collé à un type qui écartement allègrement les jambes pour se faire de la place.

 

  • Un défi pour nos papilles de manger « chili », c’est à dire très piquant du petit déjeuner au diner, même les pop-corn arrachaient grave.

 

  • Un défi pour nos vieilles colonnes de cinquantenaires de dormir sur des paillasses dures comme du bois de l’hôtel à la simple guesthouse. Heureusement nous avons nos auto-gonflants thermarest.

 

Mais l’Inde c’est aussi des couleurs , celles des saris, des fruits et  légumes sur les marchés, des points et barres qui ornent les fronts hindouistes et des pétales oranges des œillets dans leurs cheveux. Le goût des Thalis, du curry, des nans et chapatis dans les petits restaurants du rue..

 

En ce qui concerne Auroville, Olivier ayant déjà dit ce qu’il pensait dans le précédent article, mon avis est quand même que si l’idée de départ était bonne, c’est à dire « un lieu où titres et situations seraient remplacés par l’occasion de servir et n’obéir qu’à  une seule vérité; la vérité suprême. Et malgré les recherches internes sur le développement culturel et spirituel, c’est devenu une vaste supercherie, le rêve de mère n’est plus.

Des « non aurovilliens » corvéables à merci qui sont au service des gérants de guesthouse et payé au lance pierre, où des tailleurs de pierre, qui travaillent toute la semaine sans abri ni toilettes.

Personne n’est sensé posséder un bien à Auroville, mais des bâtisses assez imposantes en périphéries et bien cachées par la végétation, avec gardes semblent dire autre chose.

Nous n’avons donc pas relevé le défi, nous avons passé seulement 3 semaines sur place, nous avons traversé le Tamil Nadu, le Kerala et le Karnataka, mais les paysages ne nous ont pas rendu fous, la route déroulant sur des centaines de kilomètres ses déchets dans les fossés . Nous avons pourtant essayé de nous perdre chez les locaux, nous avons pris un bus dont le terminus arrivait au bord d’une rivière dans un micro village, avons été hébergés par des locaux (moyennant finance quand même) des gens charmants, mais le lien avec l’Inde ne s’est pas fait et de rajouter que l’otite d’Eliot entre Noël et le jour de l’an plus mon angine avec 40°C en début d’année ne nous ont pas aidé non plus à faire cette connexion.

L’Inde ne nous a pas ouvert les bras.

 

L’Inde de Lily

L’Inde ? Tellement entendu parler de ce pays unique ! Mais bon, pour comprendre ce qu’il est, il faut le voir de ses propres yeux..

Les principaux sujets ret

enus ? La pollution constante ; un continent de déchets dans lequel vivent et se nourrissent humains, animaux et végétaux ; l’irrespect d’autrui ; le harcèlement ; l’escroquerie et la curiosité des gens pour les personnes blondes !

Au milieu de ce bordel constant, se trouve la soit disant ville  » utopique » d’Auroville ; spirituelle, écologique ou règne la paix l’entraide et le bonheur … Bien sur que les habitants y sont heureux, ouverts et généreux entre eux, mais égocentrique par rapport à Auroville.

Ils n’essaient pas de diffuser leurs façons de voir, de leurs montrer et de leurs expliquer pourquoi il faut arrêter de polluer et de moins manger de viande…Ils sont focalisés sur leur communauté et persuadés que Auroville est la ville du futur.