19- Bolivie mon Amour

Coup de Cœur ❤

Le Salar d’Uyuni qui mérite vraiment le détour. Nous l’avions pourtant déjà vu il y a 12 ans, mais avons encore été bluffé par ce désert de sel blanc…

Coup de Gueule 😡

L’absence ahurissante de poubelle dans le pays et donc des paysages dégradés par les immondices omniprésents… Il nous est arrivé de garder 3 jours nos déchets dans le camion, incapable de trouver la moindre poubelle ! Nous pensions avoir vu le pire, mais la Bolivie surpasse ses voisins…

Le prix du diesel qui est juste 3 fois moins cher pour les nationaux que pour les plaques d’immatriculation étrangères ! (3.72 contre 8.8 bolivianos / litre) ; sans possibilité de négociation puisque les stations services sont toutes sous surveillance vidéo et l’achat en jerrycan par les locaux est limité à 20 litres pour éviter le trafique… Heureusement, on parvient quand même à gruger et à payer un prix raisonnable en achetant aux chauffeurs de bus ou camion (puis en siphonnant leurs réservoirs, les plus gros camions ont jusqu’à 1200 litres de capacité, nos 50 litres passent donc presque inaperçus), ou en achetant chez les revendeurs de jerrycans plus ou moins officiels, en pleine pampa (parfois, la pompe la plus proche est à plus de 150km!), qui ne semblent pas au courant de cette règle…

Le comportement des chauffeurs de 4×4 qui emmènent les1 touristes dans le salar et ses environs, qui se refusent à donner la moindre information et qui sont franchement désagréables…

 

 

C’est bien :mrgreen:

La Bolivie en générale, nous avons beaucoup aimé ! Malgré la pauvreté, les déchets, les chiens… le pays est magnifique, les traditions sont conservées, les tenues traditionnelles sont encore très présentes… Le dépaysement est total et haut en couleur. Les marchés sont fabuleux, y flâner est un pur plaisir, la nourriture de rue est bonne et originale, manger dans la rue coûte moins chère que de cuisiner dans le camping-car ! Pour 1€ on mange sans problème, pour 2 on se baffre et pour 3€, c’est un festin !!!

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C’est moins bien, voir c’est dur 😳

Les chiens errant largement plus nombreux que dans les pays voisins qui en sont pourtant déjà infestés… Résultat, des crottes de partout, les rares poubelles éventrées, du bruit de partout toutes les nuits, une sécurité improbable, surtout pour les cyclistes qui sont à priori nombreux à passer pas les urgences… Incompréhensible que les autorités ne réagissent pas…

L’absence de panneau donnant les noms de rue ne simplifie pas la navigation du touriste en ville… heureusement que l’on trouve les noms sur certaines plaques avec les numéros !

 

Santé o_O

Tout va bien, malgré le mal de dos qui va, qui vient pour Olivier et une petite tourista pour Sonia et les enfants juste avant la sortie du pays : voir explication ci-après !

 

Réflexion du jour 💡

Internet : Drogue des temps modernes…

Internet a changé beaucoup de chose et les voyageurs n’y échappent pas. Voyager aujourd’hui avec du Wifi presque partout, les GPS, les cartes et outils de navigation sur nos smartphones, tablettes et autres, est presque14 une simple formalité. La technologie est incroyablement efficace mais atténue largement le goût d’aventure… De plus, le voyageur moderne passe presque autant de temps à chercher le wifi que le Kiwi… Si le wifi n’est pas rare, il est dans certaines contrées capricieux, lent et est donc très chronophage. Les psy ont de belles années devant eux, après « Les Alcooliques Anonymes », il va sans doute rapidement apparaître « Les Con-nectés Anonymes »… Nous sommes de la générations Internet et nous sommes chaque jour émerveillés par la puissance de ce nouvelle outil, mais devrions plus souvent et plus longtemps oublier ce monde virtuel pour profiter plus intensément de l’instant présent et de notre environnement direct… Hein ma chérie ?…N’en déplaise aux mamies… (mais je suis sur qu’un Papy sera d’accord!).

 

Jour après Jour

[29 Mars 2015] Douane Chili > Bolivie

Pour 1 fois, nous ne sommes pas trop en retard et nous présentons à la douane d’ Ollagüe vers 14h. Malheureusement, la douane est fermée, elle ne ré-ouvrira, peut être, que vers 18h, les douaniers étant très occupés par un barbecue et quelques bières ??!!! Nous apprendrons plus tard que c’est jour d’élection d’où ce fâcheux contre-temps… Ouverture à 18h30 bien pesé, nous voilà donc en Bolivie à la nuit. De plus, contrairement à ce qu’on nous avait dit, pas d’essence en vue, la prochaine pompe est à 150km, on y arrivera pas… Première négociation avec un camionneur pour siphonner 20 litres et nous permettre d’arriver à destination (sans le savoir, nous avons donc fait notre première bonne opération, puisque nous n’étions pas encore vraiment au fait de ce problème de prix d’essence et les camionneurs n’étant pas au courant de cette règle, vendent à 5 avec grand plaisir).

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[30 & 31 Mars 2015] L’approche du Salar par le sud

Après une nuit à ALOTA, petit village sur la route, pas super rassuré (on a pas encore de repère, on arrive de nuit, le pays est bien plus pauvre…), nous faisons escale à SAN CRITOBAL et découvrons avec plaisir les superbes tenues des Femmes, le marché (nous donnons quelques Doudous à des petits contraints de rester la journée dans les étales…) et l’ambiance générale dépaysante, émerveillant les enfants, qui comprennent définitivement qu’ils sont vraiment très loin de chez eux !

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Histoire de ne pas faire comme la majorité et malgré le manque d’information sur le trajet, nous décidons de tenter l’entrée dans le Salar pas le Sud, plutôt que de rallier directement Uyuni pour entrer et ressortir par cet accès principal.

Nous pensions être dans le Salar en 4h, il nous en faudra plus de 28…

Choisir le bon itinéraire et/ou celui praticable avec notre camping-car sur les cartes n’est pas vraiment possible et les gens à cette distance du Salar, ne savent pas plus que nous par ou il faut passer… Résultat des courses, après déjà plusieurs heures de route et quelques demi-tours et tentatives avortées, nous traversons un belle plaine de désert fort meuble suite aux récentes pluies, en serrant les fesses et en priant Elise (la déesse de l’enlisement ?…) pour que l’on ne se retrouve pas à la tombée de la nuit, ensevelis au milieu de nul part et à plus de 4000m d’altitude… Par chance, ou plutôt grâce au super pilote qui conduisait 🙂 , nous arrivons devant un campement de mineur. Nous demandons donc la route et comprenons vite vu la tête du gardien et des mineurs hilares par notre présence incongrue que ce n’est pas gagné… Retour sur la route de départ, par un passage moins périlleux, conseillé par le gardien inquiet de notre présence.

Il fait nuit, la nuit porte conseil, nous verrons donc demain où le vent nous poussera.

Après une nuit venteuse et fraîche, nous reprenons donc la route pour une entrée plus lointaine repérée sur la carte. Mais la piste envisagée s’avère de nouveau hasardeuse et la sagesse de notre grand âge nous pousse donc encore à faire demi-tour.

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Soudain, quelques 4×4 promenant des touristes nous passent devant, on les suit, ils vont pour sûr nous montrer le bon chemin ! Sauf que sur ce type de piste, un 4×4 va forcément bien plus vite que notre petit camping-car… Nous nous retrouvons donc rapidement seuls mais trouvons finalement la piste qui doit nous conduire au nirvana, grâce à un monsieur sympa de SAN PEDRO DE QUEMEZ, petit village tout perdu au sud du Salar, qui nous conduit jusqu’au départ de la piste (il fallait traverser le terrain de foot, on y avait pas pensé!).

Nous voilà donc repartis sereins et confiants, pour au moins 4 min, car la piste s’avère difficile, très difficile… notre moyenne arrive péniblement à 10 km/h et de nombreux passages nous font faire de l’huile pour la friture du soir !

Ce qui devait arriver arriva, mauvais choix du pilote sur une patte d’oie qui permettait d’éviter des sables mouvants, tentative d’accélération pour passer, mais notre pépère camping-car plonge jusqu’à l’essieu dans ce merveilleux paysage…

Tout va bien, le premier village ou il n’y a rien est juste à 20km… Après avoir déblayé de façon trop « light » sans doute, sans pelle bien sûr, touriste oblige… (à plus de 4000, même acclimaté, on s’essouffle vite…), première tentative vaine qui ne fait qu’enfoncer encore un peu plus notre maison et notre moral avec…

« Bon les enfants, on est des warriors, on va quand même pas se laisser démoraliser aussi facilement ! »

Au grand maux les grands remèdes : nous décidons de vider le camion afin de l’alléger au maximum et de creuser le temps qu’il faudra pour préparer une piste de billard afin de permettre à notre gros pépère de se sortir de là. Mac Gyver trouve même des pseudo plaques de désensablage (l’échelle en alu qui permet de monter sur le toit et celle du lit). La tache est laborieuse et un peu longue, surtout sous un soleil de plomb…. Après 1h30 d’effort, nous sommes fin prêt mais pourtant pas super confiant…

Sonia, toujours à l’affût, repère de la poussière au loin et suspecte l’arrivée d’un véhicule dans l’autre sens ! Gagné, un 4×4 s’approche. Nous l’arrêtons car il ne semblait pas forcément avoir prévu de le faire…. le chauffeur nous demande si l’on a besoin d’aide ?!

« Non, non, on s’amuse juste avec les enfants à faire un château de sable dans ce bel environnement hospitalier !!! espèce de c..illon !! »

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Le guide et le chauffeur, qui transportent un couple de touristes à l’arrière, se retournent et demandent : « On les aident ou pas ? Il y a des enfants avec eux… ». Sans attendre la réponse, je m’apprête à sortir mon lance-rockets pour leur rappeler les bonnes pratiques de savoir vivre en milieu inhospitalier… Heureusement, le couple d’Allemands répond par l’affirmative.

N’ayant ni eux, ni nous (touriste oblige toujours!) de corde ou sangle pour essayer de nous tirer, mais ayant franchement bien préparé le terrain, nous tentons donc la sortie en poussant, avec succès en 2 fois tout de même. Ouf…. Le chauffeur nous donne quand même quelques préconisations pour la suite de notre périple et chacun repart donc de son côté. Merci les gars, on a quand même bien apprécié le coup de main et promis les enfants, le pilote va être bien plus prudent pour la suite…

 

[31 Mars 2015] AGUA QUIZA

Nous reprenons donc la route et parvenons à AGUAQUIZA, petit village de quelques maisons en terre franchement isolé. L’heure du déjeuné ayant sonné depuis longtemps, nous faisons donc une halte bien méritée pour honorer la poignée de pâtes du voyageur.

Les enfants du village, curieux par cette apparition inhabituelle, défilent devant le camping-car ; en échangeant quelques mots, on comprend que l’école va bientôt recommencer et décidons donc d’aller faire une petite visite.

L’institutrice, seule pour une quinzaine d’enfants de 6 à 12 ans nous accueil chaleureusement.

Les enfants semblent être plus ou moins libres d’aller et venir durant la classe, une petite fille vient même avec son petit chat et un chien se promène au milieu des bureaux…

L’institutrice ne parlant pas 1 mot d’anglais, en profite pour demander à Olivier d’en apprendre quelques uns aux enfants. Me voilà donc au tableau noir traduisant des Hello, Good Morning / Afternoon / Night, Please, Thank you… Les enfants répètent en cœur et la maîtresse semble ravie…

Il n’y a bien entendu pas d’internet dans le village et le premier téléphone est à 6km… Il n’y a pas non plus de distribution de courrier et donc pas d’adresse… Difficile dans ces conditions de se former.

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Nous finissons cette belle rencontre par une distribution de Doudous qui enchante les enfants et réchauffe nos cœurs (désolé, on a complètement zappé la photo sur ce coup là…),

 

Nous visitons également un hôtel de sel, construit en 2 ans par un couple du village un peu plus entrepreneur que les autres. L’hôtel est superbe, aménagé et décoré avec beaucoup de goût, en utilisant uniquement les matériaux locaux (bloc de cristaux de sel et bois de cactus principalement) et avec des moyens et des outils plus de très limités : ces gens là ont de l’or dans les mains.

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Malheureusement, l’isolement, la difficulté d’accès et l’absence de communication (il faut réserver au moins 1 semaine à l’avance puisqu’ils relèvent leurs messages téléphoniques et électroniques qu’une fois par semaine) font que l’investissement est peu rentable et bien souvent vide… Vraiment dommage…

Une fois de plus nous reprenons cette route chaotique, pour on l’espère les derniers kilomètres. Après encore quelques passages inquiétants, des nombreuses cultures de Quinoa, des millions de Cactus géants, notre récompense blanche, lisse, éblouissante, magique se présente devant nous…

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[31 Mars & 01 Avril 2015] Le fameux SALAR d’Uyuni

Nous passons donc d’une moyenne de 10 km/h à se faire secouer comme des ORANGINAS, à un 100 km/h comme sur un billard ! Trop bon ! Trop beau ! Nous avions déjà fait le Salar il y a 13 ans, mais l’effet reste le même : bluffant ! Éblouissant ! Incroyable ! Superbe ! Seuls nos propres yeux peuvent traduire la magie du lieux… Avis à nos lecteurs qui passeront un jour en Amérique du sud…

Visite au soleil couchant de l’Isla INHUACASI… Juste superbe…

Le bivouac dans ce désert blanc, ou la couche de sel atteint par endroit 6m d’épaisseur, n’est que du bonheur, bercés au milieu d’un océan d’étoiles et de silence…

Biz à la belle Maybilline & Javier que nous avons pris en stop le lendemain pour sortir de ce paradis blanc et avec qui nous avons partagé une poignée de riz en guise de déjeuner.

 

[02 Avril 2015] Les Thermes de Calerias

Uyuni n’étant pas très sexy, nous filons donc rapidement, après avoir fait dé-saler (laver) notre maison sur roues, en direction de Potosi. Quelques poignées de km après Uyuni, un petit panneau « Thermes » nous agresse et nous contraint à prendre de nouveau une piste en direction des montagnes… Nous arrivons rapidement à destination.

La Bolivie étant plus pauvre que ses voisins, des lavoirs en béton ont été aménagés et les familles viennent ici pour la lessive et la douche hebdomadaire. La sortie semble se faire en famille, et c’est en piétinant plusieurs heures le linge qui trempe qu’ils le lavent. Après le linge, c’est le tour des ces dames qui n’hésitent pas à se mettre en simple culotte topless pour se laver au grand air, étonnant pour un pays très croyant et pratiquant.

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Nous profitons donc de ce bel endroit avec bonheur, de l’eau chaude pour la lessive, de la source d’eau potable froide pour faire les pleins, des toilettes, et bien entendu de la piscine ! Trop chaude en journée, le bain la nuit tombée, avec les locaux venant se laver et les étoiles au-dessus de la tête, est juste un pur bonheur ! (bivouac au top, avis aux voyageurs!)

 

[03 au 06 Avril 2015] Potosi

Nous voilà donc à Potosi, connue pour ses mines d’argent, de cuivre, de plomb, d’amiante… s’étalant à flanc de montagne entre 3600 & 4400m d’altitude. En 12 ans, la petite ville a pris de l’embonpoint et grouille de vie et de couleurs. Cherchant un bivouac sûr pour la nuit, nous tombons sur René, médecin plus très loin de la retraite qui a passé plusieurs années en France pour se spécialiser. Il nous propose de stationner au pied de chez lui et nous invite chaleureusement pour une petite collation qui se transforme rapidement en invitation à dîner.

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Cette petite soirée chez l’habitant est fort sympathique et nous permet de faire le plein d’infos, d’anecdotes, de conseils… que nous n’aurions jamais eu autrement. Nous sympathisons et finirons par dîner tous les soirs chez lui, en ayant le plaisir de goûter aux spécialités locales, comme ce gâteau de Quinoa salé/sucré très original et vraiment bon.

 

 

Les Mines

Nous avons hésité à y emmener les enfants, ayant un souvenir franchement rude de notre visite 12 ans au paravent… Nous optons finalement pour une visite privée (une guide rien que pour nous, qui de plus parlait un français presque parfait) le dimanche, jour de repos pour la majorité des mineurs, afin d’avoir moins de trafic (wagonnés de 1 à 2T poussés par les mineurs, qui vous obligent à vous plaquer aux parois quand ils arrivent), moins de poussière (beaucoup de poussière d’amiante, responsable de l’espérance de vie des mineurs qui se situe encore aujourd’hui entre 40 & 45 ans!!!) , moins de bruit et surtout pas d’enfants (à partir de 12 ans) au travail…

La visite fût en effet bien plus soft, peut être même un peu trop du fait du tournoi annuel de foot des mineurs le même jour, qui est obligatoire sous peine d’amende (?!), d’où une activité très très réduite dans la mine : nous avons croisé 4 mineurs en tout et pour tout.

Les conditions de travail n’ont quasi pas évolué depuis 1 siècle, les seules améliorations depuis notre visite précédente : l’apparition de quelques treuils électriques et marteaux piqueurs pneumatiques pour les équipes les plus fortunées et le port ponctuel de masque de protection lors des opérations les plus génératrices de poussières… Les wagonnés restent poussées manuellement, un grand nombre de mineurs reste équipés de pioches et l’utilisation de poudre à canon et de dynamite (le tout en vente libre à Potosi!!) est toujours libre et anarchique… Cela reste vraiment bluffant et aide encore à relativiser nos propres difficultés !

Nous avons également visité une des nombreuses raffineries, qui permet de séparer et purifier les différents minerais présent dans la roche extraite. Les installations semblent anti-diluviennes et l’utilisation de produits chimiques en grande quantité tel que le mercure, des acides concentrés… depuis des décennies nous laisse cauchemardeurs quand à l’état de pollution des sols dans la région… Cela dit, les choses se sont quand même améliorées depuis l’occupation Espagnol ou les esclaves étaient forcés de piétiner, pieds nus, les roches concassées dans ces produits et mourraient dans d’atroces souffrances très rapidement…

 

La Religion

~99% de la population Bolivienne est Chrétienne et croyante, une énorme majorité est pratiquante. Nous étions à Potosi pour la semaine sainte, Potosi compte 11 églises ; nous avons donc eu l’occasion de croiser de nombreuses processions un peu irréelles pour nos âmes d’athées : tenues dignes d’un déguisement pour Halloween ou Carnaval, portraits Saints XXL autour du cou, portage de Vierges ou autres statues qui semblent peser des tonnes… Voilà qui n’a pas motivé les enfants à croire au Père-Noël

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L’Hacienda musée CAYARA

C’est Dimanche, repos, chouette ! 😮 René nous emmène en promenade visiter une vieille Hacienda : http://www.hotelmuseocayara.com qui appartenait à une riche famille Espagnole du temps de l’occupation, avant d’être rachetée par le Grand-père du propriétaire actuelle début 1900. Ce petit-fils, historien et passionné par l’histoire locale a restauré avec beaucoup de goût ce grand domaine et les nombreuses pièces s’y trouvant.

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Nous apprenons donc que Potosi, du temps des Espagnols, était une ville plus importante que Paris, que les riches Espagnols de l’époque, grâce à l’Argent des mines, étaient plus riches qu’une bonne partie de la famille royale. L’hacienda abrite entre autre :

  • une bibliothèque d’une valeur inestimable, avec de nombreux ouvrages datant du 16ième siècle,
  • de nombreuses pièces d’armes (fusils, sabres, armures…),
  • une collection de pièce dont les seuls tickets d’opéra métallique au monde (entrée à vie pour celui qui détenait le modèle en Or, à l’année pour celui en Argent et pour une soirée en cuivre).
  • La première hydro-génératrice du pays, datant de début 1900, alimentée par une chute d’eau de 200m qui fonctionne encore à ce jour et alimente le domaine en électricité,
  • un des premiers vidéo-projecteurs PATHE de début 1900 également,

Il est possible de séjourner sur place, nous conseillons, avis aux amateurs !

 

La Laguna Ojo del Inca

Histoire de défouler un peu le coyote et de détendre le dos de son vieux papa, René nous emmène pour une baignade dans une superbe lagune au nord de Potosi remplissant un petit cratère, alimentée et chauffée par une source chaude en son centre. Eaux à 37°c, panorama magnifique… Dur dur…

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By-by Potosi et Merci René pour ta gentillesse et ton hospitalité, peut être à bientôt en France pour ta retraite !

 

 

 

[07 au 09 Avril 2015] Sucre

Sucre (se prononce Soucré) est une belle ville bien différente de Potosi : calme, propre, claire, spacieuse… Le marché est superbe, les étales de fruits sont éblouissantes, la nourriture de rue est délicieuse, le parc pour les enfants est magnifique… Nous y flânerons avec plaisir quelques jours, le temps de faire réparer les freins de notre Casa Rodante (joint maître-cylindre HS).

 

[10 Avril 2015] CHAQUI BAÑOS

Les thermes ne sont pas très courantes dans cette partie du pays, celles de CHAQUI sont donc connues dans toute la région, elles abritent une bonne cinquantaine de lavoirs et 4 piscines chaudes, attirant les foules le week-end. Nous en profitons 1 fois de plus pour faire notre lessive (les enfants ont été mis à contribution et ont maintenant bien compris la valeur ajouté de la machine à laver!), pour tremper au chaud et se faire une petite cuisson vapeur dans le hammam fort sympathique, dans lequel des plantes bienfaisantes et bonne-odorantes macèrent et où toutes les générations se retrouvent, de 5 à 95 ans !

Belle surprise en fin de journée puisque nous retrouvons par hasard René venu faire sa natation hebdomadaire.

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[11 & 12 Avril 2015] Visite de l’école de Tomatas

Au hasard d’un bivouac sur la route en direction de la frontière avec le nord de l’argentine, dans le petit et pas très riche village de Tomatas, nous décidons une fois de plus d’aller visiter l’école. C’est la fête annuelle des enfants et la journée s’annonce sous le signe de la détente. Les instituteurs sont ravis de notre visite et nous accueil les bras ouverts.

Rapide présentation, en abordant que la partie Amérique du sud de notre périple pour limiter l’incompréhension de la faisabilité d’un tel périple pour une assemblée qui doit vivre avec quelques $ par jour…

Un concours de dessin était prévu sur le thème du potager, Lily et Eliot prennent donc place sur un bureau pour participer, armés de la panoplie de crayon réglementaire.

L’ambiance est studieuse mais joyeuse, les enfants de 5 à 12 ans, sont un peu timides mais très souriants.

En milieu de matinée, une petite brioche accompagnée d’un chocolat chaud est offert aux enfants, financés par le fond mondiale pour la nutrition, sachant que beaucoup d’entre-eux ne doivent pas forcément manger beaucoup et/ou équilibré à la maison. Nous sommes bien entendu invité à partager cet en-cas et malgré mes mises en garde, Sonia et les enfants boivent le chocolat qui semble largement coupé à l’eau… à suivre…

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La matinée se termine doucement et se conclue par une distribution de Doudous qui enchante les grands comme les petits, leurs yeux et leur joie traduisent sans aucun doute la valeur de ce cadeau pour eux ! En remerciement, l’instituteur demande s’il y a des candidats pour venir nous réciter un petit speach (prière, récitations… on n’a pas vraiment compris) de façon un peu formelle… nous sommes un peu gênés mais écoutons donc impressionnés les quelques courageux orateurs qui défilent devant nous.

Fin de cette belle rencontre par une photo de groupe et de chaleureux au-revoir.

Merci pour ce partage et que l’étoile Chance s’installe au-dessus de votre village.

Nous reprenons donc la route pour Villazòn, ville frontière avec le nord de l’Argentine afin de rejoindre SALTA où nous avons rendez-vous avec l’association SOLAR INTI pour faire un petit geste de compensation carbone.

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En cadeau de sorti de ce pays captivant, l’effet Chocolat chaud se confirma et Sonia, Eliot et Lily se relayèrent le lendemain aux toilettes du camping-car… les enfants ont même finis avec une protection hygiénique féminine dans la culotte, Eliot ayant bien du mal à rester étanche ! Heureusement, la plaisanterie n’a durée qu’une petite journée et les choses sont rentrées dans l’ordre rapidement… la prochaine fois on écoutera Papa !

 

Tchao Bolivia, on gardera un beau souvenir de Toi,

6 commentaires sur “19- Bolivie mon Amour

  1. Salut les joyeux voyageurs!
    Vraiment extras vos articles sur votre site. Le dernier en Bolivie est excellent… ça nous rappelle des souvenirs… J’ai bien ri pour votre galère pour arriver jusqu’ au Salar d’Uyuni.
    Maintenant, vous êtes apparement au Costa Rica : comment avez-vous fait pour votre camping-car? Vendu?
    Et comment allez-vous faire ensuite?
    Le Costa Rica : j’espère que vous allez bien en profiter, nous, on a adorer… Voir tous ces animaux à l’état sauvage lors de promenade dans la jungle, c’est juste magnifique… On a l’impression d’être des Indiana Jones.
    Ce que l’on peut vous recommander, et qui n’est pas toujours indiqué dans les guides touristiques (sauf peut-être Lonely planet), c’est de faire 2-3 jours dans le parc de Corcovado, tout au Sud du pays. Il faut planifier son itinéraire et en informer les gardes forestiers.
    Il y a aussi la « rain forest » de Monté Verde (je crois…) où l’on peut voir le fameux quetzal (oiseau emblématique du Costa Rica)…
    Le cannyonig est vraiment extra aussi, je pense que ça peut se faire avec les enfants sans problème…
    Par ailleurs, je me souviens que nous logions aussi dans un Backpackers à San José, dans lequel nous revenions à chaque fois, car tous les trajets revenaient systématiquement par la capitale.

    Racontez-nous encore vos aventures, on les attend toujours avec impatience!
    A bientôt!
    Marie de la Suisse…

    • Pour le camper il est au Brésil, un copain s’en occupe pour nous, on croise les doigts pour ne pas avoir à le renvoyer en France.
      Le Costa Rica c’est génial pour les animaux s’en avoir fait de parc on en déjà vu des tonnes, Lily et Olivier surfent,Eliot et moi on Bodyboardent.
      Je prends note pour les conseils il nous reste 3 semaines on va en profiter à fond.
      A bientôt

  2. Bonjour à la petite famille de grands voyageurs!!
    Encore un épisode hyper passionnant! Quelques galères et des moments magnifiques! Merci de nous faire partager ces moments. C’est génial de pouvoir vous suivre!!
    Bonne route pour le Costa Rica, j’attends avec impatience les news!!
    Bizz
    Natacha

  3. Je suis toujours aussi contente de lire vos péripéties! Il semble que chacun trouve son plaisir dans cette aventure inoubliable.Merci de nous la faire partager:ça doit tout de même prendre du temps pour tout rédiger et mettre en ligne.Ecrivez vous chaque soir afin de mieux noter les détails?Qui est le rédacteur?Chacun son tour ou selon l’envie?Et pour le travail scolaire? (là,c’est la maîtresse qui parle),les motivations des enfants s’enlisent elles comme le camping-car puis ….s’améliorent elles?Pour nous ,ici après des grosses chaleurs( 30 degrés mardi dernier ), vendredi il neigeait au col de la Rochette au dessus d’Hauteville!!!!on récupère des degrés petits à petit….Alors les thermes chauds ,ça donne envie!biz à tous les quatre!
    Christelle …de l’école de jujurieux!

    • Lily est censée tenir le carnet de voyage, parfois Sonia l’aide un peu quand elle a pris trop de retard ou manque vraiment de motivation… La rédaction des posts et le blog en générale est le job d’Olivier qui a la plume plus facile ! Pour l’aspect scolaire, jocker !!! Merci pour tes commentaires qui font bien plaisir, profitez bien du printemps !

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